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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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MessagePosté: Sam Oct 29, 2005 7:36 pm 
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MessagePosté: Mar Nov 01, 2005 4:18 pm 
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L'épitaphe

Sur une lande consacrée
Bordée d’une clôture boisée
Une cité de marbre délavé
Pour quelques passants prostrés

La mort, ici, règne en maître
Pour celui qui sous la stèle gît
Il n’a plus à bien paraître
Dans son dernier logis

Des vanités humaines il s’est complu
Pour finir dans un beau cercueil
Afin qu’il soit bien vu
Lors de son dernier accueil

Ici, parmi ses pairs
Tous aussi froids que lui
C’est l’éternel hiver
Un éternel ennui

Lui qui, de son vivant,
N’eut point le coeur ému
C’est ici, à jamais gisant
Qu’il en mesure l’étendue

Au loin un clavecin se démène
Jouant un air mutin
C’est une farandole qui emmène
Une bande de gamins

Riant parmi les stèles
Que des pieux jardinent
Avec beaucoup de zèle
Ils fêtent l’Halloween

De tous ces sombres caveaux,
Que la mort a scellé,
S’élèvent les oripeaux
Des morts ressuscités

Sauf un qui dans son coin
Attend un pieu pèlerin
Regardant anxieux au loin
Dans les brumes du matin

Mais nul ne viendra prier
Implorer ou danser
Son tombeau est oublié
Il l’a bien cherché

Par une vie de débauche
Sans aucune pitié
Pour ceux que le malheur fauche
Comme on fauche les blés

Ci-gît qui aima prendre
Du plaisir de la vie
Il n’avait de cœur tendre
Que personne ne l’oublie

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MessagePosté: Lun Jan 09, 2006 12:44 am 
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Un petit délire :mrgreen:

(Sur un air connu)

La smala

Ils sont venus,
Ils sont tous là
Dés qu'ils ont entendu ce cri:
Il y en a assez pour la famille.

Elle est venue, la smalaaaaaaa

Ils sont venus
Ils sont tous là
Même ceux du Sud de l'Abyssinie
Y a même Hassan de Djbouti
Qui a été expulsé pour l'occasioooooon
Tous les marmots jouent au poker
Essayant de plumer le pépère
Mais on la fait pas à la moukère
Qui dans son coin joue les cerbères
La Smalaaaaaaaaaaaa

Et on se couvre de baisers
Et on se tient, tous bien serrés
Chacun vérifiant ses poches
On se méfie jamais assez des proches
Et comme ils ont été bien sages
Ils ne se sont pas faits remarquer aux péages
Mais ont piqué l'autoradio
Du grand-oncle de Mogadiscio
la Smalaaaaaaaaaa


Et pour combler les chaises vides
On a reçu, pour l'entreprise,
Police, gendarmerie et les accises
Afin que tous les biens soient bien remiiiiiiiis
Depuis on a changé de quartier, de nom et de pédigrée
Il y en a qui pensent à l'étranger
Mais faut compter avec, la smalaaaaaaaa


Laaaaaaa smalaaaaaaa

On est content,
De la raccompagner,
On est tranquilles
Pour une annééééééee

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MessagePosté: Mer Mar 15, 2006 1:14 am 
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Les Forges

Comme des fantômes, dans l’atelier poussiéreux,
Voguent les souvenirs de ces jours heureux :
Dans l’allée obscure la fugace vision,
Nimbée par des jets d’acier en fusion,
De l’énorme gueule béante de la machine
Que de rudes ouvriers, à remplir, s’échinent.
Ces indomptables et farouches guerriers du feu,
Victorieux des sombres arcanes des cieux,
Avaient domestiqué ce moderne dragon
Qui, jour et nuit, crachait son poison.
Mais ses sourdes colères déclenchaient moins d’appréhension
Que n’en inspiraient les adroites manœuvres de la direction.
Après un mois de grève, la décision est tombée :
Les Forges fermeront pour la fin de l’année.
Et c’est ainsi, sur ce triste constat,
Que se termina l’épineux combat.
Aujourd’hui, dans les allées mornes et silencieuses,
On voit bouger les ombres fallacieuses
Jouant avec les rayons du soleil
Au travers des machines en sommeil.
Conséquence du silence des outils,
L’énorme monstre s’est désormais endormi
Emportant dans ses brumeuses illusions
Les rêves de prospérité de toute une région

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MessagePosté: Ven Avr 21, 2006 1:34 pm 
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Une brève aventure

Je traîne sur ce rivage
Un reste de mirage
Et j’écris sur cette plage
Les doutes de mon émoi

Je vois ces milliers d’étoiles
Posées sur ce grand voile
Et qui tissent leur toile
Au-dessus des toits

J’aperçois la lune
À travers la brume
Et je m’enrhume
En pensant à toi

J’entends dans le silence
Mon cœur qui bat et qui danse
Marquant la cadence
Au rythme de mes pas

Je vois, dans le jeu de l’onde,
D’une mer peu profonde,
Cet amour qui m’inonde
Et que tu ne partages pas

C’est le temps du repos
Le temps des rêves
Point n’est besoin de mots
Pour une aventure si brève

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MessagePosté: Jeu Juin 01, 2006 10:02 am 
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"Une brève aventure" en plus "explicite" :D

Une nuit tragique

Le coin est idyllique pour deux amoureux
La nature luxuriante leur a réservé un creux,
Une petite plage couverte de fin sable blanc
Où se retrouvent les langoureux amants.

Il attend, fiévreux, son imminente venue
En couvrant la plage, du nom de l’ingénue.
Leur rencontre est prévue sur la grève
Mais l’entrevue, tant espérée, sera brève

Le soleil couchant est témoin de l‘aveu
Que fait la belle à son candide amoureux :
- Je ne t’aime plus ! Va-t-en !
- J’en aime un autre et il m’attend !

Son amour, ce soir, se termine,
Sur cette plage clandestine.
Et, répondant à ces répliques assassines,
Le soleil, dans les flots, s’abîme.

Une explosion de lumière incendie les nuages.
Une traînée rouge sang s’étend jusqu’au rivage.
Le ciel se consume et se carbonise,
La mer s’enflamme et s’éternise.

De leur couple, la nature, pleure le deuil
De leur amour on prépare le cercueil
La froide déclaration l’a touché en plein cœur
Il ne peut que crier son nom, noyé dans les pleurs.

Le malheureux, tout à son infortune,
Ne voit pas se lever la blanche lune
Qui, précédée d’une fine nuée,
Arrive nimbée d’une nuit étoilée.

Des profondeurs des entrailles de la terre
Les ténèbres montent et, partout, s’insèrent.
Etendant doucement son voile noir,
L’obscurité conquiert son territoire.

Un manteau de silence recouvre alors le pays,
Juste troublé par un déchirant cri :
- Ciel plein d’étoiles, ciel couleur de la mer
- Qu’ai-je fait au destin pour qu’il me soit si amer ?

La lune argentée éclairant cette voûte noire
Essaye de calmer son immense désespoir.
Mais la douleur a brisé ce cœur romantique,
Qui plus jamais n’oubliera cette nuit tragique.

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MessagePosté: Mer Juin 07, 2006 12:54 pm 
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Domicile Adoré

C’est un employé malléable,
Un ouvrier corvéable,
Un citoyen respectable
Un père adorable

Il a fini sa longue corvée journalière,
Pour se détendre, il va boire une bière.
Une cigarette, une bière, une bière, une cigarette
Dans la fumée et l’alcool son esprit se délecte

Il parle haut, il parle fier, il parle fort,
Qu’il aborde la politique ou le sport.
Mais la boisson fait tanguer son horizon
Et l’alcool lui fait perdre sa raison

Et les propos s’envolent, les discours défilent
La voix s’élève, la discussion s’envenime
Et les mots se colorent, les gestes se lèvent
Les coups s’échangent, les gens se rangent

La bagarre est brève et inégale
Sur le trottoir le poivrot s’étale
Poursuivant, seul, la discussion
L’homme rentre à la maison

Domicile adoré,
Dont il est le roi,
Il s’écroule dans le canapé,
On est si bien chez soi

Mais l’enfant qui jouait
Vient perturber
Le repos mérité
De l’ouvrier aviné

Et l’homme est en colère,
L’esprit flottant dans la bière
Il n’entend pas la prière
Qu’émet le fruit de sa chair

Et la baguette siffle,
Et la baguette claque,
Et la baguette frappe
Et la baguette marque.

En un cinglant récital,
La baguette bat la mesure
Un trait rouge, un trait bleu, un trait noir,
Et la baguette se fait rasoir

Comme un maître de musique
L’homme fait valser la trique
Obtenant sur le dos de l’enfant
Des notes maculées de sang

Les coups pleuvent en tournante,
L’enfant supplie sous la tourmente
De cette affreuse symphonie
Et du maître qui la manie

Mais les pleurs n’arrêtent pas le bras
Du maestro inspiré par l’alcool
Et la symphonie s’envole
Jusqu’à ce qu’il soit las

Dans son coin, essayant de se protéger,
L’enfant n’a plus la force de crier
Il ne peut que subir
Cet étrange délire

Do Mi Si la Do Ré
Sur son dos sont gravées
Les notes musicales
De sa vie familiale

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MessagePosté: Jeu Aoû 31, 2006 4:43 pm 
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Buvons mes frères

Jeune et solitaire
Devant mon verre de bière
J'attends ma cavalière
Si belle et si fière

Mais je n'ai pas encore assez bu
Pour en voir toute la beauté,
Lorsque je serais fin saoûl
J'aurais moins de préjugés

Elle s'avance sur la piste
J'avale ma trappiste.
L'alcool monte au cerveau
Et me fait voir un monde nouveau

Tanguant sur des vagues invisibles
En évitant les écueils de ce bar
Je me dirige vers ma cible
Qui, en m'apercevant, se marre

Je m'étale à ses pieds :
C'est un insigne hommage
Que de prendre dans ses filets
Un boeuf de ce tonnage

Mais la belle n'en a cure
Et en tournant les talons
Ajoute à ma torture
De voir filer le thon

Que boire il faut, mes frères,
Le faire en dignité
Buvons donc nos bières
Buvons à satiété

:lol:

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MessagePosté: Mar Oct 17, 2006 7:27 pm 
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Attention! Exemple à ne pas suivre

Pour Oublier

Solitude, ce vide empreint de toi
Ton absence laisse mon cœur en désarroi
Mon cerveau bouillonne de pourquoi
Mes sens se souviennent de toi :

Du parfum enivrant de ta peau,
Du soyeux vaporeux de tes cheveux
De l’éclat tendre de tes yeux
Du son cristallin de ta voix

Dans mes yeux, ton image demeure
Sur mes lèvres, des tiennes, la saveur
Dans mes oreilles, ton rire résonne
Sous mes doigts, ton corps frissonne

Les souvenirs se mélangent en un tourbillon vorace
Ton absence les rend de plus en plus vivaces
La douleur, dans le cœur, se fait plus tenace
Un vent de folie, mon cerveau, menace

La douleur est trop grande
Et le froid de ton manque glacial
C’est trop de souffrance….
Il me faut un cordial.

De l’alcool pour embrumer le cerveau
Pour noyer, sous les flots, les souvenirs
De tous ces jours qu’on a vécu heureux
De ces rêves qui empêchent de dormir

Boire pour oublier la douceur de ta peau
Boire pour oublier la saveur de tes lèvres
Boire pour oublier le timbre de ta voix
Boire pour oublier la couleur de tes yeux

Boire pour oublier jusqu’à ton nom
Boire pour ne plus voir de demain
Boire pour échapper au chagrin
Boire jusqu’à toucher le fond

Et je bois pour oublier la peine
Mais elle augmente à chaque gorgée
Et je repense à ce triste matin
Où tu as changé ma destinée

Boire pour oublier mais les souvenirs remontent
Inondant ma mémoire en vagues récurrentes,
Des pensées affluent de l’inconscient
Rendant ton absence plus véhémente.

Dans un brouillard d’alcool, le moral au plus bas,
Une rêverie des plus folles et soudain Elle est là !
Toute nimbée des lumières de ce lieu de perdition
Elle répond à mes prières, noyées dans la boisson.

Elle est aussi belle que dans mes souvenirs
Mais nettement moins cruelle que mes désirs
Elle refuse délicatement tous mes arguments :
Elle a le beau rôle.. Elle a tout son temps.

Et si l’alcool maintient son image
Le cœur continue son naufrage
Jusqu’à ce que le soleil perce les nuages
Mettant fin à ce doux mirage

Et le matin me retrouve sur le trottoir
Avec cet immense désespoir
Que je n’ai pas su noyer……
Et je bois pour tout recommencer.

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MessagePosté: Mar Oct 31, 2006 5:10 am 
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[align=center]Dieu existe

Dieu existe, Je l'ai rencontré.
C'était un soir d'Avril, au comptoir d'un café
Il était un peu triste de ce que nous avions fait
De toute sa création et de tous ses bienfaits.

Il était un peu amer et, de toute la sincérité
Que donnent trois bières et un litre de saké,
Accoudé au comptoir, d'un ton las, il m'a affirmé
Qu’il se fichait de son oeuvre et de toute l'humanité

Il m'a dit : "De toi à Moi, penses-tu que je doive continuer?
Je sais que je t'en ai fait baver, mais ce n’est pas personnel.
Des millions d'autres gens souffrent et, moi, l'Eternel
Dans mon petit nuage bleu, je continue à jouer"

Il avait l'air sincère, alors j'ai hasardé:
"J'avais rien demandé, alors pourquoi me l'avoir volée?
Avec elle j'étais au ciel, j'étais heureux et comblé"
Il m'a regardé et a souri, et, là, d'un coup, j'ai compris

Que pour atteindre le paradis sur terre,
Il faut vivre avec un être aimé,
Dés lors dans les cieux on désespère
Qu'un jour on ne veuille y aller.

Et ce grand vieillard a peur de rester seul
C'est pourquoi sur les hommes, il étend son linceul
Afin que dans le froid et le noir
Se perpétue, dans les hommes, l’espoir [/align]

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MessagePosté: Jeu Nov 16, 2006 1:55 pm 
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De toi à moi

Dis-le avec des fleurs
Dis-le avec des pleurs
Dis-le avec le cœur
Dis-le encore et encore

Tu dis amour, fidélité
Et puis un jour tu t’es cassée
Tu as pris ma vie et mes désirs
Pour les disperser au vent des souvenirs

Je dis cœur, sentiment
Je ne voulais être qu’un amant
Pour te chérir et te combler
Dis-moi donc où je me suis trompé

Tu dis amitié, sincérité
Des mots qui se sont envolés
D’un vocabulaire trop subtil
Au gré de ton humeur versatile

Je dis vérité, lucidité
Pour les faits qui se sont passés
Mais point de réponse à mes questions
Et tout reste en suspension

Tu dis haine, hostilité
En souvenir du temps passé
De cette période que tu rejettes
De cet amour que tu regrettes

Je dis oubli, rémission
Faisons taire nos passions
Prenons chacun notre chemin
Rebâtissons notre destin

Dis-le avec des fleurs
Dis-le avec des pleurs
Dis-le avec le cœur
Je t'aime encore et encore

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MessagePosté: Sam Déc 02, 2006 8:42 pm 
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La main tendue

Blessé, meurtri mais debout,
Tu n’as pas réussi à me mettre à genoux.
Tu as pourtant tout essayé,
Les coups, les insultes, l’autorité

Tu voulais m’imposer tes lois,
Tu ne tenais pas compte de mes envies
Tu voulais m’imposer tes choix
Je voulais réussir ma vie

J’ai surmonté toutes tes barrières
J’ai renversé tous tes critères
J’ai aboli tous tes tabous
Je suis resté debout

J’ai dépassé la haine,
J’ai brisé mes chaînes
J’ai surpassé ton mépris,
Tu as enfin saisi mon cri

Un cri de liberté,
Un cri de dignité
Un cri d’humanité,
Le cri d’un révolté

Aujourd’hui tu as peur,
Même si je te tends la main,
Tu juges ma fureur,
Tu ne la ressens pas bien.

Je connais les fautes de tes pairs
Tu m’apprends les erreurs de mes frères
Je sais les péchés de tes amis
Tu vois les écarts de ma vie

On a pourtant le même horizon
On est pourtant très proches
Accordons-nous le pardon
Arrêtons les reproches

J'oublierai la souffrance
Mettrai de côté la vengeance
Essayerai la tolérance
Accepterai la différence

On finira par s’entendre
On finira par se comprendre
On finira par s’accepter
On finira par s’apprécier

Je te tends la main
Au dessus de cet écrin
Où dort le chérubin
Qui scelle notre destin

Pour lui, pour moi
Pour toi, pour nous
Arrêtons ce combat
Arrêtons ces remous

Je t’invite, viens !
J’efface le passé,
J’essuie mes larmes
Elles ont assez coulé

Pour la naissance de l’enfant
Pour cette joie d’être parent
Il faut, Père, que tu sois présent
La main tendue, je t’attends.

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MessagePosté: Lun Jan 01, 2007 12:50 pm 
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Divins desseins

Puissance d'un soleil mortel
Contre vies de dieux uniques.
Qui se réclament comme éternels
Surgis des tréfonds des peurs antiques

Violence gratuite de croyants impies
Célébrant des orgies sur des autels violés
Au nom rénommé d'anciens dieux qu'on oublie
Dans le sang, des civilisations, versé

Paroles creuses de faux prophètes
Se gaussant de l'art des gamètes
Le réduisant à un étrange jeu éspiègle
D'un dieu édictant ses règles

Mots communs sur papiers runiques
Eructant un flot des lois iniques
Vomitoire passif d'une réligion unique
Exutoire pour loques humaines cyniques

Dans un bain de sang innocent
Benissant un dieu tout puissant
Les hordes de l'ordre nouveau
Creusent, de l'Homme, son tombeau

À l'ombre de cierges éléctriques
Les foules de visages faméliques
Autour des tables de sacrifices antiques
Chantent les louanges d'un dieu unique

Pathétique Humanité,
Pourriture évoluée,
Qui reniant son triste sort
Provoque sa propre mort

Et dieu qui en rit,
Dans son paradis,
De tout ce qui vit
Meurt et on oublie

_________________
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Dernière édition par Vae-primat le Dim Mar 04, 2007 10:59 am, édité 1 fois.

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MessagePosté: Lun Jan 01, 2007 1:00 pm 
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Texte écrit en réaction au bombardement de citations bibliques (sur d'autres forums) censées apaiser l'âme torturée de votre dévoué vampire :mrgreen:
(à lire sur l'air de La Marseillaise)

Allons auteurs

Allons auteurs de poésie,
Sur ce lointain site arrivés,
Versifiez contre la litanie
D’une vérité qui est bafouée
Entendez-vous cette campagne
D’inutiles et vains débats
Qui viennent jusque dans vos rimes
Juger vos vers et vos ébats

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Qui veut nous faire une enclave
De prêtres d’un dieu conjuré ?
Qui veut mettre des entraves
Aux esprits ainsi libérés ?
Poètes ! Pour eux, ah ! Quel hommage !
Quels transports, vos vers vont exciter
C’est vous qu’on ose exhiber
De rendre aux anciens clivages

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Quoi ! D’ardentes prières
Suffiraient à la vérité ?
Quoi ! Les mots de naguère
Auraient toute priorité ?
Grands dieux ! Nos esprits enchaînés
Nos raisons sous Le Livre ploieraient
De sombres prophètes deviendraient
Les penseurs de l’Humanité ?

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Tremblez croyants devant ces perfides
Vous abreuvant de leur venin
Tremblez car leurs projets fétides
C’est de prendre votre vie en main
Tout homme se doit de combattre
Pour garder sa liberté de penser
N’ayez peur pour cela de débattre
Sur l’existence d’une divinité

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Poètes ! Forgez donc vos rimes
Ajustez vos vers avec passion
Dénoncez cet abominable crime
Contre l’Homme et sa raison.
Car les dieux imaginaires
De ces prophètes en haillons
Sont au cœur de toutes les guerres
Qui déchirent nos nations

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Amour sacré de l’Humanité
Conduis, soutiens nos cœurs vaillants
Liberté, Liberté de pensée !
Pour tous ceux qui sont croyants
Sous les auspices de la raison
Forgés dans le même sort
Défiant ces dieux de mort
Abolissons les religions

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

Nous entrerons dans une ère de paix
Quand les prophètes se seront tus
Nous aurons bonheur et prospérité
Lorsque ces faux dieux ne seront plus
Bien plus heureux et moins égoïstes
De nos vertus et nos préjugés
Que d’un vieillard avide et triste
Que l’Humanité l’ait oublié

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

De ce vieux Livre poussiéreux
Dont tu nous rabats les oreilles
Contant monts et merveilles
De ce que croyaient nos aïeux
Tu peux en faire un usage si net
Pour nettoyer la merde en ces lieux
T’en servir dans les toilettes
On ne s’en portera que mieux

Au Livre, Citoyen,
Tu prends tes citations,
Serments, sermons
Quelles sombres excuses
Pour rendre ta passion

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MessagePosté: Mar Jan 16, 2007 5:39 am 
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Viens l'ami

Viens l’ami ! Allons ! Viens donc t’asseoir !
Allons ! Faites-lui une place, là, au comptoir !
Holà ! L’aubergiste ! Qu’on lui serve à boire !
Je vais vous conter une bien triste histoire !

En ces temps là, on mettait le pays à feu et à sang
Sous les ordres déments d’un fanatique sergent
Allant d’Est en Ouest et du Nord au Sud
Nous guerroyâmes pour atteindre le but

Une petite ville nichée aux pieds d’une colline
Entre l’onde calme et la pente qui décline
Quelques maisonnettes, pas plus d’une centaine,
Disposées en rond, faisaient face à la plaine,

Montaient en estafilade le long du coteau,
Ou suivaient en cascade le cours de l’eau.
D’autres dispersées un peu dans le bocage
Donnaient une note paisible à ce beau paysage

Sur le versant, en rangs ordonnés,
Des épis de maïs fraîchement plantés
Sur les berges, quelques champs de blé,
Encadraient des prairies et un vaste verger.

C’est dans ce cadre de nature, bucolique,
Qu’on aurait dit un tableau idyllique,
Que se déchaîna la fureur diabolique
De notre fervent sergent fanatique

Au cri perçant de : Pour Dieu et le Roi !
Se mirent en route cavaliers et charrois
Prenant vitesse au cri de : Dieu le veut
La cavalerie alla buter les gueux.

Entrant dans la ville de tous les côtés à la fois
Les soldats du Christ ivres de sang et de goût de saccage
Se vautrèrent dans d’odieux viols et horrible pillage
Laissant dans leur sillage un spectacle glaçant d’effroi

Moins d’une heure pour faire de ce paradis
L’ignoble antichambre d’un enfer maudit.
Dans les décombres d’une petite maison
J’entendis les pleurs d’un petit oisillon

Ouvrant doucement le petit portail
Je découvris parmi les débris d’un vantail
Un petit bébé, qu’une petite fille toute rose
Serrait dans ses bras, lui chantait une berceuse

Survint sur les lieux le sergent fanatique
À la vue de la brune enfant angélique
Dans un grand éclat de rire sardonique
Accomplit le misérable geste satanique

La tête de l’enfant roula à mes pieds d’étain
Me regardant de ses beaux yeux émeraude
Des larmes coulaient encore toutes chaudes
De ces grands yeux désormais éteints

Depuis ce jour, je ne dors plus la nuit
Car ce regard, partout où que je sois, me suit
Implorant, d’une candeur d’enfant Yaqui
Les raisons de cette horrible tragédie

Je n’ai pas la réponse et aucun espoir
De mettre un terme à cet affreux cauchemar
C’est pourquoi tous les soirs dans ce triste bar
Je vous conte mon histoire en vous offrant à boire.

_________________
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Famille veut dire que personne ne doit être abandonné


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