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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Mar Nov 20, 2018 3:18 pm

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 Sujet du message: Vae-primat
MessagePosté: Jeu Nov 04, 2004 7:18 pm 
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Une histoire banale

Sur la colline, une blanche maison,
dans la cour, pavée, la blanche Mânon.
Une vision brève, un coin de bonheur,
puis l'homme arrive et c'est l'horreur.

Sans honte il fauche et tout détruit,
ce qui était mon refuge, mon nid.
Depuis lors je pleure et j'enrage
que ce butor m'ait pris en otage.

Le temps passe, ma peine augmente
la douce Mânon, la nuit me hante.
Mes recherches, un jour, ont abouti,
j'ai pu mettre la main sur ce bandit.

A sa vue, toute raison s'égare
et là, aussitôt c'est la bagarre.
Puis, d'un coup, d'un seul, sa vie s'arrête
Mânon est vengée, rien ne regrette.

Ce matin, le gardien me réveille
la justice a tranché, c'est pareil !
Une vie pour une vie, c'est la coutume
ce soir mon bonheur sera posthume.

__ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __

Nostalgie.

Toujours cette même rue
aussi blanche que le sel.
Le même chemin morne
et je rêve d'être loin.
Une rue qui se prolonge
un horizon qui s'ouvre
et une vie qui s'annonce
plus belle pour demain.
Au loin je rêve de toi
qui es restée au pays.
Là-bas j'ai laissé mon coeur
ici, je construis ma vie.
Toujours la même rue
Aussi noire de charbon
le même chemin morne,
je rêve de ma maison.
Sur la colline en fleur
j'y ai laissé mon coeur.
La nostalgie me poursuit
demain je rentre au pays.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Celles qu'on laisse.

Maintenant on vous tient la main,
Aujourd'hui vous ne dites rien
Même les mots ne peuvent sortir
Avant vous étiez tout sourires
N'est-ce là que vos seuls désirs
Savoir où nous allons partir?
______________________________

Un sentiment

Ayant décidé de chercher,
Midi à chaque clocher,
où pouvait-il se cacher
Unique désir du passionné
Ruiné par tant d'années
Etait-ce moi qui était la
Durant ces années d'interim
Pourtant j'ai été mis Ko
Car jamais je n'aurais pu
De ma mémoire t'enlever

- - - - - - - - - - - - - - - - -

Une Rencontre

Dans ma nuit d'errances
plus rien ne me séduit
et mon coeur balance
un mur j'ai construit

Elle me regarde
et elle me sourit
Sitôt je m'hasarde
bientôt je la suis

Dans la nuit blafarde
un rayon a surgi
Le mur se lézarde
et l'amour l'a franchi

- - - - - - - - - - - - - - -

déclaration

Tu es l'amour de ma vie
Ça semble un peu banal
Mais tous les jours je le vis
Et c'est déjà pas si mal

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

L'ami.

Parce que rien ne vaut le cœur qui bat,
Les yeux qui pleurent l’ami qui s’en va.
La douleur est là mais point de grands cris,
Un silence de mort, il est parti.
L’horrible mal a, petit à petit,
Tout consommé et enlevé ta vie.
Le souvenir des jours heureux revient,
La mémoire n’est fidèle en rien,
Et les grandes joies des jours passés
Par le malheur sont vite effacées.
On s’est pourtant si souvent affrontés
Pourquoi la vie nous a-t-elle séparés ?
Je n’ai rien pu faire pour te sauver,
Toi qui, pour moi, avait tout sacrifié.
C’est pourquoi souvent je pense à toi,
Toi, le seul ami sincère, Papa.

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Dernière édition par Vae-primat le Mar Nov 30, 2004 11:11 pm, édité 2 fois.

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MessagePosté: Mer Déc 01, 2004 6:16 pm 
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Le Rêve

Je rêve d'un monde qui serait meilleur,
Où nous serions tous frères et soeurs.
Où tous les gens crieraient je t'aime,
Au lieu de comparer leur haine.
Cette ombre noire qui tenaille l'esprit
Et qui en chaque chose obscurcit
La beauté et la flamme de la vie.
Que ne suis-je roi pour la bannir
Depuis le temps qu’elle fait souffrir.
Et je pleure, et j'implore cette auguste grâce,
Qu’un jour un dieu ne retrouve ma trace.
Car je suis perdu au fond de ce puit
Où tout n'est que frayeur et ennui.
Et du fond des temps un souvenir surgit
Qui remplit l’espace et nous éblouit.
Chargé de grâce malgré la maladresse
En quelques vers retrace toute la détresse.
C’est de quelques vers que la mémoire décore
Un triste épisode qui nous hante encore.
Mais ce temps maudit est depuis révolu
De ce bel amour que l’on a perdu
Restent les cendres d’un rêve brisé
Un souvenir, un temps passé.
Rions ensemble de ce pauvre fou
Qui un jour croyait avoir tout perdu
Car aujourd’hui le bonheur l’inonde
De se retrouver auprès de sa blonde.
Que de temps perdu avant de la trouver,
Celle avec qui, je peux tout partager
Et mes rires, et mes joies et mes rêves secrets
Elle est à mes côtés, efface mes regrets
D’un simple sourire elle balaie les nuages
D’un geste gracieux arrête les images
Mais l’astre du jour ne peut attendre encore
Et aux premiers rayons, elle s’évapore.
Me laissant seul au fond de ce puit
Là où personne n’entendra mes cris,
Mais j’ai confiance car dans la nuit
Tant que le cœur bat, c’est que l’on vit..

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MessagePosté: Jeu Déc 09, 2004 4:00 am 
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La Déclaration

La douce nuit, inexorable, sur le monde descend
Tandis que, dans le cœur, monte ce noir sentiment.
Cette haine que l’astre du jour fait encor pâlir
L’ombre de la nuit, du souvenir, la fait ressurgir.
Cela fait longtemps mais c’était hier pour toi,
Lorsque le noir destin ce sale tour te joua.
C’était un matin calme, la route était claire.
A tes côtés, ta compagne rit,
Elle sait qu’elle va donner la vie.
Ton cœur déborde, le soleil luit
Jamais tu n’avais vu, aussi belle, la vie.
Soudain, dans le calme, un horrible bruit
La triste détonation d’une vile carabine
Qui projette au loin une balle assassine
Un choc léger, le drame s’est produit
Qui plongea ta vie dans l’éternelle nuit
A la vue de ta compagne qui sourit
Tandis que, de son corps, la vie fuit
En un mince filet de sang vermeil.
Tu aurais voulu, à ce moment, en faire pareil
Que mourir, avec elle, aurait été plus doux
Que de vivre aujourd’hui avec ces remous
Car depuis ce souvenir t’assailles
Quoi que tu fasses et où que tu ailles
Qu’as-tu fait pour mériter cela ?
Tu étais un bon mari, tu aurais été un bon papa.
Mais le destin te poursuit et en cela tu le sais
Que ce souvenir ne s’effacera jamais.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, même si tu ris
Tu sais que ton cœur est à jamais aigri.
C’est pourquoi au cœur de la nuit tu pleures
Ce sentiment que tu ne peux montrer dehors
Car un homme se doit de se montrer fort
Même si tout cela, pour toi, n’est qu’un décor
Ayant perdu ton âme, tu n’es plus qu’un corps
Qui s’agite pour oublier cette horrible mort.
Tu attends cependant cette terrible amie
Qui par charité mettra fin à ton agonie
Tu n’as plus de but, et tu erres sans fin
Dans ce monde ingrat qui t’a tout pris
Saches qu’il te reste toujours une amie
Et que pour apaiser, un peu, ta douleur
Il suffit que tu lui ouvres ton cœur
Elle pourra ainsi faire ton bonheur
Si d’aimer tu es capable encore

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Dernière édition par Vae-primat le Jeu Jan 13, 2005 9:26 am, édité 1 fois.

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MessagePosté: Mer Jan 12, 2005 5:08 am 
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Ma fille

Pour continuer à sourire,
Continuer à la faire rire.
Passer des longs moments,
La regarder dormir.
Se dire que maintenant,
C’est elle l'avenir
Les ombres du passé,
Auraient bien du plaisir
Si elles pouvaient casser,
Ces nouveaux souvenirs
Par les rideaux mal fermés
La lune, curieuse, est entrée
Cet adversaire coriace
S’est faite amie loquace
Et éclairant le tableau
Relève ce qui est beau.
Les ombres du passé,
Fantômes décharnés,
Reculent effrayés,
Par autant de beauté.
Je la regarde dormir,
Elle a un grand sourire
Elle semble me le dire,
C’est moi ton avenir.

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MessagePosté: Mar Jan 18, 2005 6:41 am 
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Ce n’est pas si mal

Putain de vie, saleté de destin
Qui se répète sans qu’on y puisse rien
Quel péché faut-il encore expier
Pour ce démon enfin expulser ?
N’ai-je pas assez payé de débours
Pour calmer ce destin au dessin si obscur ?
Pourquoi vouloir punir cet adolescent
Si confiant et qui, de la vie, tout attend ?
Si un dieu existe, il doit être bien retors
Pour s’en prendre à celui qui n’a pas de torts.
Je suis coupable de lui avoir appris la vertu
Car dans ce monde, son cœur se trouve à nu.
Pour ce combat qui aujourd’hui à peine commence
Tu auras, pour toi, une toute petite chance.
Ton père y est passé, il connaît le chemin
Tant qu’il pourra, il te tiendra la main.
Malgré les coups du sort, garde le sourire
Quoi qu’il arrive, n’oublie pas d’en rire.
Tes amis te plaindront, tes ennemis riront
Mais dans le fond, très peu te comprendront.
Que de savoir le tien brisé, mon cœur se serre
Je ne voudrais pas que la vie te rende amer
Certains diront « T’es jeune, tu oublieras !»
Mais la vie, elle, te le rappelleras.
Ta force, mon fils, à ne jamais oublier :
Les fautes du passé, n’empêchent pas d’avancer.
Puis un jour, comme tu le fus pour moi
La vie t’offrira un nouveau combat
Et dans ces yeux, ce jour-là tu verras
Que la vie, dans le fond, c’est pas si mal que ça.

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MessagePosté: Mer Fév 02, 2005 4:38 pm 
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Un petit bonjour

Le soleil s’est levé
C’est une belle journée
On dirait une pub télé
On va bien se marrer.
Et d’un coup, le ciel n’est plus
Il faut appeler le SAMU
Le monde s’est retourné
Le drame est consommé.
Des voix qui parlent dans le noir
Des voix qui parlent d’espoir
J’aimerais bien savoir
Quels sont ces devoirs.
Et dans le corps qui s’éveille
La douleur est sans pareil
Qui monte et qui descend
Au rythme de mon sang
Dans le noir une lumière tressaille
Dans le corps, la douleur tenaille
Le praticien, fiévreusement travaille
Il doit réussir, vaille que vaille
C’est ma vie qui est dans ces mains
Je ne le saurais que demain
Sur ce il n’y peut rien
Il n’est que médecin.
La nouvelle tombera enfin
Ce ne sera pas mon destin
Je pourrais reprendre ma vie
Au fond la mort est une vieille amie
Elle est juste passée dire bonjour
Je ne lui échapperais pas toujours.
Mais pour le moment c’est le soleil
On ne se sent plus pareil
Lorsqu’on a vu l’autre quartier
La vie on peut mieux apprécier.

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MessagePosté: Jeu Fév 03, 2005 1:50 pm 
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Un étrange délire

Le bip régulier, soudain, a changé
Un cri strident vient de le remplacer.
C’est à ce moment qu’elle est entrée,
S’est assise prés de la cheminée
M’a juste regardé et m’a souri
Les ombres viennent à l’hallali.
Elle a des cheveux blonds, tressés, bouclés,
Des rayons de soleil en plein été.
Ses yeux sont d’un bleu si clair et si pur
Que des cieux on peut en voir l’azur.
Une bouche mince et purpurine
Qu’un pétale de rose on s’imagine.
Sa peau est si blanche et si fine
Que les veines, dans les bras, s’y dessinent.
Ses vêtements sont blancs et transparents
Que cela en est presque indécent.
Elle est d’une beauté si sombre et rare
Devant son sourire, ma raison s’égare.
Au loin, on crie un nom, pas le mien
Tendrement elle me prend la main.
Son contact, si froid et glacial
Transmet une chaleur animale
Douce et brûlante à la fois.
Elle demande pardon, je ne sais pourquoi.
Un choc, un flash, un coup
Près d’elle, je suis debout !
Mais sa main a lâché ma main
« Monsieur ? Monsieur, tu vas bien ? »
« Ouf ! Ça va ! Il revient »
Je n’étais pourtant pas bien loin.
La lumière est revenue,
L’étrange dame a disparu.
Etait-ce un rêve, une réalité ?
Etrange délire en vérité.

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MessagePosté: Mar Fév 15, 2005 10:29 pm 
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Un amour, rien de plus

Si d’un mot, je devais te résumer
C’est force qu’on devrait te nommer
Car pour pouvoir me supporter
Je ne sais ce que tu as enduré.
Ta plus grande qualité
C’est douceur, sans hésiter
Et je ne peux que constater
Que je ne pourrais m’en passer.
Quand le matin, je te vois dormir
C’est ta beauté qui me fait bondir
Et, souvent sans réfléchir,
Je caresse tes doux cheveux.
Tu me regardes de tes beaux yeux,
Je sais que je suis heureux.
De cet amour sans aucune mesure
Parfois je n’en ai nulle cure
Pourtant je t’aime, et tu le sais
Que je ne m'en lasserai jamais

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MessagePosté: Jeu Fév 24, 2005 4:04 pm 
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un petit délire en honneur de Gaara :lol:

L'ermite

Enfermé dans sa tour d'ivoire
affecte de ne pas voir
du monde, les préoccupations
mais seulement son inaction
face à tous ces événements
auxquels tu réponds présent
Mais il en est un qu'on ne peut taire
C'est ton anniversaire
Ça ne changera pas le monde
Ça ne changera rien du tout
Même si tu le trouves immonde
Ça ne change rien du tout
Et pour que cela change
Il faut changer ta vue
Pour sortir de la fange
Il faut que le monde mue.
Il suffit pas de constater
Il faut aussi savoir agir
Cela te permettra d'aimer
Ceux que tu t'efforces d'hair.
En cela tu changeras le monde
En cela, il changera beaucoup
Tu feras partie de la ronde
De ceux qui peuvent tout.

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Dernière édition par Vae-primat le Lun Mai 23, 2005 10:33 am, édité 1 fois.

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MessagePosté: Lun Mar 07, 2005 11:30 pm 
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Le billet

Ce matin j'ai pris le bus
parce que la voiture ça pollue
j'avais 20 euros, pas plus
c'est assez pour un bus qui secoue
mais le chauffeur n'a pas aimé
que je n'ai pas de monnaie
Sur le trottoir je suis resté
j'étais tout tristounet
Le patron, pas conciliant
prépare mon licenciement
Quand arrivent tout contents
des volontaires entreprenants
Pour dix euros vous sauverez
des emplois, vous le savez?
Le mien sans doute? Et il m'explique:
Non, certes! Mais en Afrique
avec 10 euros on peut
faire déjà quelques heureux
Moi je suis sur le trottoir
mais cela n'a rien à voir
Moi je n'ai pour toute fortune
qu'un billet et pas de thunes
à glisser à ce chauffeur idiot
qui me fait perdre mon boulot
Mais gardons le sourire
Il y en a qui sont bien pire
Des gens qui n'ont dans leur veston
que de très gros biffetons
Ceux-la ne pourront, cela est sûr
prendre le bus, je vous l'assure.
Et pour bien faire la nique
passeront les vacances en Afrique
Y laisserons leurs biffetons
que jamais nous ne verrons
Nous les nantis du système
qui n'avons aucun problème
Si ce n'est de prendre le bus
on ne demande rien de plus
Mais cela est encore trop
lorsqu'on a que 20 euros

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MessagePosté: Mer Avr 13, 2005 10:20 pm 
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Ce soir

Ce soir c'est dîner aux chandelles,
Musique douce
Et lumières tamisées,
Ce soir il l’attend, Elle,
Celle qui lui a tout donné
Et qui n'a rien reçu
de ce vieux coeur fou,
Fatigué de battre la chamade
Chaque fois qu'elle plonge
ses yeux dans les siens
Comme pour le guider, en songe,
vers cette lumière qui émane d'elle.
Ce soir le vampire est amoureux
Il ne mordra pas sa proie
Ce soir il est mordu
Ce soir il est perdu
L'amour l'a rendu fou
Et pour un instant de félicité
Il abandonne son immortalité
Pour gagner, près de sa dulcinée
Un instant d'éternité
Ce soir il va lui dire
Ce soir il va mourir
Pour celle qui est sa vie
La seule qui ait compris
Que vivre sans amour
C’est mourir chaque jour
La nuit fut sa compagne
De fureur, de cris, de hargne.
La lune, son ultime amie,
Qui saigne et qui prie
Dans un ciel noir de jais,
Connaît ses regrets
De ces meurtres infâmes
Qui lui ont gagné les flammes.
Mais c'est un enfer odieux
Loin de son rire mélodieux
De ses cheveux soyeux
Brillant de mille feux
Sous le soleil radieux
Se levant le matin
Et retirant sa main
De ce corps merveilleux
Qui le rend si heureux
Cette nuit c’est la dernière
Il n’a pas droit aux prières
Qui ouvrent le paradis
Dont il garde le mépris
De l’avoir laissé, seul, désespéré
Pendant ces longues années
Trois siècles et des poussières
Pour enfin voir la lumière
Ce soir il est épris
Ce soir il a compris
C’est dîner aux chandelles
Pour elle qui est si belle
Et qui ne saura qu’à l’aurore
Combien il l’aime encore

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MessagePosté: Ven Avr 15, 2005 5:24 pm 
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Un combat vital

Un petit soir calme, sur la vaste plaine,
Frémissante, face à face ; la haine.
Les bataillons démoniaques se mettent en place
La mort, sur l’échiquier, ses pions déplace
En de longs rangs, serrés et aguerris
Ils défient, en hurlant, leurs ennemis.
Le clan n’a pas tellement le choix
C’est gagner ou mourir au combat
Paysans armés de piques et d’épées
Contre démons de géhennes oubliées
Des armes, en ces mains mal assurées,
Hardiment, ils affrontent leur destinée.

Tels des loups hideux surgis de la nuit,
Tuant et pillant, n’ayant aucun répit,
L’immonde horde noire au clan s’en est prise
La vie, sur ces terres, ne lui est plus permise.
Rassemblant le courage des quelques survivants
Le chef exhorte, il faut aller de l’avant
Et sur l’herbe rare, par le soleil brûlée,
Le sang coulera dans l’horrible mêlée.
Il faut que, sur la plaine, ils les retiennent
Dernier rempart contre cette vile barbarie
Pendant qu’au loin, femmes et enfants prient
Pour que, à ces héros, leur soit laissée la vie

La terre tremble, la nature a ses doutes
L’horrible engeance charge, pour ouvrir la route
Telle une marée noire sortie d’un enfer négligé,
Vomie par des dieux impies aux atours profanés
Son seul but est de réduire cette vie au néant
Partout où elle passe, il n’est plus rien de vivant
Le heurt est violent mais le clan tient bon
La mort, dans les rangs, s’en vient chercher ses dons
Dans le choc des épées et des chairs tranchées
Et les boules de feu par les mages lancées
Dans les corps meurtris et les membres agonis
La sombre dame vient réclamer son prix

C’est une question de vie et au cœur de la bataille
Nos héros se défendent d’estoc et de taille
Dans le tumulte de l'atroce engagement
Une seule pensée, sauver femmes et enfants.
Sur la barricade de cadavres ensanglantés,
Tombant par dizaines sous les coups acharnés
Des quelques héros, par la mort oubliés,
Les monstres hideux sont encore repoussés.
Mais la mort est patiente et dans un coin attend
Que viennent à elle ses futurs enfants.
Le temps passe, femmes et bambins s’enfuient
Pendant qu’impassible, la lune éclaire la nuit

Pour un héros qui tombe, un autre le remplace,
Aux créneaux du bastion, il faut tenir la place.
Face aux assauts de cette immonde marée
Maintes fois repoussée dans cette épique mêlée
L’extrême vaillance des rudes paysans
Fait des merveilles en éclaircissant ses rangs.
Mais la horde est nombreuse et le clan est petit
L’issue sera connue avant la fin de la nuit
Les liches hideuses se joignent au combat
Auréolées de leur démoniaque éclat
Jetant leur noire puissance dans la balance
Pour que, en leur faveur, le sort change

Lorsque les ténèbres s’éclairent de feu et de braises
Jetant dans l’abjecte horde des foyers de fournaises
La victoire se tourne vers les nouveaux arrivants
Mêlant la gloire aux vaillants combattants
Redonnant des forces aux quelques survivants
Semant le doute parmi les infâmes assaillants.
L’attaque est si soudaine, si violente, si subite
Que la horde, surprise, flotte et prend la fuite.
Le clan est sauvé, on acclame les sauveurs
Aux braves tombés on rend les honneurs
La mort, dépitée, la plaine sanglante a déserté
La bataille pour la vie n’est pas encore gagnée

Il faut maintenant que la vie reprenne ses droits
Pour que le clan s’installe et y habite dans la joie
Les braves guerriers troquent leurs maigres parures
Leurs grandes épées et leurs sombres armures
Contre un soc, une bêche ou bien une charrue,
Domestiquer cette terre est une tâche bien ardue
Qu’en intrépides paysans, ils relèvent avec courage
Sur cette plaine où eut lieu l’indicible carnage,:
Bientôt la terre marqueront de leurs sillages
Une palissade s’élève pour ceinturer le village
L’horrible horde battue, l’avenir s’éclaire
Les dieux cléments ont entendu leurs prières.

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MessagePosté: Ven Juin 03, 2005 10:27 pm 
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Danse Salomé

Danse Salomé dans les petits faubourgs
Frivole et légère dans ses beaux atours
Accroche au détour le regard d'un roi
Allume dans ses yeux la flamme de l'émoi

D’une beauté sans failles, d’une jeunesse altière,
Danse, la belle Salomé, devant la cour entière.
D’un geste gracieux, fait s’envoler les voiles
Au festin des nantis, son beau corps dévoile

Mais l'apôtre fustige cette grâce indécente
Que d'un rire, à ces mots, répond l'insolente.
Mais le rire est forcé, son esprit est ailleurs
son sourire radieux l'a touchée en plein coeur

Les mots du prophète, son esprit, tenaillent,
Dans son cœur, de doux sentiments bataillent.
Que de braver l’interdit, le saint homme ne peut
Vaincre sur terre, la colère des cieux,

Que de noirs desseins son cœur se nourrit
Pour affront d’un refus, il paiera de sa vie
Les paroles du Seigneur, l’apôtre va répéter
Déclenchant les fureurs de la belle Salomé

Pour prix du plaisir, elle demanda la vie
Du seul qui ait osé entraver ses envies.
Le Baptiste mort, elle pourra sans remords
Se donner au roi, le combler de son corps

Toi qui, d'une danse, peut choisir son destin
provoquant la transe des convives au festin
que sa tête, en dessert, pour le désir de toi
sera servie, au festin, par ordonnance du roi

Danse donc Salomé, danse donc sa vie
Ton fantasme s'achève, sa danse est finie
Tes soupirs pourtant n'auront plus de repos
car ton coeur, avec lui, il emporte au tombeau

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MessagePosté: Lun Juin 06, 2005 9:26 am 
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Dum, dum, dum, dum

Dum, dum, dum, dum
Les sanglots longs des violons de l’Automne,
Blessent mon cœur d’une langueur monotone
Ces vers de Verlaine ont déclenché la fureur
Qui va libérer les peuples de l’envahisseur

Bam, blam, bam blam
Un déluge de fer et de feu s’abat sur le rivage
Par milliers, ces jeunes, se lancent à l’assaut
Par centaines, leur vie, laisseront sur la plage
Ils sont de l’étoffe dont on fait les héros

Boum, boum, boum, boum
En vagues héroïques sans cesse renouvelées,
Les troupes alliées sont, sur la côte, lancées,
Sous les coups de canons des défenses ennemies,
Pour libérer l’Europe de la barbarie nazie

Bam, bam, bam, bam
Sous les balles assassines et les bombes meurtrières
Les soldats de la liberté s’accrochent aux rochers
Pour en déloger bravement les immondes bannières
Que les peuples du monde ont tellement brimé

Bom, bom, bom, bom
Coule, sur la plage, le sang en ce jour funeste
Des jeunes héros dont on oublie le geste
Plantant avec courage la bannière étoilée
Sur les défenses ornées de la croix gammée

Dum, dum, dum, dum
Les années ont passé mais ne pourront ternir,
De l’ultime sacrifice, le douloureux souvenir
Sans cesse porté par les vagues d’une mémoire
Les remerciements de ceux qui vous doivent l’espoir

Dum, dum, dum dum
Les sanglots longs des violons de l’Automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone
Musique et vers, que de nombreux souvenirs
Que nous dédions aujourd’hui à ces valeureux martyrs

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MessagePosté: Mar Aoû 09, 2005 11:46 am 
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Priorité du coeur

Des enfants qui meurent au Mali
Et moi qui bois ma bière,
Indolence ?
Des bombes qui explosent à Londres ou Madrid.
Des centaines de morts
Et moi qui achève mon steak.
Indifférence ?
Des animaux qu'on décime,
Des forêts qu'on extermine
Et moi qui ronge ma mine.
Indolence ? Indifférence ?
Escalade des événements
Surexploitation des sentiments.
Sur le bitume, les traces de sang
Derniers vestiges du drame
Pour quelques dizaines de grammes
La mort de l’enfant
Fatalité !
Alors l'âme se met en grève,
L’esprit déserte ces contrées.
On se perd à contempler la beauté d'une fleur,
On imagine un monde de bonheur.
On se dit que la vie n'est qu'un leurre
Qu'on vit un cauchemar éveillé
Que la mort n'est pas une réalité
Et on s'élève au dessus de l'horreur
Pour contempler ce monde qui pleure
Qui désespère et qui meurt
Sans qu'on bouge un doigt.
Il y a tant de malheurs
Qu’on finit par ne plus avoir de coeur
Alors dans un effort suprême
Comme un chevalier de l'extrême
On allonge un bras indolent
Et d'un geste indifférent
On éteint cet écran sur le monde
Qui jour et nuit nous inonde
De ces cataclysmes immondes.
Et on se prend à rêver
Que rien ne s'est passé.
Que l'enfant rentrera
Qu'il nous sourira
On veut croire à ce leurre
Et on dépose la fleur
En même temps que le coeur.

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