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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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 Sujet du message: Fearon
MessagePosté: Lun Déc 20, 2004 10:20 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Autant entrer tout de suite dans le vif du sujet :

Mort

La mort, triste et froide, encore se morfond
Dans l'ombre de sa lumineuse soeur, la vie
Inlassablement elle lui obéit et c'est ainsi
Que nous périssons, frêle et chétive elle nous tue en son nom
La garce, sa soeur, nous insuffle sa flamme,
Demande à la douce froideur d'éteindre l'étincelle qui se veut âme
Ainsi de mort en vie, de vie en mort, que désespoir
Mais pour la glaciale tristesse, qu'est-ce que l'espoir ?

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MessagePosté: Mer Fév 02, 2005 2:55 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
tiens ça faisait longtemps


Histoires, contes et légendes de la souffrance ordinaire
Récits d'une vie en perdition, décadente
Petites haines sans conséquences, un peu d'air
Pour éviter d'enflammer cette colère ardente

Cris, stupeurs, pleurs, vicissitudes maladives
D'un cas non-exceptionnel, d'une sale âme
Qui trouve son exutoire sur ces tristes rives
Grises et mornes, images d'une vie et de sa trame

Rien de très inhabituel, juste une douleur
Un poignard s'enfonçant dans la chair cardiaque
Mal, par un paradoxe inconnu, incoercible

Il parait que la vie continue, que c'est moi l'erreur
Vaines explications ineptes d'humains maniaques
De l'apologie de l'hypocrisie, risible.

-----------

Je calomnie les serviteurs
De dieu et de satan
J'exulte de leurs tourments
Et affiche ces putains d'erreurs
Qu'ils cautionnent dans cette gène
Aujourd'hui, les brebis bêlent cette haine
De l'astuce, du perspicace et du savant
C'est l'apologie de l'ineptie, cri menaçant
Qui asservi ces vils humains
Et ces villes humaines
Et j'accuse que dans dix siècles
Quand l'intelligence ne sera plus qu'une hyène
Que le diable retrouvera son patronyme de malin
Et que l'humanité ne sera plus qu'un spectacle
Pitoyable et ridicule pour ces nouveaux chiens,
Les savants, ceux qui vous pisseront sur la gueule
Et je rirai bien !
Dans mon cercueil ténébreux,...seul...

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MessagePosté: Jeu Fév 03, 2005 7:03 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Regard perdu dans un songe
Absence limpide de l'autre
Manque ordinaire, souffrance habituelle
Mais quelle douleur !!!
Compagne hargneuse qui perce
D'atroces élancements
Dans les plaies ouvertes
Quand la fin devient mort
On ne voit plus que ce mal
Insidieux et haineux
Il consume vos espoirs
Et vous brise sans
Que vous n'ayez pu
Le...haïr...

------------

Souvenir d'un rire

Parfois l'on entend ce rire chanter
au coin d'une pittoresque rue
Alors qu'un clochard bourru
se remémore son premier baiser..

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MessagePosté: Ven Fév 04, 2005 8:45 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Bureau des réclamations célestes

Y'a-t-il un quelquonque cahier
De doléances pour âmes peinées
Un bureau d'réclamations divines
Qui traite dossiers en souffrances
Et procédures de mal d'être;
Avec un saint père pour gérer ce foutoir
Contrôlé régulièrement, un siècle sur deux,
Par les inspecteurs du très Saint-Pierre
Et que le premier qui lui jette sa pierre
Gagne un vertueux ticket "Paradise";
Et puis un tribunal d'exception
Où l'on verrait, pèle-mèle, des jurés
Parmi les plus grands torturés
Débattre lascivement des maux des autres,
Individus encore une fois mis d'côté
Sous la houlette de Gaby, Michou et Raphi
Les quatres autres ayant bien vite démissioné
"Remerciés" par un clairvoyant saint père.
Ce bureau sombre perdu dans la fourmilière
De la paperasserie sainte, céleste et divine
Serait, avouez-le, une sacrée farce du destin
Quel blagueur c'ui là, sous ses airs hautains !

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MessagePosté: Ven Fév 04, 2005 11:55 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Adieu Paradise

L'illusion se meurt
Le prestidigitateur a failli
Tout s'écroule en silence,
Les espoirs, rires lointains,
Se brisent sur les récifs
De l'absence et de la mort

Adieu Paradise

Tous s'en vont
La pièce est finie
Les rôles oubliés
Le rideau tombe

Adieu Paradise

C'aurait pu être sympa
Mais non, ce n'est pas.
On finit par se laisser aller,
Abandonner, vouloir plonger
Son âme aigrie dans le Lethé
Seul dictame semble-t-il

Adieu Paradise

Malgré ça on ne le fait pas
On s'accroche, on serre les dents
Et l'arrière train pour placer
Dans ces sombres lignes une note d'humour
Censer vous accomoder ce récit,
Ce spleen qui a mal d'être

Adieu Paradise

On n'oublie pas, pas encor,
Bientôt.., dans pas si longtemps...
Peut-être que...Si c'était possible que...

Adieu Paradise

Et là, on se retrouve, on ne sait pourquoi,
A crier de ses tripes : "Adieu Enfer"
Finalement, l'espoir c'est con
Mais, sans lui, que ferait-on ?

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MessagePosté: Mar Mar 01, 2005 9:42 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Larmes perdues, enfer titanesque
D'airain, d'oubli et de perversion
Un monde productivement paumé
Pataugeant allègrement dans la mare,
Remplie de canards couinant
A la cirrhose bien avancée,
De la méprise et de l'entreprise

Bruissement d'automatiques pas
Sur le froid et dur pavé, oublié
Têtes baissées, yeux rivés à coup de pub
De tentations multicolorisées d'inepties
l'homme est égal à lui-même, animal
Les neurones régulièrement, un jour sur deux,
S'agitent suivant la vénérée procédure
Longue programmation en bibin'air
Comme disait une pointe enjouée.
Ridiculement inepte, cette vie illogique
Que le pragmatisme ma thématique
Aurait déjà dû vertueusement condamner
A grand renfort d'élucubrations démonstratives
D'argumentations logiques, précises, concises
Enfermées ! Habituellement standardisées !
A ma plus grande surprise neurologique
Il n'en est infiniment...rien.

L'homme philosophe, écrit, dessine, peint,
Joue les artistes ( tous des planqués )
Et pourtant il ne voit et n'entend rien.
En paraphrasant Matthieu, l'homme au sein de l'esprit.
Esprit atrophié de l'humeur mâtinée de néant
Eve and Gill' auraient-ils tout dit ?
J'ai su, savait-il ?
Où n'était-il qu'un plagiaire ( ou plagiste ),
Au même titre que moi ?

si vous avez entendu les allusions pathétiques
A quelques sombres allégories paraboliques
Vous pouvez croire que non
Et dire non, c'est user la plus belle des syllabes
le oui n'est qu'un bêlement d'âne moutonneux
Nécrose de la sempiternelle vilenie
De la risible désinformation propagée
Par les potiches décérébrées qui ne savent
Que parer de leurs attraits pitoyables des conneries sans nom
Dites NON ! ( ou merde )

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MessagePosté: Dim Mar 20, 2005 3:47 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Enchevêtrement symptomatique de croix
Petites, grandes, vomissures rocheuses
De la froidure d'un sourire de concierge

Cet inepte qui d'un cierge ou deux
Efface vertueusement l'hérétique culpabilité
De n'être qu'un diabolique serviteur satanique
Pourriture blanchâtre de la psyché du bien-pensant
Ceux-là qui agitent leur charitable bonté
Quand leur pitoyable ego rit aux jeux de maux de Satan

Gerbes gastriques de l'hivernal floraison
Fleurs atrophiées, entassement fade et gris
Pilosité de la caillasse funéraire
Pétales abandonnés pour justifier l'abandon
D'une dépouille cadavérique de macchabée
Enfoui dans cette terre ignare et débile

Fantôme agonisant de la claustrophobie spirtituelle
Grisaille pluvieuse, larmoyant cercueil d'une croix de pierre
Jeu de mots bibliquement métaphorique
Cimetière, paradisiaque cimetière....





Les ombres chinoises de ma vie
Ne dessinent que chagrins et désespoir
Mon sourire ne semble qu'affreuse grimace
Ma verve, chaque jour, déverse
son galimatias de pensées insensées
Au nez imberbe de ces gens
Qui ne peuvent sentir l'entrevoyure
De c'mur qui dissimule la vie
Cette fatale et machiavélique chimère
On me prend pour un type sans raison
Et, cordialement, je m'en fou !
Je lâche la bride de ces mots
Pour dire à ces bestiaux incapables
Qu'ils ne voient que l'ombre de ma vie
Cette ombre de larmes et de peines
Alors qu'au fond de l'éclat larmoyant
Je réside à la chaleur de mon coeur
Peinard, dans un transat, sans savates
Et je vous souris, sympathiquement,
Un rire plein d'entrain
Mais vous êtes frappés de cécité
Tout comme vous trouvez aussi
Que Baudelaire tire la tronche
Alors que même son nom
Vous gueule ce qu'il en est !





Ça fait une semaine que le printemps s'installe
Répand des odeurs d'herbe chaude,
De soleils flamboyants
Les fleurs blanches éparses,
Promesses d'un bel été
Les arbres craquelés bourgeonnant,
Augures de sérénité et de sagesse
Les regards s'illuminent, les rires dansent
Les sourires oublient les frimats
On rêve de baignade fraîche et pleine de flemme
On somnole en voulant la paix, l'estivale paix
La chaude caresse du vent achève toute velléité

C'est le printemps

Gouffre béant, infiniment vide
Le soleil illumine sardoniquement le "reste"
Ce "reste" latent, blessures nécrosées
Premiers ébahissements passés, on s'arme
Pour faire de ce printemps, ce que le dernier n'avait pas été
On s'arme de mots et de songes
Frères ! La bataille s'annonce !
Nul ennemi autre que vous
Vos armes se résumeront en tout et pour tout
A un bon coup de pied au cul
Dans votre arrière-train trop habitué à son p'tit confort !

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Dernière édition par Fearon le Mar Mar 22, 2005 7:06 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Lun Mar 21, 2005 10:09 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Quinze berges dans les flancs

J'ai quinze berges dans les flancs
Pas une ride,pas un ch'veu blanc
Un patrimoine capillaire
Aussi long que l'affreux inventaire
De mes chagrins et soucis

J'ai quinze berges dans les flancs
J'trouve que le monde, c'est chiant
Y'a l'amour qui tape à la porte
Quand elle sourit ça m'transporte
J'y peux que dalle, c'est presque la vie

J'ai quinze berges dans les flancs
J'aime écrire des conneries, j'trouve ça marrant
Parfois j'écris des trucs tendres
Tout ça pour lui conter mon amour
Mais voià déjà les maladifs méandres

J'ai quinze berges dans les flancs
Aussi invincible qu'un boeuf qui bouffe du faisan
J'ai le spleen, ah mon ami, qui m'enlace
Et pour tout bagage l'art et l'amour
Ces deux trucs avec qui je bavasse

J'ai quinze berges dans les flancs
Naïvement, je crois connaître
La vie, le monde, et moi-même
Juste une question qui me persécute :
C'est quand le bonheur ?

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MessagePosté: Ven Mar 25, 2005 6:04 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Néant
Crevard de crobard d'un corbac
Rouge sang métallique
Souffrance made in me
Nécrose virtuelle de l'être
J'éructe mes blessures
Je les crache
Contre les murs carcéraux

Pitoyablement, je m'apitoyais
C'est au fond de ce gouffre
Que le suprême paradoxe, enfin, surgit
J'ai trouvé la porte,
Et derrière l'infini...

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MessagePosté: Ven Mar 25, 2005 11:18 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Scène de mon ennui

C'était un banal Vendredi
J'étais sapé comme un dimanche
Je mangeais sereinement avec quelques potes,
Ces 12 autres types tiraient la tronche
pas qu'ils fussent en colère mais plutôt moroses...
Certain riait jaune à mes blagues
D'autres me répétaient de ces louanges
Qu'on vous bassine dans les oraisons funèbres
Mais moi contrairement aux autres, aux macchabées,
J'étais obligé de supporter ce calvaire
Je crois bien qu'ils y mirent toute leur passion
J'ai fini par les faire boire pour qu'ils arrêtent
Ces génuflexions de barbante rhétorique
Et pour mettre un terme à ce trop long repas
Je les condamnais à porter la croix de mon souvenir
En subissant des siècles ces soporifiques réunions...

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MessagePosté: Sam Mar 26, 2005 8:00 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Philovide

Qui suis-je ?
Ô Dieu des betteraves
Déesse de la vache unijambiste
Ange des déserts bavards
Saint de la glandouille
Ectoplasme divinisé
Du non-Rien et du non-Tout
Vaste canular de la vie
Je pense donc je ne suis pas
Coup de gueule dogmatiquement
________NIHILISTE________
___________...___________


Je veux qu'on pisse sur ma tombe ( ou pas )

Je veux qu'on pisse sur ma tombe
Que mon nom ne soit plus que satanisme
Etre exiler là où les arbres pleurent
De leur sang noireâtre
Ici, je vous crierai des mots insensés
J'annihilierai vos ineptes velléités
Par dessus les murailles noires et ocres
Devenir l'avatar de l'hérésie

Hi! Hi! Hi!

Je me fous de vous
Je me fous de ma tombe
Les firmaments et les grâces qui s'accomplissent
Ne sont que des garces
Des putains qui rampent dans la souillure
Qui se débattent dans la connerie
Mon acerbe prose vous fait frémir ?
Vous enfermez ma clairvoyance du vide
Dans une cage aux arêtes nettes et coupantes
Manufacturée par Ineptie and co ?

Voyez, moi je vais tranquillement
Sans entrave, avec la sérénité de l'indulgent
Libre d'être un anarchiste, même incompris
Allez, n'ayez pas peur, venez...


La lunatique

Regarde l'azur qui sombre
Les nuages s'écroulent, encore,
Messe noire où le curé pleure
Le gris, pesant, laisse place
A la fuligineuse clarté
Blafarde, triste et belle,
La lune...
Calme, sereine et morose
Elle souligne de son intense regard
Les creux et les bosses de nos vies
Les plaies de nos piteuses âmes
Trop souvent veules et mornes...
Elle qui scrute nos larmes,
Lasse de nos pleurs,
De notre spleen égocentrique...
Elle nous en veut, nous trop égoïstes
Pour compatir à ses douloureux cratères
Pauvre lune...

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MessagePosté: Sam Mar 26, 2005 9:52 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Merde à Jésus

Merde à Jésus
Moi qui aurais tant voulu
Haïr et mutiler l'humanité
Je suis ébaubi dans ma vengeance
Par l'Amour, l'Indulgence et la Compassion

Merde à Jésus
Je souffre du vide entêté
De ces sempiternelles réunions
Qui, chaque année, repointent leurs p'tits nez
Je rêve d'imprévu, de surprenants rires hérétiques,
D'Amour, d'Indulgence et de Compassion

Merde à Jésus
Au creux d'un creux, là, ici,
Une messe, un baptème, une communion, un mariage...
Les mêmes mots, les mêmes gestes
Ça en rassure certains, moi ça m'ennuie
Où est l'Amour, l'Indulgence et la Compassion ?

Merde à Jésus
J'écris le Paradoxe de l'orthodoxe hérésie
L'institution est nécrosée depuis belle lurette
Alors que la pensée novatrice
D'il y a un tas de siècles, tout de même,
Danse toujours, danse encore, dans les blés,
L'Amour, l'Indulgence et la Compassion

Merde à Jésus et good luck !

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MessagePosté: Dim Mar 27, 2005 6:50 pm 
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Chimère

La Mer, cristalline, aux reflets multiples,
Morte à l'heure où tombe le soir...
J'y déverse mes pleurs et larmes
Comme on vide un vulgaire sac de patates
Les flots viennent agonir à mes pieds
La lividité du Lugubre accourt,
Amant de la divine Lune
Les Puissants et Forces s'imbriquent
Nous donnant matière à métaphysique,
A thèses acerbes, à cultes séculaires,
Et autres argumentations passionnées...

La Marée, grise, se retire, doucement,
Sous l'âcre coupole du Ciel
La Superstition prend le pied marin
Et nous conte, alors que le jour reflue,
L'histoire des Dragons, des Sirènes et autre Vénus
On plonge en vers dans l'Océan sacré
Ou dans le sacré de l'Océan...
Pour entrevoir le pressentiment du non-dit...

Mer de notre curiosité
Horizon de la paradisiaque séduction,
Le creux des vagues et ses bruissements,
Le ressac qui berce avant la mort,
Les dunes végétales qui plient sous le vent,
Les rochers d'un noir de basalte
Qui se prennent dans la tronche
Toute la rage océaniquement divine

La Mer de nos Cieux
Envoûtante, elle nous immergera
Sous ses remords et regrets...

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MessagePosté: Dim Mar 27, 2005 11:49 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Espoir maritime

J'arrime l'esquif de ma vie
Au port de mes rêves déchus
Le bastingage n'est plus ce qu'il était
La voilure est celle d'un vieux gréément,
Rouge passé et raccomodée de part et d'autre
La couture est nerveuse mais fine
C'est une fée qui a pansé ces blessures
La carcasse de chêne, sage et vigoureux,
Luit d'un sombre éclat mystérieux
L'on croirait que ce fier vaisseau
Sort d'un clair obscur naval
Ou autre bizarrerie peinturlurée

Sur le quai blanc de monde, Elle,
La nymphe, la reine de la Mer
Celle qui caresse de ses douces vagues
Ma coque craquelée quand la tempête s'abat,
Quand l'orage enrage et me foudroie
Celle qui écarte un instant les nuages
Pour laisser un solaire rayon percer
Jusqu'à mon visage fourbu,
Abandonné, inerte, sur le pont
Balayé par les lames et par les larmes
De mon spleen désesperément las

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MessagePosté: Lun Mar 28, 2005 9:25 pm 
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Home Hell Home

Le visage défait et l'âme serrée
Je sens mes mains, nerveusement,
S'agripper à l'inerte, au froid,
De ce mur de basalte, noir de gris,
Qui viens de fracasser ma naïveté
Mes débris ne sont que sanglots,
Espoirs étouffés par le désenchantement,
Souffrance d'un vide mordant
Inexpugnable moisissure nécrophile
D'un ornement affreusement pourri
Par le mutisme enragé et l’incompréhension
Le sang noirci de mes veines,
Se répand dans les sombres rainures,
Toile de morbides nécropoles,
De ces pavés trop gris pour le savoir,
Ces pavés glacés de mon cul !
Les balafres de mon esprit, frappé, livide,
S'ouvrent, exhibant, éructant ces plaies
Perpétuées par les infaillibles et tenaces
Trop longues soirées mortes
Je souffre donc je suis
Je suis donc je me fous des autres
Egocentrisme du souffreteux
Haine des méprisables joies,
Des pathétiques bonheurs,
Et autres trucs mièvres et creux
Qu'on vous farcit à grand coup de sourires
Aussi cons qu'une vache savante…
Destruction massive de son être,
De son ego si surdimensionné
Automutilation par les lames de la peur,
De l'angoisse du lendemain verdoyant…
Le Mur, nu, inerte, glacial, minéral cadavérique,
S'élève, cachant l'astre, au zénith du malheur
Tout n'est que pierre et sang mortifiés
Pour qui ? Pour quoi ?
Moi ? Mais pourquoi ?
La souffrance laisse place à l'incrédulité,
Au gouffre béant d’où ruissellent mes pleurs
Après moultes honteuses maladresses
Je me tiens à demi debout, tout écrasé,
D'un pas gris, sans nuance ni vie,
Je rejoins l'obscure tanière,
L'antre froid, Home Hell Home...

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