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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Sam Fév 24, 2018 8:42 pm

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MessagePosté: Jeu Oct 13, 2005 4:04 pm 
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Emmaphrodite
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Je vois qu'on s'organise :mrgreen: :wink:

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MessagePosté: Jeu Oct 13, 2005 5:19 pm 
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Homo sapions sapions

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Je crois que j'ai trouvé le truc ; je vais tout imprimer ton tyran au cdi et je vais enfin pouvoir le lire ! Parce que sur écran c'est pas l'idéal, et il y en a une sacrée platée ! Et l'imprimer moi même bah....ça coute des sous :mrgreen:


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MessagePosté: Sam Oct 22, 2005 5:38 am 
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Ecolo à vélo

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On avance, on avance ! :D

...quelques petits problèmes de temps, je ne pense pas que les passages intempestifs du présent au passé soient voulu... :roll:

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MessagePosté: Sam Oct 22, 2005 10:59 am 
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bravo :D

j'adore les clins d'oeil sur les noms des savants :wink:


edit: il s'énerve peut etre un peu vite pour casser la porte mais au fond c'est pas génant :wink:

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(la science devient des oreilles !)
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MessagePosté: Sam Oct 22, 2005 2:05 pm 
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Ecolo à vélo

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Un homme d'action se doit parfois d'être impulsif... :mrgreen:

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MessagePosté: Sam Oct 22, 2005 2:35 pm 
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Emmaphrodite
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Pépère a écrit:
On avance, on avance ! :D

...quelques petits problèmes de temps, je ne pense pas que les passages intempestifs du présent au passé soient voulu... :roll:


C'est fait pour tromper l'ennemi :P
Citation:
il s'énerve peut etre un peu vite pour casser la porte mais au fond c'est pas génant


Mouais, ce serait plus du tempérament de LS....

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MessagePosté: Dim Oct 23, 2005 4:54 am 
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Spéssialist ortografik
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Citation:
Nous déambulâmes silencieusement, au travers des couloirs déserts. Œil de Loup en tête, suivi de Loup Solitaire et Qacim. Je fermais la marche, m'assurant ponctuellement que nous n'étions pas suivis.
La lumière de la lune se diffusait par de (les)nombreuses fenêtres grillagées, et éclairait suffisamment notre (l') environnement pour nous permettre de deviner notre chemin.
Le couloir que nous suivions et qui longeait les murs d'enceinte du sérail, était richement orné de frises et de mosaïques. À intervalles réguliers, des colonnes de marbre blanc s'élèvaient de part et d'autre du mur, se rejoignaient à une grande hauteur et formaient une ogive fermée par un panneau grillagé.
Finalement, nous arrivâmes dans une grande salle déserte, ornée de statues et de peintures. Au centre de la pièce, un large bassin carré s'ouvrait dans le sol. En son centre, s'élèvait une petite vasque d'où ruisselait de l'eau claire.
- D'ordinaire, dit Qacim. Les courtisans ne vont pas plus loin. Nous non plus.
- Pourquoi ? Demandai-je. Qu'y a-t-il après cette salle ?
- Plus loin, il y a les portes qui ouvrent sur les appartements du Zakhan, elles sont certainement gardées…
- Alors ? Qu'allons-nous faire pour passer ? Demanda Œil de Loup.
Qacim eut l'air embarrassé.
- Je… Je ne sais pas ! Je me suis fait prendre par ici !
Oeil de Loup accusa le coup et se mit à réfléchir. Loup Solitaire soupira et demanda :
- Où se trouve l'Herboristerie ?
- À l'étage en dessous. Quelque part à proximité de L'Arboretum.
Loup Solitaire regarda par une des fenêtres grillagées et dit :
- Le voila, l'Arboretum !
Nous nous pressâmes contre la fenêtre, et découvrîmes un vaste patio, dans lequel on avait planté un nombre invraisemblable d'arbres. C'était le fameux Arboretum des princes de Vassagonie : la plus importante collection de végétaux vivants de toutes les Fins de Terre.
La tradition voulait, depuis le Mahjan, que chaque souverain plantât un arbre lors de son accession au trône. Mais l'un des princes qui succéda au terrible Zakhan Noir, prit cette tradition au pied de la lettre et entreprit alors de faire de L'Arboretum la plus importante pépinière que l'on eût jamais vu, en y plantant un spécimen de chaque arbre existant dans le monde.
De notre point d'observation nous avions une vue plongeante sur une mer d'arbres en tout genre <=arbres en tous genres ou arbres de tout genre : des ifs, des bouleaux, des chênes cohabitaient en toute liberté avec des palmiers, des cèdres, des Toa et d'autres dont j'ignorait le nom.
Oeil de Loup venait d'évaluer (<=évalua) la distance de la fenêtre au sol, et grimaça :
- C'est haut ! Si on saute, on risque de se faire mal, très mal même !
Je regardai à mon tour et remarquai une galerie non couverte, qui faisait le tour du jardin. Je la désignai en disant :
- On pourrait sauter sur ce balcon !
Oeil de Loup examina la situation et répondit :
- Ça fait quand même six mètres de haut à sauter ! Et comment veux-tu l'atteindre ? Elle ne passe pas exactement sous la fenêtre ! On a toutes les chances de la rater et d'aller s'écraser plus bas !
- Je sais ! Mais si on descend avec une corde, on pourra se balancer
- Et la corde ?
- Il suffit de se servir de celles qui retiennent ces tentures, dis-je en désignant un des angles de la pièce
Oeil de Loup hocha la tête, et ensemble, nous décrochâmes les lourds rideaux qui devaient servir (servaient) à réguler la température. En tout, nous ne récoltâmes pas tout à fait six mètres, mais cela aurait dû suffire à (<=pour) atteindre le balcon.
Loup Solitaire ouvrit la fenêtre et jeta un oeil à l'extérieur. J'attachai la corde à un des montants, et laissai pendre le reste dans le patio.
- Tu as vu des gardes ? Demandai-je à Loup Solitaire.
- Non. Pas un seul. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas…
- Pas possible (<=impossible) de le savoir avant d'y avoir été…
- Ouais… Dit Oeil de Loup. Passe en premier, je te suis. Tu es sûr que cette corde tiendra le coup ?
- Le meilleur moyen de le savoir, c'est de l'essayer !
J'escaladai l'appui de la fenêtre, et pris la corde à deux mains avant de me laisser glisser dans le vide…
C'est vrai que cette tactique était très risquée. Si jamais il y avait eu des gardes dans le jardin, ils n'auraient eu qu’à me cueillir comme un fruit mûr.
Même chose si un des gardes du Zakhan avait regardé par une des fenêtres… Un coup d'arc ou d'arbalète, et j'aurais été bon pour aller m'écraser six mètres plus bas… Mais dans la vie, il faut savoir prendre des risques…
Je me laissai glisser ainsi jusqu’au bout de la corde. J'avais fait un nœud à cette extrémité, et m'y suspendis des deux mains. Je n'avais pas suffisamment de longueur pour atteindre la balustrade, aussi commençai-je à me balancer au bout de ma corde, en direction du balcon. Lorsque le balancement m'amena à bonne distance, je lâchai l'extrémité de la corde et atterris, sans trop de casse, sur le balcon.
Je me relevai et dégainai mon arme avant d'explorer les environs immédiats. Personne.
Je me penchai alors hors du balcon et fis signe à Oeil de Loup.
Quelques instants plus tard, Oeil de Loup vint me rejoindre, bientôt suivi par Qacim.
Puis Loup Solitaire descendit à son tour.
Sa blessure l'empêchant de se servir de ses deux bras, il avait enroulé la corde autour de son bras droit, et descendit tout doucement, en prenant appui contre le mur.
Mais, en arrivant à l'extrémité de la corde, il lâcha brutalement sa prise et disparut dans le feuillage…
Il y eut un craquement sonore, suivi d'un bruit de chute étouffé. Puis plus rien.
Oeil de Loup sauta par-dessus la balustrade, et je le suivis, pendant que Qacim courait vers un des escaliers.
En bas Oeil de Loup se dirigea vers l'endroit approximatif où Loup Solitaire était tombé. Il appela doucement :
- Tout va bien ?
Le feuillage s'écarta brutalement, dévoilant Loup Solitaire, égratigné, saignant du front, mais vivant et furieux. Il lança :
- Je vais très bien ! Tomber des arbres est une de mes distractions favorites !
Oeil de Loup s'appuya contre un arbre et poussa un soupir de soulagement : Si Loup Solitaire était encore capable de râler, après une chute pareille, c'est qu'il n'avait rien de cassé. Il s'épousseta, ôta de sa chevelure et de ses vêtements les brindilles et les feuilles qui s'y étaient accrochées, et demanda :
- Bon ! Alors on la trouve, cette herboristerie ?
Je regardai autour de moi, Qacim avait dit : "Quelque part à proximité de L'Arboretum ". C'était mince. Dans sa grande longueur, l'Arboretum devait mesurer près de deux cent cinquante mètres (<=un peu petit pour contenir des essences de toutes les terres) Un balcon courait sur toute la longueur du mur, formant ainsi une espèce de galerie couverte, qui ceinturait l'Arboretum proprement dit. Je levai la tête : Ainsi que je m'y attendais, cette espèce de cloître était à ciel ouvert, mais apparemment, un système de toiles coulissantes avait été prévu pour protéger le fabuleux jardin des rayons nocifs du soleil Vassagonien.
En fait, je constatai que chaque étage de cette partie du palais, débordait de quelques mètres sur celui qui le suivait. Formant ainsi une espèce d'entonnoir renversé. Chaque étage en surplomb étant soutenu par une série de colonnes de marbre coloré et ouvragé.
Je m'arrachai à la contemplation de l'architecture Vassagonienne, et emboîtai le pas à mes camarades, qui utilisaient le couvert des grands arbres pour se déplacer et se diriger vers la galerie. Au passage, j'en profitai pour admirer le travail des jardiniers Vassagoniens, qui avaient réussi à créer une apparente anarchie dans la disposition des nombreuses essences qui composaient (<= ce sont les essences qui composent et non la disposition) l'Arboretum. Il était tout à fait possible de se perdre dans ce dédale de buissons, d'arbustes et d'arbres. Seule, une pièce d'eau, un banc ou un parterre de fleurs soigneusement arrangé, trahissait l'intervention de la main de l'homme. Au-delà, bien entendu, de l'incroyable diversité des plantes, qui faisait se rencontrer des espèces que des mondes séparaient.
Ainsi, un grand pin noir de Haute Saxe abritait sous ses frondaisons un massif de cactus bleus, typiques des montagnes du Chah. L'ensemble aurait pu ressembler à un cauchemar de botaniste fou. Mais, ce capharnaüm végétal ne choquait pas et ne donnait pas l'impression de se promener dans une pépinière.
Nous débouchâmes sur une clairière illuminée par les rayons de la lune. Au milieu de cette clairière, abrité sous les branches d'un pin parasol, il y avait un petit bâtiment de pierre blanche. Nous nous en approchâmes doucement.
Le bâtiment faisait plus large que haut<=superflu, environ deux mètres de haut, pour trois de large. Cubique, dépourvu d'ornement, il était surmonté d'une petite coupole, blanche également.
Sur une des faces, il y avait un petit banc sur lequel deux statues étaient assises. En m'approchant des statues, je constatai qu'il s'agissait de deux jeunes filles, d'âge différent. L'aînée passait son bras autour des épaules de sa cadette, qui appuyait sa tête contre l'épaule droite de sa sœur. Les deux sœurs se tenaient les mains. Leur expression de visage est triste.
Je connaissais ces deux jeunes filles, c'étaient Kebilla et Sousse, les deux filles du Zakhan Noir.
Le Zakhan Noir était un tyran sanguinaire. Probablement le pire qui régna sur le désert. Sa barbarie était restée dans toutes les mémoires, et après sa mort, son successeur avait fait effacer son nom de tous les monuments, et avait fait détruire toutes les statues le représentant. Mais la Vassagonie ne s'était jamais remise complètement <=inverser les termes du règne brutal de ce fou sanguinaire. C'est lui qui avait fait bâtir le Grand Palais, par des légions d'esclaves ramenées de tous les pays qu'il avait soumis au fil de l'épée. Ce palais était devenu son obsession, il supervisait personnellement tous les travaux et punissait sévèrement ses ouvriers lorsque, pour une raison ou une autre, les travaux prenaient quelque retard. Dans ces moments, il massacrait ses sujets, indistinctement, coupables ou innocents, esclaves ou ouvriers.
Sa méthode d'exécution surtout, était particulièrement abominable et sanguinaire : elle consistait, tout simplement, à scier ses victimes en deux, des pieds à la tête… Mais c'est surtout après l'achèvement des travaux du Grand Palais que sa barbarie fut portée à son paroxysme : Il fit massacrer, méthodiquement, toutes les personnes qui avaient, de près ou de loin, participé à la construction du Palais. Ce fut un bain de sang épouvantable, pas un ouvrier, pas un manœuvre n'en réchappa. Sa paranoïa était telle, qu'il fit également exécuter les architectes et leurs conseillers, de peur qu'ils ne révèlent l'emplacement des salles secrètes reposaient les innombrables trésors amassés lors de ses conquêtes.
Et parmi les victimes, se trouvaient ses deux filles, Kebilla et Sousse.
Elles s' étaient opposées ouvertement à la barbarie de leur père, et avaient tenté de lui faire renoncer à ce carnage abominable. Alors, pris d'une rage aveugle, le Zakhan ordonna qu'elles fussent les premières à mourir.
Il aurait mieux valu, pour le Zakhan, et pour la Vassagonie, qu'il mourût ce jour-là. Il vécut encore deux ans. Mais hanté par le souvenir de son geste, et dévoré de remords, il perdit tout à fait la raison, et disparut aux yeux du monde. Il ne sortait que la nuit, errant comme un spectre, poussant des cris et des gémissements, errant <=traînant dans les couloirs et les pièces, à la recherche de ses filles.
Lorsqu'il mourut, ses cendres furent dispersées aux quatre coins de l'empire. Quant aux deux enfants, elles furent inhumées dans le Horm-tas-Lallaim, le Tombeau des Princesses, le bâtiment devant lequel nous nous tenions, et qui renfermait aussi les corps des enfants de la Reine Qira…
Les enfants Vassagoniens n'avaient décidément pas beaucoup de chance avec leurs parents…
Nous quittâmes la clairière, et laissâmes derrière nous le Tombeau des Princesses. Qacim marchait devant moi. Je me demandai quelle tête il ferait, en apprenant que ses sœurs aînées reposaient à quelques pas de lui…
Loup Solitaire ouvrit la marche, et nous guida au travers de l'Arboretum.
Nous quittâmes l'abri des arbres, pour nous glisser sous la galerie qui faisait le tour du jardin. Au passage, nous réveillâmes quelques oiseaux aux longues plumes bariolées, qui dormaient dans de grandes volières. Ils n'étaient pas très contents d'être réveillés en sursaut et pendant un court instant, je craignis qu'ils ne se mettent à piailler et à jacasser comme de vielles pies, mais ils se contentèrent de nous regarder passer, en faisant gonfler leur plumage.
Sous la galerie, le sol était pavé, et très soigneusement poli, on pouvait presque se regarder dedans. Si j'en croyais mon sens de l'Orientation, nous étions en train de faire le chemin inverse de celui que nous avions suivi, à étage au-dessus, et donc de retourner vers le corps principal du palais. Là où plus un seul Zakhan n'avait osé habiter, de crainte de rencontrer le fantôme du Zakhan Noir.
Ce fut Qacim qui nous précisa les détails, espérant sans doute nous faire peur avec cette histoire de fantôme… Je n'osai pas le décevoir et lui dire que dans la situation actuelle, au vu de l'humeur de Loup Solitaire, c'eût été plutôt le fantôme du Zakhan Noir qui aurait dû avoir peur de nous…
Au bout de la galerie, une grille en fer forgé nous barra le passage, tandis que le chemin de marbre obliquait sur la droite et rejoignait un grand escalier.
- Par où ? Demanda Loup Solitaire.
- La grille ? Proposai-je.
Machinalement, Loup Solitaire la testa d'un geste, et constata (ainsi) qu'elle n'était pas fermée.
- D'accord pour la grille. Dit il. Et nous nous nous engouffrâmes à sa suite.
Au bout de quelques mètres, nous aboutîmes à une sorte de croisement entre plusieurs couloirs. Nous piétinâmes sur place quelques instants, hésitants sur la direction à prendre.
A notre gauche, le couloir s'évasait et formait une sorte de niche assez large, fermée par une porte de métal massive et délicatement ornée.
A notre droite, le couloir s'élançait sur une grande longueur, des lampes à huiles disposées a intervalle régulier projettaient une lumière épaisse qui me permettait de distinguer une porte de facture identique à celle devant laquelle nous nous tenions.
Droit devant nous, le couloir poursuivait son chemin sous le palais.
- Alors ? Demanda Loup Solitaire.
- Cette grande porte là, dit Oeil de Loup. Doit mener à quelque chose d’important, non ?
- Important, comme une herboristerie, par exemple ?
- Euh…
Il faut vous dire, que chez nous, au monastère, l'herboristerie était une petite pièce qui jouxtait l'infirmerie, et qui ne se fermait pas. La seule pièce qui fermait à clef au monastère, c'était la bibliothèque. Nous ne protégions pas les mêmes choses que les Vassagoniens.
- Et l'autre porte là-bas, demanda Oeil de Loup, c'est quoi ?
- Cette fois, dit Qacim, je sais ! Officiellement, ce sont les archives, en réalité, c'est le Vizu-Diar, la galerie des trophées. Et on raconte qu'on peut accéder aux appartements du Zakhan !
- Bon ! Alors l'herboristerie, c'est cette porte ! Dit Loup Solitaire. Qacim, peux-tu l'ouvrir ?
Le gamin regarda la serrure et secoua la tête :
- Non, désolé, mon sésame ne fonctionnera pas sur cette serrure, elle est trop compliquée.
- Alors, dis-je. On est coincés ici ?
Loup Solitaire renifla et se gratta le crane.
- Pas forcement ! Dit-il en regardant Oeil de Loup.
Celui-ci lui rendit son regard et dit :
- Tu penses à la même chose que moi ?
- Oui, le toucher mental… Ça a marché avec la serrure de mon coffre, ça peut fonctionner ici aussi…
- De quoi parlez-vous ? Demandai-je.
- Loup Solitaire pense qu'il est possible de se servir de notre puissance psychique pour agir à distance sur des objets.
- Ca n'est pas nouveau, dis-je. J'arrive déjà à déplacer des bols et…
- Oui, moi aussi. Me coupa Oeil de Loup. Mais cette fois, il s'agirait d'agir sur un mécanisme complexe, et non plus d'appliquer une force sur un objet.
- En fait, dit Loup Solitaire, on a déjà essayé, sur la serrure de mon coffre à livres.
- Et ça a marché ?
- Ouais, mais c'était une mécanique simple. Ici, j'imagine que ce sera différent…
- Essayons déjà de découvrir comment est construit ce mécanisme, on avisera après
- Je commence. Dit Loup Solitaire.
Il s'accroupit devant la porte, une main sur le battant, et une autre sur son front. Puis il ferma les yeux et ne bougea plus durant de longues minutes.
Me concentrant à mon tour, je sentis sa puissance psychique s'insinuer dans la serrure, se diffuser dans la porte et palper les mécanismes d'ouverture.
Je lançai à mon tour ma propre puissance psychique sur la serrure. Si je pouvais blesser un homme et déplacer de petits objets, il était tout a fait plausible d'essayer de se servir de cette force pour "sentir" les détails d'un objet. Ce qui, d'ailleurs, était le principe même du déplacement d'objet : sentir la forme, deviner les contours, évaluer le poids, puis donner la force dans le sens désiré.
Mon esprit glissa vers la serrure, palpa les alentours, et esquissa vaguement les contours de la serrure. Puis je sentis quelque chose d'autre, qui glissait sur les objets, les enrobant d'une gangue, dévoilant ainsi leurs moindres détails Loup Solitaire grogna :
- Va t-en ! Tu me gêne… et merde !
Loup Solitaire ouvrit les yeux, et s'assit par terre en se massant les tempes.
- Tu m’as fait perdre le fil ! On ne peut pas "palper" à deux !
- Je vais prendre le relais, Dit Oeil de Loup, en prenant la même pose que Loup solitaire.
Pendant qu'Oeil de Loup se concentrait, et déployait sa puissance psychique, Loup Solitaire entreprit de lui décrire ce qu'il avait senti. Puis Oeil de Loup lui fit signe de se taire, et la tension de sa force psychique se fit plus forte.
- C'est plus facile de passer derrière un autre, me chuchota Loup Solitaire. Avec ma description, il aura moins de difficultés à comprendre le fonctionnement du mécanisme.
Et effectivement, presque un quart d'heure plus tard, la porte émit un déclic, et s'entrebâilla légèrement. Je pris alors le battant et le dégageai totalement.
Oeil de Loup était assis par terre. Il transpirait abondamment et paraissait aussi essoufflé que s'il avait couru sur plusieurs kilomètres.
- Tu aurais me laisser prendre le relais ! Fit remarquer Loup Solitaire.
Oeil de Loup respira plusieurs fois avant de répondre :
- Garde tes forces ! Et puis, je tenais le bon morceau, je ne voulais pas le lâcher… Je mangerais bien quelque chose de sucré…
Loup Solitaire aida Oeil de Loup à se remettre debout, et tous ensemble, nous franchîmes la porte. Je passai le dernier, et m'assurai qu'elle ne se refermât pas sur nous, en coinçant la lame d'un Khandjar entre l'huisserie et le panneau.
Nous arrivâmes dans une petite salle carrée. Un guichet s'ouvrait dans le mur en face de nous, et deux portes se faisaient face, une dans le mur de droite, l'autre à gauche.
Un examen rapide des inscriptions portées au dessus des deux portes m'appris que l'une donnait sur l'infirmerie, et l'autre sur l'herboristerie !
- Pas trop tôt ! Marmonna Loup Solitaire. Je suis à bout !
Sans tarder, je me dirigeai vers la grande porte de l'herboristerie, et poussai le battant.
Évidemment, c'était fermé !
Et là, la colère me prit. Arriver si prés du but, et être arrêté par une si simple porte, c'en était trop ! J'envoyai alors un grand coup de pied dans le battant. Sous le choc, la serrure rendit l'âme et le battant s'ouvrit à toute volée, découvrant une pièce plongée dans l'obscurité…
Surpris, je suspendis mon geste. Ma colère s'évanouit, je me retournai vers mes compagnons et leur lançai :
- À chacun ses méthodes !!
J'entrai dans la pièce et, aperçus soudain, à trois pas devant moi, deux petites lueurs vertes, brillant dans le noir.
J'eus à peine le temps de réaliser que ces lumières étaient en fait des yeux, qu'une créature féline, au pelage zébré surgit de l'ombre et me sauta à la gorge !
Ensemble, nous roulâmes sur le sol. Et tout en essayant d'éviter ses griffes et ses crocs, je tentai de prendre l'avantage sur la créature, bien décidée à m'égorger !
J'arrivai enfin à attraper mon poignard, et me préparais à lui enfoncer dans le flanc, quand la créature décolla brusquement dans les airs, et effectua un vol plané jusqu'au bout de la pièce en poussant un miaulement sonore.
Oeil de Loup surgit à mes cotés, et m'aida à me redresser.
Là-bas, la créature venait de se remettre debout, et bondissait dans notre direction.
Sans hésiter, je lançai mon poignard en argent. L'arme tournoya un instant en l'air, avant de s'enfoncer dans le poitrail de l'animal qui s'effondra sur le sol, se tordant de douleur, fouettant l'air de ses pattes ornées de griffes, et crachant du sang par la bouche.
D'un coup d'épée, Oeil de Loup mit un terme à son agonie, puis il se pencha sur le cadavre et récupèra mon poignard.
- Qu'est-ce que c’était ? Demandai-je.
- Un Elix, je crois. Répondit Oeil de Loup. J'en ai déjà vu l'an passé, à Ruanon…
- Salement efficace, comme gardien, j'ai cru qu'il allait me bouffer tout cru !
- Oui, Dit Oeil de Loup, nous touchons au but, voila l'herboristerie !
- Faites attention en allumant les lampes. Dit Loup Solitaire. Il y a peut-être d'autres Elix cachés dans la pièce
- Non, il n'y en a pas d'autres. Répondit quelqu'un.
Je me retournai vivement dans la direction d' venait la voix, craignant de découvrir le Zakhan, en robe de chambre, entouré d'une nué de gardes armés jusqu'aux dents.
Et c'était un curieux vieillard, d'une cinquantaine d'années, vêtu d'une robe de laine bleue, qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Il ne semblait ni surpris, ni effrayé de nous trouver là. Il se contenta de caresser sa barbe grisonnante, en nous toisant comme si nous étions quelques bestioles farfelues sorties tout droit d'un de ses rêves.
En deux pas, je fus sur lui, la pointe de épée tendue à hauteur de gorge. Il n'y avait certainement rien à craindre de la part de ce vieillard, mais je préfèrais être prudent…
Le vieux me regarda avancer vers lui, et le contourner pour aller refermer la porte. Il ne réagit pas. Il se contenta de m'observer sans broncher.
Oeil de Loup avait pris position de l'autre coté du vieillard, et le tenait en garde avec son épée.
La porte refermée, j'abaissai ma garde, et me dirigeai vers le vieillard. À mon approche, il se tourna vers moi, leva sa lampe, et me dévisagea à la lueur de la flamme.
- Vous avez là une jolie griffure ! Dit-il en désignant ma joue. Mais ce n'est pas un Elix qui vous l'a faite ! Puis il ajouta : Vous êtes Loup Noir ?
Et sans attendre ma réponse, il se détourna, et éclaira Oeil de Loup en disant :
- Vous devez être Oeil de Loup ?
Puis, écartant doucement les lames qui lui barraient le passage, il se dirigea vers Loup Solitaire, assis sur un tabouret, et l'éclaira à son tour.
- Et donc, vous, vous êtes Loup Solitaire !
Loup Solitaire acquiesça silencieusement et demanda :
- Qui êtes-vous, Monsieur ?
Le vieillard réfléchit quelques instants avant de répondre tranquillement :
- Je suis l'herboriste. Et le médecin de la famille impériale. Je suis Abû al Walid Mahj- Ahmad.
Loup Solitaire se redressa lentement sur son siège.
- Averroès ? Dit-il. Vous êtes le Docteur Averroès ?
La surprise faillit me faire lâcher mon arme. Si ce vieil homme était bien celui qu'il prétendait être. Alors, nous étions en présence d'un des cerveaux les mieux fait de l'époque : Philosophe, mathématicien, botaniste, astronome, médecin, physicien et j'en oublie. Il avait porté sa réflexion sur tous les fronts connus de la connaissance humaine, et ce qu'il avait dit ou écrit avait fait , et faisait encore l'objet de nombreux travaux et recherches.
Je me sentis vaguement honteux d'avoir menacé cet homme… Oeil de Loup devait ressentir la même chose que moi, car il fit quelques pas en direction du vieillard, en tripotant son épée comme si cela avait été un objet hétéroclite.
- Je… j'ai lu votre "Incohérence de l'incohérence" Dit-il en rengainant gauchement son arme.
Le vieillard se retourna vers lui en souriant gentiment, un éclat malicieux dans les yeux.
- Ah ! Vraiment ? Dit-il. Il reste un exemplaire en circulation ?
- Non, pas vraiment, il s'agit d'une copie, traduite du Vassagonien.
Averroès éclata soudain d'un grand rire clair, presque enfantin.
- Vraiment ? Voila qui est plaisant, vraiment…!
Nous échangeâmes nos regards, très étonnés.<=un regard très étonné Que trouvait-il de drôle à cette situation ?
Averroès sembla remarquer que nous ne partagions pas son hilarité, car il s'arrêta brusquement de rire et nous regarda, avec toujours cet air malicieux au fond des yeux.
- C'est vrai, vous ne pouvez pas comprendre… L'an passé, le Collège Mahjani a mit mon livre à l'index, et en a brûlé des centaines d'exemplaires… Ils pensaient me faire taire et diminuer l'influence supposée que j'aurais sur le Zakhan… Après ce livre, ils pensaient s'attaquer au reste de mon oeuvre…
- Ils ne l'ont pas fait ? Demandai-je.
- Non. Répondit Averroès. Le Zakhan a promis qu'il les ferait tous jeter aux fauves s'ils s'avisaient de censurer encore un de mes livres… Savez-vous qui est le traducteur de votre exemplaire ?
Oeil de Loup réfléchit un instant avant de répondre :
- Il s'agit de Gallien, l'astronome…
Averroès cessa de sourire et devint soudain très grave.
- Gallien ? Dit-il. Avicellio Gallienni ?
- Lui même ! Répondit Oeil de Loup.
Ce nom-là non plus ne m’était pas inconnu. Il s'agissait d'un grand savant Durenorois, inventeur d'une espèce de compas qui permettait aux marins de déterminer leur position en mer.
Il y a quelques années de cela, lui et Averroès avaient eu un échange d'opinion assez violent, sur un sujet qui m'échappait. Mais à l'époque, on ne parlait que de ça, et les lettres que les deux savants s'échangeaient, étaient lues en public, à la cour et dans certaines assemblées de savants
Et à ce qu'on raconta, les deux savants ne trempaient pas leurs plumes uniquement dans l'encre…
- Je vois…Dit Averroès
Et il se tut. Visiblement il était très ému.
Loup Solitaire toussota doucement :
- Excusez-moi, tout cela est très intéressant, mais je crois que nous nous éloignons de notre objectif premier… L'herbe…
Averroès reprit soudain ses esprits, releva la tête et dit :
- Vous avez raison ! J'ai faillit oublier ce pour quoi je suis venu…
Je réalisai soudainement que sa présence si opportune en ce lieux, n'était peut-être pas le fruit du hasard…
Oeil de Loup devait être parvenu au même raisonnement, car il demanda :
- Maître, par quel hasard vous trouvez-vous en ce lieu, en ce moment si opportun ?
Averroès, qui fouillait dans un tiroir, releva la tête et regarda Oeil de Loup en souriant d'un air presque enfantin.
- Mon cher, puisque vous avez lu mon oeuvre, vous savez que je ne crois pas à l'existence du hasard. Juste à l'orientation des évènements, favorable ou défavorable. Et pour vous, il y a un facteur favorable qui a orienté les évènements de manière à favoriser ma présence en ce lieu, au moment le plus favorable, pour vous…
- La Reine Qira… Murmura Loup Solitaire.
- Précisément ! Dit Averroès en souriant. La Reine m'a convoqué, et m'a ordonné de vous prêter assistance…
- Le Zakhan ne sera pas très content… Commença Loup Solitaire.
- C'est vrai ! Et j'ai énormément de plaisir à le contrarier… Maintenant, vous permettez…
Averroès sortit, de sous ses vêtements, une petite clé en or, attachée à une longue chaînette qu'il portait autour du cou. Puis, s'approchant d'un des murs, il engagea la clé dans une serrure dissimulée par les nombreux entrelacs de la mosaïque.
Un fragment, parfaitement carré, se détacha du mur et pivota silencieusement sur ses gonds, découvrant une série de petits tiroirs encastrés dans le mur.
Averroès s'inclina respectueusement devant le coffre ouvert, et retira délicatement un des tiroirs de son logement, avant de le poser sur une table basse.
Averroès s'inclina à nouveau en marmonnant une série de phrases incompréhensibles, puis il ouvrit le coffret et découvrit à nos yeux, la fabuleuse Herbe D'Oede :
C'était de petites feuilles dentelés, de la taille et de la forme de celle du chêne, délicatement dessinées et recourbées. Mais la plus grande merveille venait de leur couleur : Totalement dorées et aussi brillantes que si elles avaient été réellement en or ! Leur parfum aussi avait quelque chose de puissant, et chassait toute fatigue de mon organisme.
A vue d'œil, je comptai une trentaine de ces petites feuilles, et dans un des angles du coffret, je distinguai quatre petites sphères brillantes et argentées, soigneusement emballées dans un voile de soie.
Averroès surprit mon regard et devina ma question en répondant :
- Ce sont des graines ! Les quatre dernières graines de l'arbre d'Oede. Chaque graine engendrera un arbre, et un seul, qui donnera deux ou trois fleurs, qui à leur tour, deviendront des graines…

Ouf! Mêmes remarques que pour le chapitre précedent.
PS: Au chapitre IV c'était "Vassagonie"=>faut garder le même tout au long du récit :wink:

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MessagePosté: Dim Oct 23, 2005 10:40 am 
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Emmaphrodite
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Houloulou y'a beaucoup de rouge ! :(
Pour Vassagonnie, je ne sait olus quel est la bonne Orthographe ! :cry:
Bon, on cherchera ! :mrgreen:

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MessagePosté: Dim Oct 23, 2005 2:21 pm 
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Spéssialist ortografik
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Localisation: À l'écoute du conseil
Citation:
Houloulou y'a beaucoup de rouge !

Toujours cette confusion entre les temps de narration et les temps de déclamation.
Le temps de narration correspond, en quelque sorte, à la "date" à laquelle se sont déroulés les faits qu'on relate:
Le présent : pour une action qui se déroule pendant la narration : N'écoutant que mon courage, je vole au secours de mon ami blessé, sous un déluge de flèches.. L'action se déroule à l'instant même=> on est en train de vivre l'action.
L'imparfait : pour une action qui est en train de se dérouler en même temps qu'une autre : Les archers ennemis mettaient toute leur énergie et leur savoir-faire à m'empêcher d'atteindre mon but. Pendant que je vole au secours de mon ami, quelqu'un veut m'en empêcher=> L'action se déroule en même temps et pendant toute la durée que dure l'autre action => Je réflechissais à la situation => Un état est présent qui nécessite une réflexion =>les deux actions cohabitent en même temps=> l'une est, l'autre se passe
Le passé simple : pour une action qui se déroule au présent, mais dans le passé par rapport à la "date" de narration : Malgré l'acharnement de la garde, je traversai le terrain à découvert et réussis à mettre mon ami en sûreté. => L'action se déroule au présent pour l'histoire mais au passé pour le narrateur =>Il racconte ce qui s'est passé. Il a donc le temps de donner des détails sur l'endroit et ses impressions sur l'action et ses conséquences.
Le Futur : Pour une action qui se déroule, dans le temps, après une autre: Je réussirai à sortir mon ami de ce mauvais pas, même si je dois le porter sur mes épaules. L'action en cours ici est l'acharnement des archers. La phrase sous-entend que l"acteur" va soustraire, son ami, à cet acharnement pour le sauver.

Comme leur nom ne l'indique pas, ces temps sont des temps présents: c'est-à-dire qu'ils indiquent une période de temps qui est présente pour l'"acteur", le héros de l'histoire. "Il" vit la situation, que tu décris, au présent, à l'instant que tu l'écris.
Pour que la "période" vécue bascule dans le passé, pour le héros, il faut employer les temps composés.
(Je ne sais pas si c'est très clair)

La "difficulté" consiste à "jouer" avec les differents temps pour que le déroulement de l'histoire soit logique, fluide et homogène :wink:

Citation:
Pour Vassagonnie, je ne sait plus quellle est la bonne Orthographe

Dans la quatrième partie du récit c'était Vassagonie :wink:

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MessagePosté: Dim Oct 23, 2005 2:44 pm 
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Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
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Pour les temps, c'est surtout soit passé, (usage principalement du passé simple et de l'imparfait), soit présent (usage principalement du présent :mrgreen: )
Et pour concurrencer Vae, quelques exemples : :mrgreen:
Présent : Juste au moment où le gâteau vole en éclat, je saute par la fenêtre.
Passé : Juste au moment où le gâteau volait en éclat, je sautai (sans s = passé simple) par la fenêtre.

Avec parfois des intrusions de présent dans un texte au passé (mais alors une petite intrusion) : L'homme se tenait devant moi, droit comme un i. Il arborait un grand chapeau décrépi et une moustache grise. Il me toisa de ses deux yeux bovins. il hurle. Je lui saute dessus. Nous roulons à terre. Je lui décrochai un de ces gros directs à la mâchoire dont j'ai le secret. Il vola à traves la pièce pour s'écraser lourdement contre la statue d'éléphant.

Après, les valeurs des temps (durée, ponctualité, concomitance, etc...) je suppose que tu connais. Il faut juste que tu te dise : bon, j'écris au présent, ou au passé.

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