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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Sam Mai 26, 2018 10:58 am

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MessagePosté: Dim Nov 07, 2004 8:57 pm 
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tyran VII

Citation:
les mains non liés.

liées
Citation:
Ils avaient été capturés vivant eux aussi !

vivants=>ils
Citation:
- Parc'que c'est l’bon plaisir du Zakhan ! Mais ne vous bilez pas, d'ici à ce soir vous s’rez tous sortis. Not' Seigneur a prévu quelque chose de spécial pour vous trois au coucher du soleil ! En attendant, prend toujours ça !

quelque chose=>que'q'chose=>pour garder le même ton
Citation:
Peut être même étaient ils retenu prisonniers non loin d'ici

peut-être
étaient-ils
Citation:
Je m'approchais de la porte, et exerçant une

ponctuation
...............................porte et, exerçant
Citation:
. Puis, je jetais un coup d’œil au dehors :

jetai
Citation:
De l'autre coté du couloir,

côté
Citation:
Depuis combien de temps est tu là dedans ?

es-tu
Citation:
quelques heures, où plus... On

ou
Citation:
Qu'a t’il fait

a-t-il
Citation:
qu'il en a mordu quelque uns !

quelques uns =>plusieurs
Citation:
vous ont ils capturés

ont-ils
Citation:
Demandais-je. Que nous veulent ils ? Et pourquoi sommes nous en taule

demandai-je
veulent-ils
sommes-nous
Citation:
Dit il en se

dit-il
Citation:
si t'est gentil avec

t'es
Citation:
Je me contentais de lui

contentai
Citation:
Je le touchais en pleine face

touchai
Citation:
Puis il me menaça de son fouet et gronda

Puis=>superflu + répétition + alourdit l'action
Citation:
Et il tourna les talons et repartit dans le couloir

Et =>superflu + répétition + alourdit l'action
Citation:
Demandais je naïvement.

demandai-je
Citation:
Jusque à présent,

jusqu'à
Citation:
demandais

demandai
Citation:
Combien y a t'il de gardes

a-t-il
Citation:
Loup Solitaire à tué...

a => verbe avoir
Citation:
ils ne sont pas toujours ensembles

ensemble
Citation:
Je m'examinais rapidement : Les Vassagoniens m'avaient tout prit : Mon or, mon épée, et tout mes objets personnels

examinai
pris
tous
Citation:
J'avais prit pour

pris
Citation:
Je me déchaussais rapidement

déchaussai
Citation:
Ça ira ! Dis je. J'ai mon poignard ! Maintenant, reculez vous !
Je m'écartais moi même de la porte

dis-je
écartai
moi-même
Citation:
Cela commençât d'abord

commença
Citation:
concentrais davantage

concentrai
Citation:
suivie bientôt par mon avant bras...

avant-bras
Citation:
Je fermais le poing avec difficulté, comme pour y garder la chaleur. Je ne sentais plus le contact de mes doigts...

fermai
sentai
Citation:
J'écartais les doigts par réflexe

écartai
Citation:
la boule commençât à grossir

commença
Citation:
Je refermais vivement les doigts

refermai
Citation:
Je fermais instinctivement

fermai
Citation:
Je tombais à genoux,

tombai
Citation:
Je lançais alors le poignard

lançai
Citation:
Je reculais sous le choc

reculai
Citation:
je levais le bras pour m'en protéger. Elle s'enroula autour de mon avant bras

levai
avant-bras
Citation:
je lui envoyais un coup de pied au visage

envoyai
Citation:
Cette fois ci,

fois-ci
Citation:
j'expédiais l'arme à l'autre

expédiai
Citation:
Puis je me mit à genou

mis
Citation:
Je m'approchais alors avec

approchai
Citation:
enfoncé jusque à la garde

jusqu'à
Citation:
Loup Solitaire me tirât de ma contemplation

tira
Citation:
Quand je reprit mon poignard

repris=>je
Citation:
Je fouillais alors rapidement les poches de sa tunique, le délestais de son or et de son arme

fouillai
délestai
Citation:
les Vassagoniens appelait ça

appelaient
Citation:
Je fouillais rapidement l'autre bonhomme, mais ne trouvais pas de clefs.

fouillai
trouvai
Citation:
Que va t'on faire ? Demandais-je.

va-t-on
demandai-je
Citation:
je me dirigeais vers l'unique porte des

dirigeai
Citation:
porte, je jetais un coup d’œil

jetai
Citation:
J'entrais. Au fond de la pièce

entrai
Citation:
Je le fit coulisser doucement et regardais

fis
regardai
Citation:
Je m'y engageais sur la pointe des pieds.

engageai
Citation:
aussi me tournais-je vers la porte de gauche

tournai-je
Citation:
je fit volte face et retournai

je fis volte-face
Citation:
le gardien leur passât devant et

passa
Citation:
suivit des rires gras des soldats

suivi
Citation:
Je serrais plus

serrai
Citation:
Je grinçais silencieusement

grinçai
Citation:
Du temps passât,

passa
Citation:
Je laissais échapper un soupir

laissai
Citation:
et me dirigeais à pas de loup

dirigeai
Citation:
aussi me risquais-je à jeter un

risquai-je
Citation:
A son ton, je devinais qu'il devait

devinai
Citation:
et écarquillais les yeux

écarquillai
Citation:
quant un des soldats finit par dire :

quand
Citation:
le Zakhan et tout les autres

tous
Citation:
Je sursautais

sursautai
Citation:
A peine l'eut il en main

liaison=> eut-il
Citation:
jetant des regards méfiant au Glaive

méfiants
Citation:
porte en grand, puis entrais.

entrai
Citation:
Je fit quelques pas dans la pièce, et m'agenouillais pour reprendre

fis
agenouillai
Citation:
un arc d’énergie remontait de la pointe au pommeau

pour une arme ça remonte du pommeau vers la pointe!
Citation:
mes mains, et appliquait mon

appliquai =>je
Citation:
Je portais la main à ma joue

portai
Citation:
Je me relevais. Et rangeais le Glaive

relevais
rangeai
Citation:
je fouillais sommairement la pièce à la recherche de bricoles pouvant être utiles. Je retrouvais les

fouillai
retrouvai
Citation:
le gardien avait perdues, les

perdu
Citation:
Je ramassais le tout et en fit un paquet que je chargeais sur mon dos, je saisis

ramassai
fis =>je
chargeai
Citation:
j'hésitais sur la direction

hésitai
Citation:
libéral vis a vis des

vis-à-vis
Citation:
Finalement je me décidais et allais ouvrir la grille !
Je descendis un escalier et arrivais à une sorte d'antichambre

décidai
allai
arrivai
Citation:
la porte me parvenait des hurlements

parvenaient =>les hurlements
Citation:
par terre et chargeais un carreau

chargeai
Citation:
elle était a prête a tirer et moi aussi.

à
Citation:
torture et entrais en coup de vent

entrai
Citation:
Au bruit, deux personnes se tournèrent vers moi :
Un grand gaillard tout noir tenant un grand sabre levé au-dessus de sa tête, et un autre type, plus commun.

mieux=> Au bruit un grand gaillard tout noir, tenant un grand sabre au-dessus de sa tête, et un autre type, plus commun, se tournèrent vers moi.
=>plus fluide
Citation:
soudain et tendit tout ses muscles

tous
Citation:
A la même seconde j'écrasais la détente de l'arbalète

écrasai
Citation:
jusque à l'empennage

jusqu'à
Citation:
, je balançais violemment mon arbalète

balançai
Citation:
que lui, je fit un petit saut en

je fis
Citation:
bas jusque à hauteur

jusqu'à
Citation:
je vérifiais qu'il n'y avait

vérifiai
Citation:
J'inspectais les cotés du billot, et trouvais l'endroit

inspectais
côtés
trouvai
Citation:
Je fit signe à l'enfant de s'écarter, et levait le Glaive

fis=>je
levai=>je
Citation:
et je frappais la chaîne

frappai
Citation:
Finit il par dire. Mais pourquoi avez vous fait

finit-il
avez-vous
Citation:
je devinais qu'il

devinai
Citation:
Est ce que cela a vraiment

est-ce
Citation:
Ajouta t'il.

ajouta-t-il
Citation:
Dit moi plutôt pourquoi

dis-moi =>tu
Citation:
J'appréciais la nuance à sa juste valeur, et commençais à le regarder

appréciai
commençai
Citation:
Je devinais sans mal qu'il était

devinai
Citation:
les gardes vont reprendre leur activité.

leurs activités => on suppose qu'ils vont faire plusieurs actions différentes
Citation:
l'escalier, j'entraînais Qacim à ma

entraînai

Beau récit, on s'y croirait!
=>Nette amélioration pour les temps mais un effort reste à faire pour les verbes se terminant par "er"=>le correcteur ne fait pas la différence mais l'écrivain devrait savoir quel temps il emploie.
=>Un conseil: Lorsque tu expliques le déroulement de l'action, et que tu doutes, laisse tomber le "s" final. :mrgreen:
=>les traits d'union! Lors d'une question dans laquelle on inverse le groupe "sujet-verbe", la liaison phonique est représentée par un trait!
=>les mots composés sont aussi reliés par un trait!
bonne continuation!

Je ne déprime pas lorsqu'un texte est sans fautes :mrgreen:

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MessagePosté: Dim Nov 07, 2004 9:37 pm 
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:shock: Bin, t'est en forme ce soir ! :shock:
La correction moins d'une journée aprés la "publication" chapo !

Repose toi, de temps en temps :wink:
Citation:
l'écrivain devrait savoir quel temps il emploie.

Oui, booonn, ça vaaa ! :roll: :mrgreen:

Citation:
Lorsque tu expliques le déroulement de l'action, et que tu doutes, laisse tomber le "s" final.

Je ne comprends pas le "s" final ? Ou ? Quand ? :? (Matopé pas comprendre :wink: )

Grmbl, je le corrigerais plus tard :wink:


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MessagePosté: Dim Nov 07, 2004 10:23 pm 
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Localisation: À l'écoute du conseil
Citation:
Je ne comprends pas le "s" final ? Ou ? Quand ?


Exemple pour le verbe arriver
à l'imparfait cela donne j'arrivais=>j'étais en train d'arriver
au passé simple c'est j'arrivai =>j'y étais
=>le "s" final c'est ce qui différencie l'action en train de se dérouler de l'action déjà accomplie.
Lorsque le narrateur/acteur/écrivain décrit une action=>cela implique que l'action est passée=>passé simple
Si pendant cette action, une autre action se déroule =>imparfait

_________________
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MessagePosté: Dim Nov 28, 2004 8:07 pm 
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Et hop, le chapitre sept est sur le grill (et sous la loupe de Vae-primat :mrgreen: )
Arrivé au Huit, promis je corrige ! :wink:


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MessagePosté: Lun Nov 29, 2004 8:28 am 
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Localisation: À l'écoute du conseil
Citation:
et j'entrais dans la cellule

j'entrai
Citation:
Je m'approchais et essayais

Je m'approchai et essayai
Citation:
et lui ordonnais

ordonnai
Citation:
je préférais utiliser

préférais
Citation:
Je tirais le Glaive de Sommer de son étui et frappais le morceau

je tirai ............frappai
Citation:
Qui est ce

est-ce
Citation:
ce cul de basse-fosse…

cul-de-basse-fosse
Citation:
Proposais-je en

Proposai-je
Citation:
je constatais

je constatai
Citation:
il a du

il a dû
Citation:
Existe t-il une

Existe-t-il
Citation:
Qacim nous précéda et repris le chemin

réprit
Citation:
Je passais le dernier, et refermais à clef l

je passai..................refermai
Citation:
J'avisais une vierge de fer, et me préparais à l'ouvrir,

j'avisai.................me préparai
Citation:
Je frissonnais, et retirais vivement mes mains

je frissonnai, et retirai............
Citation:
destiné à camoufler

destinée=> simple planche
Citation:
du bruit nous parvins du

parvint => du bruit
Citation:
et couru refermer

courut
Citation:
Je fit la courte échelle à Qacim et le hissais jusque au trou,

je fis................hissai jusqu'au..
Citation:
Puis je me glissais à mon tour dans l'oublieoir et attendit Loup

.....glissai..........................................attendis......
Citation:
Je tentais de me raccrocher

je tentai............ : remarque: la phrase y gagnerait en fluidité si elle était coupée en deux au niveau de "lisses"
Citation:
Je glissais ainsi sur quelques mètres, puis brutalement, je sentis que j'arrivais dans un grand espace vide.

je glissai...........................................j'arrivai...........
Citation:
et atterrit dans un

et atterris => je
Citation:
Loup Solitaire me tombais dessus

tombait
Citation:
Je me débarrassais de mon ami,

débarrassai
Citation:
tout ensemble

tous
Citation:
pire du pire en manière olfactive, celle ci

matière => ce qui peut constituer le fond d'une étude
celle-ci
Citation:
Mais qu'est ce que c'est que

qu'est-ce
Citation:
Demandais-je.

demandai-je
Citation:
tentais de vomir, et me rappelais que je n'avais rien mangé !

tentai.............................rappelai...................
Citation:
Je suis sur que Maouk

sûr
Citation:
Je regrettais de ne pas l'avoir conservé.

regrettai
Citation:
j'emboîtais le pas à Loup Solitaire, et me dirigeais vers

j'emboitai..............................dirigeai....
Citation:
des murs eux même

eux-mêmes
Citation:
Je montais à mon tour sur la marche et attendit Loup

je montai........................attendis........
Citation:
Maugréais-je.

Maugréai-je
Citation:
d'où émanais la phosphorescence

émanait
Citation:
Qu'y a t-il ? Demanda Oeil de Loup.

qu'y a-t-il
Citation:
suivit d'un autre,

suivi
Citation:
Que fait-on ? Demandais-je.

demandai-je
Citation:
Au point ou nous en sommes


Citation:
faites attention ou vous mettez


Citation:
Laisse moi

laisse-moi
Citation:
au cas ou il glisserai.

où il glisserait
Citation:
nous parvint des hurlements et

parvinrent
Citation:
Qu'est ce ?

Qu'est-ce ?
Citation:
Je réprimais un juron

réprimai
Citation:
on aurait du y

aurait dû
Citation:
qui passe à porté de leurs

à portée
Citation:
Loup Solitaire disparu brusquement sous les eaux

disparut
Citation:
puis disparu de nouveau

disparut
Citation:
je tirais mon épée et je me ruais au secours de mon ami

tirai...........................ruai.................
Citation:
Celui ci réapparut brusquement

Celui-ci
Citation:
Je levais mon arme et frappais le dos du Kwaraz

levai.........................frappai................
Citation:
Sert toi de ta force psychique

Sers-toi
Citation:
Je me souvint alors que

souvins
Citation:
car je sentit son pouvoir s'abattre sur le crane du Kwaraz

....sentis....................................crâne............
Citation:
je lançais mon propre pouvoir

lançai
Citation:
et prit son crane entre ses pattes

crâne
Citation:
cracha de l'eau, et repris son souffle

reprit
Citation:
Je m'approchais de lui.

approchai
Citation:
Est tu blessé ?

Es-tu
Citation:
Je ne sais pas, je crois pas, juste

je ne crois pas \ je n'crois pas
Citation:
Celui ci protesta pour la

Celui-ci
Citation:
J'ouvrais la marche

j'ouvrai
Citation:
j'entendit Qacim s'exclamer

j'entendis
Citation:
Je me retournais vivement et distinguais nettement

retournai.....................distinguai.........
Citation:
Je dégainais à nouveau mon arme

dégainai
Citation:
l'épée sur le crane puis,

crâne
Citation:
et se jetai dans les jambes

jetait
Citation:
au moment ou celui ci levait son arme

où celui-ci
Citation:
Je lui fendit alors le crane d'un coup d'épée

........fendis...........crâne.................
Citation:
Dit il.

dit-il
Citation:
se greffer au notre.

nôtre
Citation:
Peut être étions-nous

peut-être
Citation:
J'espérais qu'il n'y avait pas d'autres nids

eut
Citation:
sur le rebord et firent le point.

fîmes
Citation:
au travers de vapeur délétère qui nous opprimait

d'une =>autrement tout ce qui suit doit être mis au pluriel
Citation:
Je fit signe à Oeil de Loup

Je fis
Citation:
On aurait du prendre l'autre

aurait dû
Citation:
J'écarquillais les yeux

j'écarquillai
Citation:
Je consultais mes compagnons

consultai
Citation:
suivit par Oeil de Loup

suivi
Citation:
je plongeais dans le canal et m'agrippais à la grille

plongeai...............agrippai...........
Citation:
Je fit signe à Qacim,

fis
Citation:
Tu pense pouvoir la refermer rapidement ? Lui demandais-je.

tu penses.................................? ........demandai-je
Citation:
Je fit passer Qacim de l'autre coté, enjambais le rebord de la grille, et me retournant, me préparais à appeler mes deux

je fis...............................enjembai...........................préparai
Citation:
Qu'est ce qu'ils ont dit ? Demandais-je.

Qu'est-ce......................? Demandai-je
Citation:
qui avait prit la tête

avait pris
Citation:
J'imaginais sans mal

j'imaginai
Citation:
parfois jusque à la surface

Citation:
grimper jusque à la surface

jusqu'à
Citation:
C’était des araignées des vapeurs

c'étaient
Citation:
J'écrasais contre la paroi

j'écrasai
Citation:
Tu n'en prends pas le chemin ! Le rassurais-je.

rassurai-je
Citation:
Je jetais un coup d’œil alentour

je jetai
Citation:
Je ramassais la plaque de cuivre, et entreprit

ramassai......................entrepris
Citation:
ronflant jusque à une hauteur

jusqu'à
Citation:
que l'explosion se rependait en ce moment

repandait
Citation:
Que cette fois ci, nous les avons

fois-ci

Toujours aussi agréable à lire.
De l'action et de l'humour, toujours un bon mélange.
J'espère passer plus de temps, sur le prochain chapitre, à la lecture qu'à la correction :mrgreen: :wink:
On sent une amélioration, c'est bon signe! :wink:

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MessagePosté: Lun Mar 07, 2005 5:46 pm 
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Citation:
brûlant de l'après midi => l'après-midi
que l'on avait utilisée => utilisé
Du mur, dépassait les branches => dépassaient
le triste état ou nous nous trouvions => où=>dans lequel
je dérobais prestement => dérobai
Je le portais à mes narines => portai
et manquais de m'étrangler => manquai
puis je recrachais ce => recrachai
et jetais au loin le fruit jaune. => jetai
Et qu'en faites vous ?=> faites-vous
Je regardais les fruits qu'il => regardai
s'aperçut que je regardai => regardais =>en train de regarder
Je détournais le regard => détournai
porche couvert ou s'ouvrait une => où
Demandais-je à Oeil de Loup => demandai-je
J'étais sur qu'il était => sûr
Aussi lui emboîtais-je le pas => emboîtai-je
Je l'ouvrit, et y comptait une dizaine => ouvris / comptai
pièces en argent, ornée d'un => ornées
Je rattrapais Loup Solitaire et lui montrais la bourse=> rattrapai / montrai
baignez-vous tout habillé=> habillés
Quand nous entrons, tous les bassins sont inoccupés, le lieu est désert, et seul le clapotis de l'eau vient troubler le silence =>incohérence de temps=> Quand nous entrâmes, tous les bassins étaient inoccupés. Le lieu était désert et seul le clapotis de l'eau venait troubler le silence
aussi les ôtais-je prudemment => ôtai-je
Puis j'entrais dans l'eau => entrai
et me savonnais des pieds => savonnai
Puis j'attrapais une brosse de chiendent et me frottais le dos => attrapai / frottai
Quand j'eus prit la couleur => pris
je cessais de frotter et sortais de l'eau.=> cessai / sortis
Tirée des fruits mur du Larmunier => mûrs
et m'en tartinais l'épiderme => tartinai
je jetais mes vêtements dans le bassin, et remuais l'eau à l'aide => jetai / remuai
je laissais la boue se détacher et allais retrouver => laissai / allai
Je le trouvais debout sous => trouvai
Quand je m'approchais,=> approchai
De la ou (..) était => de là où j'étais
les marques de griffes et de crocs laissés par => laissées => marques
notre corps à s'auto-regenerer => régénérer
Je déposais néanmoins => déposai
et retournais m'occuper => retournai
Je les retirais prudemment => retirai
la vase qui (.)était formée au fond => s'était
Je soupirais et replongeais => je soupirai et replongeai
Je cherchais Qacim du regard => cherchai
Je le trouvais dans la cour => trouvai
Je m'assis à son coté. => côté
Que va-tu faire maintenant => vas-tu
Mais peut être pourrais tu nous aider => peut-être pourrais-tu
De quoi parlez vous, tous les deux => parlez-vous
Loup Solitaire (.)était extrait de dessous => s'était
et s'assis en face de nous. => assit => il
Que disiez vous ?=> disiez-vous
Pourrait il nous aider => pourrait-il
Dans tout les cas => tous
Pas sur=> sûr
levâmes en toutes hâte et => toute
Je me contentais d'enfiler => contentai
nous atterrissons dans une => atterîmes => cohérence du temps de narration
vous auriez put vous blesser => pu
dans la tente tout => tête serait plus juste :mrgreen:
Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Dis je en => Qu'est-ce / dis-je
et si possible ou on ne => où
nous nous retrouvons devant => retrouvâmes => temps de narration
de ce qui semble être => semblait => temps de narration
Tu es sur de vouloir => sûr
Demandais-je, un peu inquiet => demandai-je
Oui, bien sur => sûr
Qacim disparu derrière le rideau de toile qui masquai l'entrée => disparut / masquait
Nous nous serrons les uns => serrions
Quelques minutes s'écoulent, puis => écoulèrent
que je l'imaginai => imaginais
un groupe d'homme au visage patibulaire,=> hommes
à entrer dans l'arrière boutique => l'arrière-boutique
je prit la parole et lui racontais ce qui => pris / racontai
que nous avions mit les pieds => mis
en Vassagonnie.=> Vassagonie=>pour rester dans le même pays :mrgreen:
à vous avoir vivant => vivants =>plusieurs
Pas bien ? Demandais-je.=> demandai-je
Personne ne (.)était échappé vivant => s'était
Pouvez vous y remédier ?=> pouvez-vous
Pour parler affaire => affaires
Je fit un rapide calcul => fis
Je... je... Bredouilla t'il.=> Bredouille-t-il
ne porte-tu pas ton voile => portes-tu
que choisi mon estomac pour => choisit
et disparu par une autre porte.=> disparut
Je prit le mien => pris
Je goûtais ce drôle de vin => goûtai
sur lesquels était dessinés => lesquelles étaient

ouf! :lol:

Toujours aussi bon.
Cependant tu es toujours aussi fâché avec le passé simple :mrgreen:
Faudrait voir à vous reconcilier :wink:

_________________
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MessagePosté: Lun Mar 07, 2005 7:10 pm 
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-Sans commentaire- :shock:

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MessagePosté: Dim Juin 12, 2005 12:08 pm 
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Citation:
La nuit tombe sur Barrakesh<= ?=> Barrakeesh s'est illuminée
une vue plongeante sur la ville basse et la cote.=> côte
Dit il en soupirant => dit-il => le défaut de trait d'union est une vraie faute!
Demandais je. => demandai-je
la Vassagonnie ? => Vassagonie => attention à la cohérence!
Crois tu que nous puissions demander => crois-tu
il faudra le faire seul ! => seuls => ils sont plusieurs
Je crains que nous n'avons pas beaucoup de choix => n'ayons
Oui, dis je.=> dis-je
au moins jusque aux cotes de Durenor. => côtes > remarque: jusque aux =>jusqu'aux > n'est pas considéré comme faute parce qu'il y a retour à la ligne :wink:
Dis je. => dis-je
Demande t'elle en levant les yeux => demanda-t-elle
comment allez vous faire pour trouver => allez-vous => lorsque le sujet et le verbe sont inversés, ils sont unis par un trait d'union(toujours si l'inversion provque une question)
Nous la suivons dans une pièce voisine(.), elle nous remet à chacun un grand manteau => ponctuation (virgule au lieu de point => "là" superflu et inutile (on sait que ce n'est pas ailleurs)
Nous enfilons chacun le notre, => nôtre =>( c'est notre maison? Oui! C'est la nôtre!)
Dit elle en s'éloignant => dit-elle
Demandais je. => demandai-je =>(action, passée, ponctuelle, qui ne s'étale pas dans le temps=> passé smple)
Rappelez vous que nous sommes en période de deuil => rappelez-vous
vu que tu as déjà prit ta décision => pris
Mais permet moi de te dire que => permets-moi (le tiret remplace "à"
Mais promet nous de retourner => permets-nous (idem)
Nous fîmes alors nos adieux à Inna, et sortons <= Nous faisons alors nos adieux à Inna, et sortons
Bien malin celui qui arrivera à nous distinguer des autres => arriverait (conditionnel présent=> condition=>bien malin
Qacim en tête, suivit par Loup Solitaire => suivi =>(qui est suivi)
Suivons les !=> suivons-les
Là bas, le sergent vient de faire => là-bas (adverbe)
A qui veut tu faire avaler ça => veux-tu
Qu'est ce que tu comptes faire => qu'est-ce
Demandais je. => demandai-je
Eloignons nous => Éloignons-nous
Ou vont ils les emmener ?=> Où vont-ils
Ces gens là avaient prit un risque => gens-là avaient pris
Dis je en Sommerlundois. => dis-je
ils seront moins sur leur garde => leurs gardes (expréssion=> être sur ses gardes)
Allons y ! => allons-y
Je lui expliquais aussi => expliquai
un dédale de petite rues sinueuse et étroites =>faut se décider pour le singulier ou le pluriel :mrgreen: =>ici l'emploi du mot dédale force le pluriel d'où => un dédale de petites rues sinueuses et étroites
que nous nous serions égaré dans ce labyrinthe => égarés
de placettes anonyme => anonymes
un grand portail ovale. <=masculin=> oval
Tout ceux qui ont un jour osé => tous
à coté de celle de son second => côté
Je vient m'agenouiller à ses cotés=> viens/côtés
Qu'est ce qui lui arrive => qu'est-ce
Toute l'avant bras gauche de => tout l'avant-bras
Qu'est ce que c'est que ça ? Dis je. La gangrène =>Qu'est-ce / Dis-je
Cela m'étonnerais ! => étonnerait (cela étonnerait moi)
Arête de dire des bêtises => arrête
Qu'est ce qui c'est passé => Qu'est-ce / s'est
Qu'est ce que tu ressent =>Qu'est-ce que tu ressens
de temps est tu comme cela => es-tu
La grande porte là bas nous mène /Transportons le là bas => là-bas
de nous faire tomber tout les trois => tous
Enfin, il s'assois derrière => s'assoit
Je suis désolée, mais ma boutique est fermée=> désolé => un petit homme
Pouvez vous regarder cette blessure => pouvez-vous
Demanda Loup Solitaire, trés calme => très
Avez vous de cette Herbe => avez-vous
me procurer ne serait ce qu'une seule => serait-ce
Et qui est ce =>est-ce
Peut être moins, peut être plus,=> peut-être
Le petit homme disparut dans son arrière boutique et revint peu après(.) Avec un bol remplit d'une substance visqueuse dans les mains => ponctuation:virgule à la place de point / rempli (qui est rempli)
jusque à ce que le liquide => jusqu'à


Joli texte comme de coutume.
Remarques:
- Veiller à conserver la cohérence des temps de narration (non corrigés). Tu sautes constamment du présent au passé simple et à l'imparfait. Il faut maintenir l'action dans sa sphère temporelle. (le temps narratif étant le passé simple, il faut le conserver tout le long du récit [même si on est fâché avec :mrgreen: ]
- Idem pour les dialogues [les dialogues sont au présent, il faut le conserver]
- Attention à l'emploi du singulier et du pluriel(<=surtout)
- L'utilisation des traits d'union n'est pas facultative. Elle est obligatoire. Son absence est une faute réelle. (bien qu'elle soit moins gênante à la lecture qu'une autre faute (temps, orthographe)
- On sent un leger relâchement dans l'attention. Le vent des vacances? :mrgreen:

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MessagePosté: Lun Juin 13, 2005 4:11 pm 
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:D
J'avais jamais pu le lire (problème de chargement), et j'ai tout lu d'une traite ! :D

Y'a du boulot derrière, bravo ! :D

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MessagePosté: Lun Juin 13, 2005 5:29 pm 
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Meurci, meurci :oops:

@Vae :
j'ai fait le minimum en matiere de correction pré-post ! voila pourquoi ! :wink:

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MessagePosté: Lun Juin 13, 2005 5:39 pm 
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Tu vas avoir une correction post-post énoooooooorme :twisted:

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MessagePosté: Lun Juin 13, 2005 10:11 pm 
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Prolexis est mon ami :mrgreen:
rectification : il va le devenir ! :mrgreen:

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MessagePosté: Sam Juin 18, 2005 4:57 pm 
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J'ai corrigé les épisodes 6,7,8,9, et 10 avec ProLexis :twisted: .
Mais je parie que le logiciel a du en oublier dans les coings :lol: ......
Avant de l'acheter, le membre le plus doué en orthographe pourrait' il jeter un oeil (de Loup forcément) ?

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MessagePosté: Dim Juin 19, 2005 5:22 pm 
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LE TYRAN DU DESERT VI

Citation:
Lorsque nous prîmes pied sur la jetée du port, les quais étaient déserts. Seule une poignée de gosses, indifférents au deuil, joue au milieu des filets de pèche, des casiers et des caisses de marchandises qui décorent le port. Au loin, on entendait une cloche sonnant le glas.
Alors que nous nous demandions ce qu'il convenait de faire, une voiture noire, tirée par quatre chevaux et escortée par des cavaliers, déboucha brutalement sur la place.
Lorsqu’elle ralentit, je distinguai nettement sur les portières, les armes impériales de la Vassagonie.
- Notre escorte ! Annonça Assan.
La calèche ralentit puis s'arrêta, la portière s'ouvrit et un homme portant une tunique violette en descendit et s'approcha de nous. Il avait le teint sombre, des yeux et une longue moustache noire de jais. Son visage était dur.
L'homme s'inclina légèrement, et se présenta :
- Seigneur Loup Solitaire ? Je suis Maouk, Capitaine de la Garde. Je suis chargé de vous conduire auprès de Sa Majesté Impériale, le Zakhan Kimah.
En entendant ce nom, Assan ne put retenir un hoquet de surprise, il se tourna vers nous, son visage () déformé par la terreur.
- C'est un piège ! Dit il. Vous devvv...
Il ne put terminer sa phrase, Maouk lui porta un violent coup de poignard dans le dos en lançant "imbécile !". Et l'envoyé spécial s'effondra dans mes bras en crachant un flot de sang.
Loup Solitaire se jeta sur Maouk en criant "Salaud !". Et ponctua sa phrase d'un crochet du droit à la mâchoire qui fit culbuter le Capitaine de la Garde à trois pas en arrière.
Puis tout s'enchaîna : Maouk porta à sa bouche ensanglantée un petit sifflet en or, d'où il sortit une longue note aiguë. Aussitôt, une dizaine d'hommes masqués, vêtus de noir et armés de longues lames courbes, surgirent de partout à la fois, et commencèrent à nous encercler.
- Des Sharnazims ! S'exclama Loup Solitaire en tournant la tête.
- Ça y est, ça tourne au vinaigre ! Dit Oeil de Loup, qui fit glisser son épée dans sa main et se prépara au combat.
Quant à moi, je rejetai le corps inerte d'Assan sur le côté et dégainai ma propre épée. Les Sharnazims étaient l'élite de la Garde Vassagonienne, ils n'allaient pas être faciles à battre.
- Qu'est ce qu'on fait ? Lançai-je à mes deux compagnons.
- Retraite ! Vite ! Fut la réponse de Loup Solitaire, qui tourna les talons et courut en direction du quai, suivi par Oeil de Loup et moi-même.
Un Sharnazim surgit du sol devant Loup Solitaire et tenta de lui barrer le passage. Mais Loup Solitaire le bouscula, l'empoigna à même le corps, et le jeta sans douceur sur le groupe de devant qui s'effondra. Deux hommes qui n'étaient pas tombés, tentèrent d'engager le fer avec Oeil de Loup, qui fut plus rapide et leur fendit le visage avec sa lame. Le front était enfoncé et nous nous engouffrâmes dans la brèche de nos assaillants !
Histoire de ne pas être en reste, j'envoyai au passage un coup de pied à l'un des hommes qui se relevait, et piétinai les autres. ()Quelques secondes après, nous franchissions en courant la passerelle d'embarquement de la galère. Sur le pont, se trouvaient le capitaine et quelques matelots qui avaient assisté à la mort de l'envoyé. Un seul regard m'apprit qu'ils étaient paralysés de terreur, et qu'il n'y avait rien à attendre d'eux.
- Mais qu'est ce qu'on fout ici ? S’exclama Oeil de Loup.
- Ta gueule ! Aidez-moi plutôt ! Fit Loup Solitaire qui tranchait les amarres avec son épée.
Je suivis son ordre et coupai les câbles qui retenaient la galère drossée contre le quai. En même temps j'aperçus du coin de l’œil que des Sharnazims étaient en train de monter la passerelle, l'arme à la main. Oeil de Loup s'interposa et engagea le fer. Un homme tomba à l'eau.
- Faites vite, ils arrivent !
La dernière amarre céda sous ma lame, et je me précipitai au secours de mon ami qui tenait les Sharnazims à distance respectueuse tout en reculant lentement.
Puis il fit un bond en arrière, trébucha et s'étala de tout son long sur le pont, laissant le passage libre aux Sharnazims. Mais Loup Solitaire surgit brutalement des enfers (tel un diable), une longue perche à la main, et s'en servit comme d'une lance pour rejeter les hommes en noir à la mer. Puis il s'écarta et laissa Oeil de Loup couper les attaches de la passerelle qui glissa dans les eaux du port.
- Faites comme moi ! Et s'arc-boutant sur sa perche, il entreprit d'éloigner le navire du quai.
Je ramassai une gaffe, et aidé par Oeil de Loup, je poussai à mon tour.
Ce ne fut pas une tâche aisée, mais nous reçûmes l'aide inattendue de quelques marins, qui poussant sur les rames, éloignèrent le navire de quelques mètres.
- Et maintenant ? Lança Oeil de Loup. On rame jusqu'au Sommerlund ?
Loup Solitaire se mordit la lèvre : Il venait de se rendre compte que nous nous étions fourvoyés dans une voie sans issue. Depuis le quai, les hommes de Maouk lançaient des grappins et tentaient de ramener le bateau vers la terre. Nous avions un court répit !
Loup Solitaire interrogea le Capitaine Cheifir du regard.
- Nous ne pouvons aller contre la volonté du Zakhan ! Fut la réponse du Capitaine. Il se vengerait sur nos familles ! Nous en avons déjà trop fait !
La peur se lisait dans son regard et tendait sa voix. Il secoua la tête en signe d'impuissance.
Du quai (de l'embarcadère) nous parvint une clameur : Plusieurs grappins s'étaient accrochés au bastingage, et je sentis que le navire revenait vers le quai, il fallait prendre une décision !
- Venez !
Je courus vers la poupe, suivi de mes deux acolytes, et grimpai sur la dunette. De là, j'avisai un petit groupe d'embarcations amarrées à un ponton.
- Il faut sauter !
Je grimpai sur (j'éscaladai) le bastingage et sentis mon estomac se nouer : C'était haut !
Je plongeai, en espérant qu'il y eut assez de fond... Par bonheur, il y en avait suffisamment !
Profitant de mon élan, je me laissai couler le plus profond possible, et j'entendis derrière moi le bruit que firent mes deux compagnons en touchant l'eau.
Nageant entre deux eaux, je parvins à la verticale du ponton et donnai un coup de talon pour remonter, juste dans l'espace entre deux barques. Je crevai silencieusement la surface de l'eau, et repris mon souffle, Loup Solitaire et Oeil de Loup apparurent quelques secondes après.
- Pas mal ! Dit ce dernier. Ils nous cherchent sur le navire. Et ensuite ?
- Aidez-moi, il faut monter à bord d'une de ces barques et ensuite on retourne sur les quais.
- D'accord, dit Loup Solitaire. Mais grouillez-vous ! Je crois avoir vu une sangsue géante !
Il n'en fallait pas autant pour nous motiver, mais néanmoins, nous escaladâmes prestement la coque d'une des barques, puis nous aidâmes Loup Solitaire à hisser sa masse à bord.
Juste à temps ! Un long tentacule siffla hors de l'eau, et manqua de peu la cheville de Loup Solitaire qui roula vers le fond de l'embarcation.
- Sale bête !
Le tentacule s'étira un peu à la surface, puis disparut sous les eaux noires du port.
Nous enjambâmes le rebord de la barque et prîmes pied sur le ponton, puis nous nous glissâmes aussi discrètement que possible derrière un tas de filets de pêche encore humides, et regardâmes vers la Suraiya : ils nous y cherchaient toujours !
Rassurés sur ce point, nous nous glissâmes hors de notre abri, et partîmes en courant vers le quai, où nous nous dissimulâmes derrière un amas de vieux filets et de casiers à crustacés.
Avant de sauter, j'avais remarqué un ensemble de grandes caisses et de jarres en terre cuite, attendant vraisemblablement d'être embarquées ou transportées ailleurs. Je pensai que cela nous ferait un bon refuge. J'expliquai mon idée à mes compagnons :
- Bonne idée, mais on ne pourra pas se cacher éternellement là dedans ! Dit Oeil de Loup.
- Non, mais on pourra souffler avant de se perdre dans la ville, ces ports sont toujours pleins de petites ruelles, ce sera facile d'y semer ces assassins.
- A condition de ne pas nous y perdre nous-mêmes... Et ensuite ?
- On attend la nuit, on vole une embarcation, et bonjour chez vous !
Loup Solitaire, qui espionnait ce qui se passait sur la Suraiya, se retourna et dit :
- D'accord pour ton plan ! Au moins pour la première partie, ensuite on verra ! Mais il faut se dépêcher, l'astuce a été éventée, ils commencent à fouiller les alentours.
Je jetai un coup d'oeil par-dessus notre abri : en effet, Maouk gesticulait au milieu de ses hommes, qui tenaient en respect un certain nombre de marins de la Suraiya. J'espérais qu'ils ne leur feraient rien de mal. Je notai aussi que des cavaliers commençaient à bloquer les accès au port, il fallait nous dépêcher si nous ne voulions pas être pris à nouveau dans une nasse.
- Je propose que nous filions, dit Loup Solitaire. Si jamais nous sommes découverts, séparons-nous et tentons de brouiller les pistes... Apparemment, c'est moi qu’ils veulent, donc, si nous nous séparons, je les attirerais vers moi !
- Pas question ! Fit Oeil de Loup. Ou alors je viens avec toi !
- Ce n'est pas le moment de discuter ! Leur rappelai-je. D'accord pour se séparer, mais on se retrouve où ?
Loup Solitaire hésita un instant, promena son regard sur le port, puis tendit le doigt en disant :
- Là ! Dans ce minaret, mais surtout, après le coucher du soleil !
- Pourquoi spécialement a cette heure ? Demandai-je.
- Après le coucher du soleil ! Avant nous risquons de croiser un des prêtres qui viennent appeler à la prière du soir...
- C'est risqué, mais on n’a pas le choix ! Fit Oeil de Loup.
- Au cas ou l'un de nous ne serait pas au rendez-vous... Que les autres n'attendent pas, et rentrent au pays...
- Ça n'arrivera pas, dis-je. Plus pour me rassurer que pour convaincre les autres. Je ne tiens pas à mourir ici...
- Moi non plus ! Dit Loup Solitaire. Allons-y !
Et nous nous mîmes à courir en direction des caisses. A chaque foulée, je m'attendais à entendre les cris des soldats, mais rien n'arriva, et bientôt, nous pûmes reprendre notre souffle, à l'abri précaire des caisses en bois.
Soudain, Loup Solitaire leva la tête, puis nous poussa dans un renfoncement en nous faisant signe de nous taire... J'entendis les pas d'un cheval et le piétinement d'une troupe. Des mots furent échangés, puis le cheval s'éloigna. Loup Solitaire soupira :
- Nous sommes bloqués ! Un soldat garde l'entrée de la ruelle !
- Un seul ? Chuchota Oeil de Loup.
- Je ne vois pas bien...
- Attendez, si je monte sur les caisses je devrais pouvoir me faire une idée de la situation...
- D'accord, Loup Noir, mais fais attention !
Je me débarrassai de ma cape et de mon épée, tendis le tout à Oeil de Loup, qui me fit la courte échelle, et je me glissai à plat ventre sur le sommet d'une caisse, en remerciant le ciel qu'elle fut fermée. Puis, prudemment, j'observai les alentours :
Les cavaliers que nous avions entendus se trouvaient à environ une vingtaine de mètres sur ma gauche, ils fouillaient des tas de filets en piquant dedans avec leurs lances.
Sur le quai, derrière moi, des soldats à pied ratissaient les bords du quai. Ils venaient de découvrir l'endroit nous avions repris pied, et cherchaient maintenant à remonter notre trace, cela devenait serré...
Tout à coup, j'entendis quelqu'un se racler la gorge et cracher...
Une sueur froide m'inonda des pieds à la tête, et je sentis l'interieur de mes mains devenir moites, lorsque je compris que je surplombais un soldat en faction... Je glissai aussi silencieusement que possible sur mon ventre, m'approchai du rebord de la caisse et regardai en bas :
Un soldat se trouvait là, derrière la caisse où nous nous abritions. À moins de soixante centimètres de mon visage...
Cet imbécile était juste devant la caisse qui faisait face à l'entrée d'une ruelle qui s'enfonçait dans la ville... Le déloger de là n'allait pas être simple...
Je m'offris un dernier coup d'oeil, et redescendis de mon perchoir encore plus silencieusement que je n'y étais monté. Une fois en bas, je relatai à mes camarades ce que j'avais vu, et le pétrin dans lequel nous nous trouvions...
Loup Solitaire secoua la tête et se retint de jurer. Puis il s'approcha du coin de la caisse et passa la tête dans l'angle, avant de se rejeter en arrière : Le soldat était bien là !
Pendant ce temps, je réfléchissais à toute vitesse, cherchant un moyen de nous en sortir, mais je n'en trouvai pas...
Puis Loup Solitaire se retourna vers nous: il avait trouvé une solution!
- Juste devant l'ensemble de caisses, dit-il à voix basse, il y a une caisse isolée, avec une jarre à son sommet, je vais faire tomber la jarre de l'autre coté de la caisse. Le garde va probablement l'entendre, et il ira voir. A ce moment-là, il faudra courir vite et le plus discrètement possible vers la ruelle... Compris ?
Je fis signe que oui, Oeil de Loup aussi, et nous nous préparâmes...
Je me glissai derrière Loup Solitaire et regardai par-dessus son dos, dans l'encoignure de la caisse. Je vis la caisse et la jarre en question. Puis je sentis que Loup Solitaire lançait sa force psychique vers la jarre. Et lentement, je la vis glisser sur sa base, jusqu'au rebord extérieur de la caisse. Loup Solitaire reprit son souffle, nous fit signe, et relançant sa force, fit tomber la jarre qui s'écrasa au sol dans un grand bruit.
Immédiatement, le soldat quitta son abri et courut voir ce qui avait fait ce bruit (vacarme). Dés qu'il eut tourné au coin de la caisse, nous nous élançâmes...
Nous avions à peine parcouru les deux tiers de la distance que j'entendis le garde crier.
- Halte ! Halte ! Les voilà, ils sont là ! Arrêtez-vous !
Evidemment, nous ne tînmes pas compte de cette injonction, au contraire, nous accelerâmes le pas et nous nous engouffrâmes dans la ruelle pavée.
- C'est loupé ! Fit Loup Solitaire.
- À la première rue transversale, je m'écarte...
- Vu ! Bonne chance !
Nous courûmes ainsi sur une bonne centaines de mètres, derrière nous, les soldats s'étaient lancés à notre poursuite, par chance, les cavaliers ne s'étaient pas engagés dans la ruelle, trop basse et trop sinueuse pour leurs bêtes.
Quelques mètres plus loin, une autre ruelle coupait la nôtre, je me jetai dans la partie gauche, et m'abritai derrière un tonneau, l'épée en main...
Une poignée de secondes plus tard, la meute de soldats dépassait ma cachette sans m'apercevoir... J'attendis qu'ils fussent tous passés, attendis encore un peu d'éventuels traînards, puis sortis de ma planque. J'allai jusqu'à l'entrée de la ruelle et jetai un coup d'oeil à droite et à gauche... Rien.
Je m'engageai dans la ruelle en face et parcourus quelques mètres avant de m'arrêter pour écouter... Rien, parfait.
Je croisai successivement deux autres rues avant de m'arrêter à nouveau. J'avais décidé de retourner sur les quais, voire de me cacher à bord de la Suraiya en attendant le coucher de soleil... C'était certainement le dernier endroit où ils pouvaient s'attendre à me trouver, et où ils iraient chercher...
Je descendis prudemment la ruelle ombrée, en direction du port, puis je m'arrêtai à quelques pas avant de franchir le porche ombragé qui ouvrait sur les quais ensoleillés. Avant de m'exposer, je désirais prendre quelques précautions Je ne sentais rien de mal, mais je préférais me méfier. Je remontai la rue sur quelques mètres, avant de trouver ce que je cherchais :
Une ruelle venait se greffer à la mienne, et sur cette ruelle donnaient plusieurs façades de maisons. Sur l'une d'elle, je trouvai suffisamment de prises pour grimper sans trop de difficulté, et me hisser sur le toit plat. Je parcourus quelques mètres en me courbant, pour ne pas me faire voir des autres maisons, et en essayant de ne pas faire trop de bruit en marchant.
Puis j'arrivai au bord du toit() et, m'accroupissant derrière le rebord du mur qui faisait office de balustrade, je jetai un coup d'oeil prudent sur la place : A priori, vide !
Je me découvris un peu plus et regardai attentivement : Rien !
Ils devaient tous être aux trousses de Loup Solitaire et D'Oeil de Loup. Pourvu qu'ils puissent leur échapper !
En attendant, je cherchai un moyen rapide de descendre de mon observatoire :
Un mètre plus bas, se trouvait une tonnelle recouverte par une toile de voile et des branches séchées... Serait-ce assez solide pour amortir ma chute, et qu'y avait-il en dessous ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais je sautai quand même... Par bonheur, la toile fut assez solide.
Mais quand j'atterris, j'entendis des exclamations de surprise. Je roulai sur moi-même, m'agrippai au rebord de la toile et me glissai dans le vide :
Deux vieillards aux cheveux blancs, enveloppés dans d'amples vêtements colorés, qui étaient en train de boire tranquillement un étrange breuvage, me regardèrent avec étonnement, puis disparurent à ma vue lorsque je lâchai le bord de la toile.
J'atterris sur mes pieds et fis un roulé-boulé. Puis je me relevai, saluai les deux vieillards penchés à leur balcon et repris mon chemin.
J'avais à peine fait une dizaine de pas, lorsque j'entendis des cris et vis, à vingt mètres devant moi, un groupe de soldats Vassagoniens. Un cavalier se détacha du groupe et se lança à ma poursuite. Je tournai les talons et pris quelque distance... si je pouvais m'emparer du cheval...
L'idée germa, je dégrafai ma cape et me retournai, faisant face au cavalier qui arrivait sur moi en brandissant son sabre.
Lorsque il ne fut plus qu'a quelques mètres, je me jetai brutalement sur sa droite, et lançai ma cape... J'aurais voulu le faire tomber de cheval, pour pouvoir m'emparer de sa monture, mais je calculai mal mon geste, et mon manteau Kaï s'enroula autour de la tête du cheval...
Surpris, aveuglé, ce dernier se cabra brusquement, dérapa sur le dallage du port, et retomba sur le dos, écrasant son cavalier... Loupé ! Tant pis pour le cheval !
Je m'écartai de l'animal à terre et repris ma course en jetant de temps en temps des regards en arrière... Si je ne trouvais pas une solution rapidement, ils allaient me rattraper ! Mais aussi étaient-ils planqués auparavant ? Je ne les avais pas vu depuis le toit !
Je tournai à droite et repris la ruelle précédente, la remontai, les soldats sur mes talons. Puis je pris à gauche, une rue plus large, bousculai quelques passants, me fis insulter et grimpai, quatre à quatre, une volée de marche séparée en leur milieu par une rampe métallique.
Je débouchai comme un diable hors de sa boite, sur une petite place coulait une fontaine. De l'autre coté de la fontaine, une autre rue. Je traversai la place en courant, des femmes se voilèrent le visage à ma vue et se rejetèrent dans l'ombre des portes. Je slalomais entre des groupes d'enfants qui jouaient par terre avec des billes d'argile. Dérapai sur l'une d'elle et tombai par terre. Je me relevai rapidement. Un des soldats s'approchait de moi. Je tirai mon arme et d'une botte entre les deux yeux, lui appris à garder ses distances...
Sans prendre garde à la panique que je venais de déclencher, je m'engageai dans l'autre rue. Je devrais pouvoir semer mes poursuivants...
Las ! Moins d'une dizaine de mètres après son début, la rue se terminait en cul-de-sac. Et cette fois, il n'y avait pas assez de prises pour grimper, et pas d'autres issues... Je sus ce qu'il me restait à faire...
Tranquillement, je tirai ma dague de main gauche, affirmai ma prise sur mon épée, et me campant au milieu de la rue, attendis les Vassagoniens de pied ferme...
Dés qu'ils arrivèrent, je me jetai sauvagement sur eux... Ils étaient armés essentiellement de lances et de hallebardes, qui sont parfaites pour tenir un ennemi à distance, mais qui se révèlent inefficaces lors d'une mêlée comme celle que je leur offrais...
Frappant des deux mains, à droite et à gauche, j'étendis quatre soldats et en blessai un à la gorge, à cette occasion, je perdis ma dague... Mais je continuais à combattre, frappant d'estoc et de taille, repoussant l'ennemi devant moi et le gênant dans ses manœuvres. J'étais presque parvenu à sortir de la nasse, lorsque un officier se jeta sur moi, parvint à immobiliser mon bras et à y enfoncer une aiguille en cuivre... Je hurlai sous la douleur, balayai l'officier d'un revers de la main, et lui fis griller la cervelle en me servant de ma puissance psychique... Il en serait quitte pour une semaine de migraine...
Enfin, je parvins à me dégager et repartis en courant par là où j'étais venu...
Mais quelque chose n'allait pas, je sentis mes jambes flageoler... Arrivé en haut de l'escalier, je trébuchai, heurtai la rampe de plein fouet et dégringolai l'escalier en roulant sur moi-même.
Arrivé en bas, je tentai de me relever, en vain. Je vis une femme me regarder avec terreur, puis la rue se mit à tourner et à prendre des angles impossibles et je sombrai dans le néant...

Voilà, corrigé et mis au temps approprié.
Les notes en italiques sont des suggestions pour éviter les répétitions.

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MessagePosté: Dim Juin 19, 2005 7:09 pm 
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LE TYRAN DU DÉSERT VII

Citation:
Lorsque je revins à la conscience, j’étais allongé sur le dos, les mains non liées.
L’air autour de moi était frais, un peu humide.
J’attendis que ma nausée se dissipe un peu, puis j’ouvris les yeux :
Pas brillant !
Je n’avais pas souvent été en taule, mais je savais reconnaître un cachot quand j’en rencontrais un ; c’était malheureusement le cas aujourd’hui :
Une petite pièce d’environ trois mètres sur deux, voûtée, humide et fraîche.
Dans un des murs de la cellule se trouvait une porte. Fermée, bien évidemment…
Dans le mur opposé à la porte, s’ouvrait un petit soupirail, à peine suffisamment large pour laisser passer ma main…
Je m’assis sur le banc de bois scellé au mur et me mis à réfléchir…
diable pouvaient bien être passés Loup Solitaire et Oeil de Loup ? Nous n'étions pas dans le même cachot, cela ne pouvait signifier que deux choses :
Soit ils étaient vivants et en cavale, soit ils étaient morts...
Dans ce (dernier) cas, pourquoi ne pas m'avoir tué moi aussi ?
Il y avait aussi une autre possibilité : Ils avaient été capturés vivants eux aussi !
J'en étais là de mes spéculations, quand le judas de ma cellule fut tiré de côté.
La trogne basanée du geôlier apparut dans l'ouverture, il me jeta un regard mauvais avant d'éclater d'un rire gras :
- Alors, on est réveillé ? Patience on va bientôt venir s'occuper d’vous !
- Pourquoi suis-je prisonnier ? Je fais partie d'une mission diplomatique ! Mes compagnons et moi venions signer un traité de paix !
Il se mit à rire de plus belle et répliqua :
- Parc'que c'est l’bon plaisir du Zakhan ! Mais ne vous bilez pas, d'ici à ce soir vous s’rez tous sortis. Not' Seigneur a prévu quelque chose de spécial pour vous trois au coucher du soleil ! En attendant, prend toujours ça !
Et il cracha. J'évitai de justesse l'immonde glaviot, et répliquai d'un coup de pied dans la porte, ce qui n'eut d'autre effet que de faire redoubler son rire.
Puis il referma le judas, et j'entendis ses pas et son rire s'éloigner.
Ainsi donc, mes deux amis étaient vivants. Intéressant !
Peut-être même étaient-ils retenus prisonniers non loin d'ici. Il fallait vérifier !
Je m'approchai de la porte et, exerçant une poussée sur le volet du judas, je le fis glisser sur ma droite. Puis, je jetai un coup d’œil au dehors :
J'aperçus un long couloir sombre, chichement éclairé par des torches de poix fixées aux murs. De l'autre côté du couloir, presqu'en face de ma cellule, se trouvait une autre porte semblable à la mienne. Le judas en était aussi poussé, et j'aperçus une vague forme qui regardait elle aussi.
Je tentai aussitôt d'attirer son attention :
- Hé, psst !
L'autre tourna aussitôt son visage dans ma direction, et à son regard acéré, je reconnus immédiatement Oeil de Loup. Quand il me vit, il sourit tristement et me dit :
- Salut ! Ça va ?
- Ça pourrait être pire ! Depuis combien de temps es-tu là dedans ?
- Je ne sais pas, quelques heures, ou plus... On perd vite la notion du temps ici...
- Loup Solitaire est avec toi ?
- Non, il est dans la cellule à côté (voisine). Ils l'ont enchaîné !
- Pourquoi ? Qu'a-t-il fait ?
- Tout à l'heure, il a fait semblant d’être malade, et quand les gardes sont venus voir, il les a agressés et en a tué un avec le tabouret de sa cellule. Les autres se sont jetés sur lui... et je crois bien qu'il en a mordu quelques uns !
Voila une réaction qui ne m'étonnait pas du tout de la part de Loup Solitaire !
- Cela a dû être une belle bagarre ! Dommage d'avoir loupé ça ! À ce sujet, comment vous ont-ils capturés ?
- Cela n'a pas été simple ! Mais ils ont fini par nous coincer à un angle de rue. On en a tué un grand nombre, mais ils nous ont endormis à l'aide d'une fléchette empoisonnée ! Quand on s'est réveillés, on était ici ! Et toi ?
- Sensiblement la même histoire, mais je te raconterais les détails un autre jour.
À ce moment, un bruit de chaîne parvint de la cellule voisine.
- Oeil de Loup ? A qui parles-tu ?
- A Loup Noir, il est prisonnier lui aussi !
Loup Solitaire resta un moment silencieux, puis il demanda :
- Je suis resté longtemps dans les pommes ?
- Peut être une heure...
- Mais à la fin. Demandai-je. Que nous veulent-ils ? Et pourquoi sommes-nous en taule ?
- Je l'ignore ! Répondit Oeil de Loup. Mais...
Une lanière de fouet vint claquer contre le judas, coupant la parole à mon ami.
Puis le geôlier fit son apparition dans mon champ de vision :
Un gros lard crasseux et puant, suant comme s'il était fait en suif. Il enroula la lanière de son fouet, et menaça Oeil de Loup :
- Silence, Porc du Nord ! Tu f'rais mieux d'économiser ta salive (ton souffle) pour implorer la pitié du Zakhan ! T'en auras b'soin ce soir à la cérémonie ! Et toi c'est pareil mon agneau. Dit-il en se tournant vers moi. Economise ta salive !
Puis il se mit à me reluquer de manière obscène et dit :
- R'marque, si t'es gentil avec moi, y'a p't être un moyen de... Et il se gratta l'entrejambe.
Je ne pris pas la peine de répondre. Je me contentai de lui cracher dans la gueule.
Je le touchai en pleine face. Il se jeta en arrière comme s'il avait été brûlé, puis il hurla une série d'horribles jurons Vassagoniens, heureusement incompréhensibles.
Puis il me menaça de son fouet et gronda entre ses chicots noirâtres :
- T'as de la chance ! Le Zakhan vous veut en bonne santé ! Sans ça...
Et il tourna les talons et repartit dans le couloir sous les sifflets de mes deux amis.
Puis Oeil de Loup dit :
- Bon ! Je crois qu'on devrait penser à essayer de foutre le camp ! Non ?
- Cela s'impose ! Je ne sais pas quel genre de cérémonie nous attend, mais je doute que ce soit à notre goût !
- Tu as un plan ? Demanda Loup Solitaire.
- Non, et toi ?
- J'ai souvent été en taule, je connais bien la question. D'abord, il faudrait attirer le gardien dans la cellule, et après, couic !
- C'est un peu primaire. Commenta Oeil de Loup.
- Plus ça l'est, mieux c'est !
- Et comment fait-on pour l'attirer ? Demandai-je naïvement.
- Tu pourrais mettre le feu à la porte de ton cachot, en te servant de la paille...
- Il n'y a pas de paille !
- Simule une maladie ou… Non, ça ne marchera pas deux fois !
- De toutes façons, j'ai déjà essayé ça plusieurs fois. Je ne suis pas crédible !
- Quand ils viendront servir la soupe...
- Tu crois qu’ils vont nous nourrir ?
Pendant que Loup Solitaire cogitait dans son coin. Un embryon d'idée commençait à germer dans un recoin de mon cerveau :
Parfois, lorsque je suis en grand danger. Je peux arriver à me servir de cette énergie qui dort en chaque être vivant, et que les magiciens appellent Energie Astrale, et à la projeter sous la forme d'un éclair ou d'une boule, comparable à la foudre. Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais servi volontairement de ce pouvoir. Je n'avais même pas envisagé d'essayer de le maîtriser...
Je m'approchai à nouveau du judas et demandai à Oeil de Loup :
- Combien y a-t-il de gardes dans ce couloir ?
- Trois ! Moins celui que Loup Solitaire à tué...
- Il reste deux !
- Exact, mais ils ne sont pas toujours ensembles... Quelle est ton idée ?
- Je vais tenter de défoncer la porte, une fois dehors, je devrais m'occuper des gardiens... S'il n'y en a que deux, c'est réalisable !
- Certes oui ! Mais pour la porte ?
- Je vais me débrouiller... Vous feriez mieux de reculer au fond de vos cachots, je ne sais pas ce qui peut arriver...
- Ils t'ont laissé tes armes ? Demanda Loup Solitaire.
Je m'examinai rapidement : Les Vassagoniens m'avaient tout pris : Mon or, mon épée, et tous mes objets personnels, par chance, ils m'avaient laissé mes bottes !
J'avais pris pour habitude de toujours garder dans une de mes bottes, voire dans mes deux, de quoi pallier à des situations délicates :
Ainsi le talon de ma botte gauche cachait une petite lame en acier, souple, mais extrêmement tranchante. Je m'en servais parfois, lorsque on me ligotait, pour trancher mes liens. Mais, elle était bien trop fragile pour servir dans un combat. C'est pourquoi je gardais contre mon mollet, caché dans la tige de ma botte droite, un long poignard en argent très solide et très efficace...
Je me déchaussai rapidement et sortis l'arme en question de son fourreau.
C'était un objet magnifique, en argent ciselé, parfaitement équilibré pour le lancer. De plus, l'artisan qui l'avait façonné dans des temps anciens, l'avait doté d’un pouvoir, grâce auquel il ne manquait jamais sa cible.
Une chance que les Vassagoniens n'aient pas pensé à m'ôter les* bottes ! Avec ce poignard, je me sentais déjà moins démuni !
- Ça ira ! Dis-je. J'ai mon poignard ! Maintenant, reculez-vous !
Je m'écartai moi-même de la porte, d'un bon pas en arrière. Puis, fermant les yeux, je me détendis tout en essayant de me remémorer les diverses sensations que j'éprouvais lorsque je lançais ce sort. Exercice difficile, vu que je n'avais jamais utilisé ce pouvoir consciemment !

Cela commença d'abord par une série de picotements dans la main droite, partant du poignet et remontant dans les doigts. Puis les picotements redescendirent dans la paume de ma main. Je compris que je tenais le bon bout et je me concentrai davantage.
Bientôt, ce fut ma main tout entière qui fut prise de picotements, suivie bientôt par mon avant-bras...
J'avais l'impression qu'une colonie de fourmis avait élu domicile dans tout mon avant-bras, ma paume, et mes doigts. Puis il me sembla que mon bras gonflait et devenait progressivement plus chaud... Je fermai le poing avec difficulté, comme pour y garder la chaleur. Je ne sentis plus le contact de mes doigts...
C'est à ce moment-là, que je perçus le crépitement...
J'ouvris les yeux, et regardai mon bras :
Des étincelles couraient sur toute sa longueur, depuis l'épaule, jusqu' au poignet !
Me concentrant encore, j'augmentai le nombre d'étincelles... Puis subitement, je sentis quelque chose de brûlant dans ma paume. J'écartai les doigts par réflexe, et m'aperçus que toutes les étincelles convergeaient vers une petite boule lumineuse nichée au creux de ma main. Lorsque j'ouvris les doigts, la boule commença à grossir et à devenir plus lumineuse, m'éblouissant presque et chassant les ombres de la cellule. Je refermai vivement les doigts, tendis le bras vers la porte et ouvris la main...
Un éclair lumineux jaillit de ma paume et frappa la porte du cachot... Je fermai instinctivement les yeux pour me protéger.
Le bruit qui s'ensuivit est impossible à décrire : craquement, déchirure, chat qu'on écorche vif...
Quand je rouvris les yeux, il n'y avait plus trace de la porte. Le chambranle était noirci et déchiqueté, les gonds, arrachés du mur, gisaient noircis et tordus au milieu du couloir...
Je tombai à genoux, les jambes et le souffle coupés. Des gouttes de sueur tombèrent de mon front tandis que je reprenais mon souffle (ma respiration)...
J'avais ça en moi ?
Ce fut la voix de Loup solitaire qui me tira de ma torpeur :
- Ce n'est pas le moment de t'endormir, les voila !
Péniblement, je me remis debout, les jambes flageolantes, et tirant le poignard de ma ceinture, je fis quelques pas hors de ma cellule.
Les deux gardes attirés par le bruit arrivaient en courant. Dés qu'ils me virent, debout au milieu du couloir dévasté, ils roulèrent des yeux incrédules et se jetèrent à l'attaque :
Le premier, s'arrêta à quelques pas de moi et sortit un fouet de sa ceinture, la lanière lui glissa des mains. Pas dangereux pour le moment.
L’autre, plus avisé, restait un peu en retrait derrière son complice. Il porta à sa bouche une courte sarbacane et tira. Je fis un pas en arrière, et la fléchette passa à coté de moi. Je lançais alors le poignard vers l’homme, qui s’effondra.
La lanière du fouet de l'autre garde claqua, et m'entailla profondément la joue. Je reculai sous le choc, tandis qu'un feu froid se répandait dans la partie gauche de mon visage.
Pas grave !
Le fouet siffla une seconde fois, et me cingla les flancs.
Le garde leva son arme une troisième fois et l'abattit derechef.
Cette fois, j'étais prêt.
Au moment où la lanière tomba sur moi, je levai le bras pour m'en protéger. Elle s'enroula autour de mon avant bras. Je me saisis du morceau de cuir, et tirai de toutes mes forces...
Le garde, déséquilibré, fit deux pas en avant afin de retrouver son aplomb.
Je le cueillis d'un direct à la mâchoire, mais malheureusement, mon bras droit, qui était aussi mon bras d'arme, était immobilisé par la lanière du fouet. Mon coup de poing n'eut pas tout l'impact souhaité... Le garde chancela quand même, et lâchant l'autre bout du fouet, il porta la main à la poignée d'une courte épée qui pendait à sa ceinture.
Pivotant sur ma jambe gauche, je lui envoyai un coup de pied au visage.
Cette fois-ci, le choc fut plus violent, il tomba à la renverse, laissant tomber par terre son épée. Il roula sur le côté pour se relever, et tendit la main en direction de son arme.
D'un bond, je fus sur lui, lui écrasant la main avec le talon, tandis qu'avec l'autre pied j'expédiais l'arme à l'autre bout du couloir.
Puis je me mis à genoux sur son dos, enroulai la lanière du fouet autour de son cou et serrai…
Je l’entendis gargouiller, cracher, puis ses vertèbres craquèrent…
Fini
Je m'approchai alors avec précaution de l'autre type :
Mon poignard était enfoncé jusqu'à la garde dans sa poitrine, une grande tache rouge auréolait sa tunique et s'étendait rapidement...
Touché en plein cœur ! Il n'en avait plus pour très longtemps...
Loup Solitaire me tira de ma contemplation morbide :
- Les clefs ! Prends-lui les clefs !
Fouiller un cadavre n'est jamais très gai, mais fouiller un agonisant, c'est pire !
Quand je repris mon poignard, l'homme gémit une dernière fois et rendit son dernier souffle.
Je fouillai alors rapidement les poches de sa tunique, le délestai de son or et de son arme :
Une épée courte légèrement recourbée, et très tranchante. Je connaissais ce type d'épée, les Vassagoniens appelaient ça un Khandjar. Ce type d'arme est parfaitement adapté aux combats en intérieur où une lame plus longue handicaperait l'escrimeur.
- Alors quoi ? Demanda Loup Solitaire. Tu rêves ?
Je fouillai rapidement l'autre bonhomme, mais ne trouvai pas de clefs.
- Comment ça ? Tonna Loup Solitaire. "Pas de clefs !?"
- Exactement !
- Voila qui est très ennuyeux ! Commenta Oeil de Loup.
- Que va-t-on faire ? Demandai-je.
- Va voir au poste de garde ! Proposa Oeil de Loup.
- Et essaye de récupérer nos armes ! Rajouta Loup Solitaire.
Tout en bougonnant, je me dirigeai vers l'unique porte des cachots. Le sortilège m'avait en partie vidé de mes forces, et la courte lutte n'avait rien arrangé, j'avais du mal à reprendre mon souffle, et ma joue commençait à me faire souffrir !
Arrivé à la porte, je jetai un coup d’œil dans la pièce qui se trouvait derrière :
Personne.
J'entrai. Au fond de la pièce, il y avait une autre porte avec un judas. Je le fis coulisser doucement et regardai : d'autres cachots !
Dans le mur à ma gauche, une grille, ouverte, donnait sur un couloir en pente, aussi sombre que les autres. Je m'y engageai sur la pointe des pieds.
Je parcourus une dizaine de mètres, l'air était plus étouffant que dans les cellules en bas, je transpirais abondamment.
Devant moi, le couloir se divisait en deux parties. A gauche, une porte en bois. A droite, une grille, fermée, et derrière la grille, un escalier obscur descendait vers les profondeurs...
Je n’aimais pas l’idée de devoir descendre, aussi me tournai-je vers la porte de gauche…quand je sentis que quelqu'un approchait, et n'allait pas tarder à ouvrir...
Sans chercher à comprendre, je fis volte-face et retournai m'abriter derrière un pilier du couloir que je venais de quitter. Au même instant, la porte s'ouvrit, laissant le passage à quelques personnes. Je retins mon souffle...
Deux soldats apparurent dans mon champ de vision. Ils soutenaient un jeune garçon en le tenant sous les épaules. Derrière eux, venait un gardien, un trousseau de clefs à la main !
Les deux soldats s'arrêtèrent, le gardien leur passa devant et ouvrit la grille.
Puis le trio descendit l'escalier. J'entendis les cris du gamin, suivi des rires gras des soldats et du garde. Je serrai plus fort la poignée de mon arme, nul doute qu'il devait y avoir une salle de torture là-dessous ! Je grinçai silencieusement des dents. Ce n'était pas le moment de jouer au héros ! Si on me découvrait, j'étais bon pour retourner dans un cachot !
Du temps passa, puis j'entendis les soldats remonter. Ils riaient très fort. Le gardien les accompagnait et referma la grille, tandis que les deux soldats s'éloignaient. Pas maintenant.
Une fois la grille refermée, le gardien traversa à nouveau le couloir et referma l'autre porte derrière lui.
Je laissais échapper un soupir. Plus personne ! Je sortis de ma cachette et me dirigeai à pas de loup vers la porte. Elle n’était pas complètement fermée, aussi me risquai-je à jeter un coup d'oeil à l'intérieur :
La pièce était en partie éclairée par des lampes à huile. Dans mon champ de vision, je vis le gardien en grande discussion avec les soldats. À son ton, je devinai qu'il devait essayer de leur vendre quelque chose. J’écartai un peu plus la porte et écarquillai les yeux : c’était mon équipement !
Le garde poursuivait son marchandage, quand un des soldats finit par dire :
- Maouk a dit que le Zakhan veut les Hommes du Nord vivants et entiers, avec toutes leurs affaires ! Si le sergent te surprend... Shandzar, tu es bon pour le pal !
- Au diable le sergent, Maouk, le Zakhan et tous les autres ! Ces Hommes du Nord sont tellement riches que même leurs armes sont en or !
Je sursautai. Shandzar venait d'exhiber le fourreau incrusté de pierreries qui abritait le Glaive de Sommer, il le présenta aux deux soldats.
- Tu te vois avec une arme pareille ? Regarde la facture, c'est incroyable de finesse !
Et il sortit le glaive de son fourreau...
A peine l'eut-il en main, qu'un éclair d'énergie enveloppa la garde de l'épée. Il y eut un craquement sonore. Shandzar poussa un cri et tomba à genoux en étreignant son poignet :
Le Glaive venait de lui faire sauter la moitié de la main !
Impressionnés, les deux soldats firent un détour pour aller ramasser Shandzar. Ils le prirent chacun par une extrémité, et sortirent de la pièce tout en jetant des regards méfiants au Glaive qui avait glissé sur le sol non loin de là.
J'attendis quelques secondes, ouvris la porte en grand, puis entrai.
Je fis quelques pas dans la pièce, et m'agenouillai pour reprendre le Glaive.
L'énergie qui avait amputé le gardien était toujours présente au sein de l’arme : un halo doré entourait la lame de l'épée et de temps en temps un arc d’énergie remontait** de la pointe au pommeau.
Je pris respectueusement le Glaive dans mes mains, et appliquai mon front contre la lame tout en prononçant des paroles d'apaisement...
Je sentis une onde de chaleur m'envahir et chasser ma fatigue et ma lassitude.
Je portai la main à ma joue : il n’y avait plus aucune trace de la balafre causée par le fouet. De même que toutes les autres petites coupures, contusions et courbatures. J'étais comme neuf !
Je me relevai et rangeai le Glaive à l'intérieur de son fourreau. Aussitôt, le halo disparut, et le glaive et son fourreau reprirent une apparence ordinaire.
L'oreille aux aguets, je fouillai sommairement la pièce à la recherche de bricoles pouvant être utiles. Je retrouvai les clefs que le gardien avait perdues, les armes de mes deux compagnons, mais pas nos affaires de voyage. L'épée de Loup Solitaire était cassée à vingt centimètres de la garde.
Je ramassai le tout et en fis un paquet que je chargeai sur mon dos, je saisis aussi une arbalète qui traînait là avec un carquois de carreaux. Puis je sortis de la salle de garde.
Une fois dans le couloir, j'hésitai sur la direction à prendre. En fait, j'avais très envie de voir où le jeune garçon avait été emmené...
La présence d'un gamin de son âge en ces lieux avait quelque chose d’inhabituel et me donnait des frissons d’horreur…
Il faut vous dire qu'au Sommerlund, les enfants ne vont en prison qu'à partir de la majorité, et les châtiments corporels sont extrêmement rares. En revanche les petites corvées sont monnaies courantes... On est très libéral vis-à-vis des enfants dans mon pays...
Finalement je me décidai et allai ouvrir la grille !
Je descendis un escalier et arrivai à une sorte d'antichambre sombre.
Je ne m'étais pas trompé quant à la nature des activités souterraines de cet endroit :
De l'autre côté de la porte me parvenaient des hurlements de terreur et les gémissements des suppliciés...
Je posai mon paquet par terre et chargeai un carreau dans l'arbalète. Deux tours de manivelle plus tard, elle était prête a tirer et moi aussi.
D'une poussée, j'ouvris la porte de la salle de torture et entrai en coup de vent.
Au bruit, deux personnes se tournèrent vers moi :
Un grand gaillard tout noir tenant un grand sabre levé au-dessus de sa tête, et un autre type, plus commun.
A leurs pieds le gamin que j'avais vu tantôt... enchaîné et un bras posé sur un billot ! Mon sang ne fit qu'un tour...
Le bourreau fit un mouvement dans ma direction, le sabre toujours levé. Son assistant me désigna et baragouina quelque chose dans sa langue...
Le bourreau se réveilla soudain et tendit tous ses muscles pour abattre son sabre...
A la même seconde j'écrasai la détente de l'arbalète...
Le carreau fila en tournoyant vers la poitrine du bourreau et s'y enfonça jusqu'à l'empennage. Sous le coup, l'homme fut projeté en arrière et lâcha son sabre qui rebondit sur le sol.
Sans réfléchir, je balançai violemment mon arbalète sur ma gauche, dans l’angle mort de mon champ de vision.
Il y eut un choc, et un homme armé d'un long couteau s'écroula par terre.
Lâchant l'arbalète, je tirai mon épée, car l'assistant bourreau se dirigeait à présent vers moi avec un Khandjar dans une main. Certainement pas pour me l'offrir en cadeau de bienvenue !
Je me mis en garde. Les deux mains tenant l'épée relevée, les jambes fléchies, prêt à esquiver dans un sens où dans l'autre.
L'autre se tenait à bonne distance de moi, faisant sauter son arme d'une main dans l'autre.
Il cherchait la bonne ouverture...
Nous nous observâmes ainsi de longues secondes, puis, je lui laissai voir une ouverture.
Il s'y précipita aussitôt et frappa en direction de mon flanc. En même temps que lui, je fis un petit saut en arrière, et frappai au crâne... il s'écroula, le front fendu de haut en bas jusqu'à hauteur des yeux.
Je repris ma garde, et tournant sur moi-même, je vérifiai qu'il n'y avait plus personne dans la pièce Rassuré sur ce point, je pus m'occuper du gamin.
Il ne devait pas avoir plus de dix ans, les pieds nus, des vêtements sales et en mauvais état.
Il me regarda approcher du billot l'épée à la main, avec dans les yeux, l'air de se demander ce qu'il allait se passer.
Regard de la poule pour le renard qui vient de tuer la belette.
J'inspectai les côtés du billot, et trouvai l'endroit la chaîne était scellée dans le sol.
Je fis signe à l'enfant de s'écarter, et levai le Glaive de Sommer au-dessus de ma tête.
Je sentis son pouvoir passer dans mes bras, et je frappai la chaîne de toutes mes forces.
Le maillon céda, et le gamin tomba à la renverse. Il se releva en se massant le poignet et me regarda, l'air de plus en plus circonspect.
- Hé bien... Merci ! Finit-il par dire. Mais pourquoi avez-vous fait cela ?
- Ça, vraiment je me le demande ! Répondis-je en Sommerlundois.
A la tête du petit, je devinai qu'il ne comprenait pas ma langue, aussi lui répondis-je en Vassagonien :
- Tu es un peu trop jeune pour devenir manchot !
- Mais pourquoi m'avez-vous sauvé ? Vous êtes un Rhumis !
"Rhumis" était le nom que les Vassagoniens donnaient à tous ceux qui n'étaient pas de leur culture -ce qui faisait beaucoup de monde vous pouvez me croire-
- Est-ce que cela a vraiment beaucoup d’importance ?
- Non, excusez-moi ! Dit-il. Je devrais plutôt vous remercier de m'avoir tiré de ce mauvais pas. J'ai bien cru que j'allais être manchot pour le reste de ma vie ! Mais apparemment, ce n'était pas écrit pour aujourd'hui... Grâce à vous chevalier ! Ajouta-t-il.
- Ça va ! Lui dis-je. Laisse tomber les mercis, nous ne sommes pas encore sortis d’affaire ! Dis-moi plutôt pourquoi tu es ici. Tu as chipé un fruit à un commerçant ?
- Non. Fit-il avec une trace d'orgueil, j'ai volé des bijoux !
- Ah ?! À*** qui ?
- À une des femmes du sérail !
- Ah !?Et ils voulaient juste te couper un bras ? Je croyais que les hommes n'avaient pas le droit d'entrer dans le sérail, sous peine de perdre la tête !
- C'est vrai, mais ils ne m'ont pas attrapé dans le sérail...
J'appréciai la nuance à sa juste valeur, et commençai à le regarder d'un autre oeil. S'il était parvenu à entrer et à sortir de l'endroit le plus inaccessible du palais, il y avait peut-être une chance pour qu'il nous fasse sortir de l'autre endroit inaccessible du palais.
Après tout, toutes les prisons se ressemblent...
- Et vous, Chevalier, qu'avez-vous fait pour être ici ?
- Je l'ignore totalement ! Et ne m'appelle pas Chevalier, je n'en suis pas un !
- Qu'est-ce que vous êtes alors ?
- Plutôt une sorte de moine... Je m'appelle Loup Noir ! Dis-je en lui tendant la main.
Après une seconde d'hésitation, il me la serra en disant :
- Ma mère m’a appelé Qacim.
Je devinais sans mal qu'il était orphelin, les rues d’Holmgard étaient pleines, elles aussi, de ces petits mômes qui n'avaient que la vie pour tout bien, et qui vivaient de ce qu'ils pouvaient chiper par-ci, par-là. Ou qui parfois s'organisaient en petites bandes, dirigées par leurs aînés.
Qacim faisait visiblement partie de la seconde catégorie.
- Serais-tu capable de nous faire sortir d'ici ? Moi et deux de mes amis ?
- C'est possible, mais il nous faut faire vite, la sieste est bientôt terminée, les gardes vont reprendre leurs activités.
- D'accord ! Viens par ici !
Remontant l'escalier, j'entraînai Qacim à ma suite vers les cellules.

Correction et remise du temps de narration au temps adéquat
Les termes en italiques sont des suggestions d'emploi de termes plus spécifiques ou permettant d'éviter une répétition
* Penser à m'ôter mes bottes => pléonasme=> si on enlève les bottes à quelqu'un, c'est généralement les siennes
** par convention pour les armes blanches, le pommeau est la base et la pointe le sommet. Donc "remontait" est incorrect. Je suggère => irradiait
*** Les accents sur les majuscules sont considérés comme fautes par la typographie nationale (France)
Remarque : sauf dans le cas d'une citation on n'utilise pas de majuscules après un deux poits ( : )

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