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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Dim Mai 27, 2018 2:25 pm

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MessagePosté: Jeu Avr 14, 2005 6:38 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Et les hordes devinrent feu

Les légions éclatées de feu et de sang
S'avancent rampantes comme des chiens
Les yeux torves en éclairs noirs
Les cors braillent de tout côté

C'est la déchéance, les chaînes et la haine !
Et ça se déchaîne !

La rage se déverse
Les lignes se rompent
Les parallèles se déchirent

L'assaut

Lame contre bouclier
Bouclier contre flèche
Feu contre sang
Larmes et puis rien
La Mort

Les flots belliqueux confondus
S'étripent en plaintes et cris
Les armures deviennent porcs épiques

La sueur
La peur
L'erreur
La Mort

Les lames brandies pour que vie s'en suive
S'illuminent de la blancheur de Secunda
Et les glaives dressés dans l'ombre
Empalent vertus espoirs dans la souillure

Mais la marée écumante de liberté
Consument les rocs aveugles
Verts de grisaille patibulaire
La rage serrée dans le poing
Et l'amour dedans le coeur

Le combat s'acharne et s'échine
Les officiers gueulent des ordres
Angoissés et terrifiés qu'ils sont
Et les conscrits venus de campagnes
Se font héros tout bardés d'auréoles
De rage inextinguible et de désespoir
Lorsque le rayon de l'avenir flamboyant
Une fois de plus tombe, cercueil de l'espoir,
Comme fracasse les montagnes quand meurent
Les soleils rougis par le vermeil de feue leur patrie

Têtes roulantes membres agités esseulés
Partis articulés par de morbides spasmes
Cadavres, macchabées, dépouilles, charogne
Reliques de noblesse et d'honneur
Noyées dans l'ulcère sang
La Mort

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MessagePosté: Jeu Avr 14, 2005 9:24 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Et maintenant un hommage, attention il est très difficile de savoir à qui il est adressé ( :mrgreen: )

Et le primat fut maudit

Ame feignant le spleen
Et les guêtres du miséreux
Pour que son adorée
Lui décoche un sourire
A faire rougir la lune

Contorsionné dans ses rimes
Il se dépatouille de ses canines
Tire des mots leur écarlate
Les balance contre le mur
Un peu décrépi certes
Mais c'est le mur dépité aigri
Où tous les poètes de cette terre
Griffonnent leurs foutus vers
L'inspiration traîtresse déesse
Un truc pas mal du tout parfois

Ensuite de sa sémantique flûte
Il les fait danser et chanter
En balets d'épiques amours
Piquants et piqués de beauté

Et voilà le poème
Succession de mots
Au début le verbe
A la fin le verbe
Il entame son envol
Tout étoilé de talent

Et puis il s'en retourne
Dans son cercueil, son antre
Vampire de ses rêves embrassés
Il passe par ici, regarde là !
Voici l'ombre éclairée !
Proférant sa malédiction
Banissant l'arrogance

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MessagePosté: Ven Avr 15, 2005 5:33 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Ebouriffé de charme

Ça commence par un grand sourire
Et des yeux qui semblent étinceler
Oui, assurément, ça commence par-là
Après, l'odeur de ses cheveux
Pointe le bout de son p'tit nez
Et son rire comme un concerto
Qui trotte dans le coeur, battant,
Alors que la noire larme s'impose,

On pourrait parler aussi
Des petits mouvements de tête
Ou des haussements d'épaules
Si brefs et si convaincus
Avant de faire une âmefleur

Oui, c'est ça, tous ces gestes,
Petites mimiques mignonnettes
Qui mettent sur la face ce sourire
Niais quand elle vous sourit
Doivent s'appeler des âmefleurs
Même si le verbe se cabre
Pour exprimer sans hyperbole
La simple réalité des choses
Des pas grand choses plutôt

Il faudrait écrire un bouquin
Rien que pour les remercier
Et louer leurs adorables armes,
Dictames et puis regards intenses,
Dont elles usent outrageusement
Contre nos âmes ingénues
Et les remercier encore

Et c'est ainsi que s'achève
La complainte du bienheureux

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MessagePosté: Lun Avr 18, 2005 8:52 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
L'éclopée vérité

Elle erre d'ère en ère
Fuyant les manuels, parfaits connards
Sortant de la bouche du métro cathodique.
Dégoûtée de l'humaine inhumanité
Toujours en quête d'une foule d'Idéal
Elle compte les fleurettes du mal
Qui ornent les guêtres de ses divagations
Accompagnée par quelque poète esseulé
Elle trouve logis dans les rues anarchistes
Et quelques fois parmi muse sagesse
La voilà, vagabonde, l'éclopée vérité

Et dans la soudaineté
De l'instant brusque
Un pavé se fait obstacle
Et elle se casse la gueule
Face rougie contre boue
L'honneur au fond des baskets
Elle voit plus loin et plus près
Infinitésimal de l'intersidéral
Etoiles étiolées et magnifiées de blafard
Etoilé de trucs bizarres et tout chose
Que l'on nommera pensée, idée et néant

Le nez dans la terre nourricière
Elle vous emmerde sans cordialité
Et puis l'audace de l'espace
Faisant jour en sa nuit
Elle se relève superbe
D'un mouvement unique
Conquérant déjà victorieux
Vois, poète, ta chimère
Comme elle est belle

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MessagePosté: Jeu Avr 21, 2005 10:00 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Cafard blafard


Archange au cafard
Qui buvait sa litanie
Comme on sirote son spleen
Le pauvre type auréolé
Noyant son âme ère
Et il n'y voyait que du feu
Du feu noir de ces nuits esseulées
Où l'ogre insatiable de l'amour
A joué les enflures

Pendant que le bougre accoudé
Au comptoir pourri de l'amer
Rêvait encore et toujours
De son Amour en souriant
Il lui répétait dans ses rêves

Je t'aime, ma tendresse,
Tu me manques...

Mais rien n'y faisait
Son absence perdurait
Devenant gouffre
Limbes caverneux
Où les oracles meurent
Et où les dieux crèvent
Comme des clodos encartonnés
Qu'auraient trop pleuré
Sur l'asphalte morbide
Mort bide, mort fond
Mort, blanche et noire
Et tout pareil, le fond

La déchirure dans le coeur
Il s'aveugle dans ses mots
Pour lui dire tout son amour
Qui s'enrage en dedans
Comme un putain de saxo
Qui n'aurait plus de voix
Ohhh...

La complainte plaintive d'un soir de trop
La gorge serrée dans l'étau de l'absence
L'épris s'étripe avec ses sentiments
Et puis s'en va , ombre d'un sanglot,
Laissant papiers déchirés et oubliés
Tourbillonner et puis s'éparpiller
Dans son dos comme des pleurs
Cassés, enterrés d'amertume

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MessagePosté: Dim Avr 24, 2005 11:50 am 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Waiting, waiting

Quelque part dans le noir
Cent ans depuis le temps s'enfuie
J'attends
Que Gaby ramène sa gueule d'angelot
Me file une clope fanée
Et me dise tout penaud
- Maintenant tu prends tes conneries
Dans ton baluchon d'apitoyé
Et tu fous le camp, sale épris !

waiting, waiting

J'y pense trop longtemps
Et je bafouille pour sûr
- Mais pourquoi ?
- Elle est revenue mon gars
Mes prunelles crevant l'azur
Noir de vide oublié, néant
Je pleurs et je ris

waiting, waiting

Aux premières lueurs de son sourire
Je m'éveille, mort, déjà mort,
Depuis ces cent années
Qui ont vu le temps s'enfuir
Et puis mes yeux terrassés,
Broyés par une obscurité
Etouffante de chaînes éparses

waiting, waiting

Penser, c'est casse-gueule
Et le soir qui m'appelle
Avec ses souvenirs sépias
M'arrache un rictus désoeuvré
Mélancolie sans pitié
Désespoir atténué
Mais l'instant cassé crève
Face perdue à l'ocre désert

waiting, waiting

La guitare des tourments
Harnachée à mon flanc
Je compose le silence
De mes romances
Et mes états créatifs
Oriflammes du subjectif
Qui savent plus quoi foutre
Pour lui décrocher
Cette lune qui s'en balance

waiting, waiting

Je partis donc quérir conseil
La tronche dans les nuages
Je demandais sans rage
- Que dois-je faire ?
Le veule silence s'éveille
Aliénation neurale du mortifié
- Tu dois croire en moi !
Les déités en carton pâte sont cinglées
- Mais qui croiras en moi, alors ?
....
L'éclopé peut casser les mythes
D'un coup d'aile d'artiste

waiting, waiting

Je crois en elle, mais,
Croit-elle en moi ?
....

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MessagePosté: Lun Mai 02, 2005 8:37 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Voilà mon âme, pour toi...


Tu n'es pas venu
Tu ne m'as pas souri
Tu n'as pas menti

Mon bel amour pourquoi
Tout cela est-il si compliqué ?
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Suis-je si fade comme être ?

J'aimerais tant écouter le souffle
De ta main caresser ma joue
Grisée par ton sourire
Sentir frémir ton regard, vif,
Passant de mon oeil à mon autre
Avant que tu me surprennes
En...m'embrassant
Pleurer tous mes désespoirs refoulés
Dans tes bras adoucis par l'amour

De ces rêves beaux mais faux
Le tonnerre me tire assassin
Ecrasant ma tête contre une réalité
Qui se veut despotique
Et puis criante de dureté

Tu n'es pas là

Ou plutôt je ne suis pas près de toi
Pourtant je me sens prêt à y être
Je t'en supplie, ne me brise pas
Accepte moi, accepte l'état délabré
De mon âme amoureuse que je t'offre
Accepte que je sois l'ombre de ta bouche,
L'ombre de tes mots, de tes cheveux
Que je devienne l'ombre de ta tendresse

Mais ne me brise pas

Je t'apprendrai à fuir
Et tu m'apprendras à vivre,
A te dire je t'aime sans peur...

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MessagePosté: Ven Mai 06, 2005 11:29 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Je gueule

Un cri déchire l'azur blême de la nuit noire
Une plainte sourde et muette s'affranchit
Vagabonde sur les routes des pleurs
Elle cherche l'indéfinissable, l'insaisissable
Dans sa quête passionnée elle sent cet...
Espoir qui s'époumone dans ses synapses

Mais la blafardise médisante se promène...

Blancheur verdâtre, le sourire pernicieux
L'oeil vivace et dégueulasse, les pas coupant
Et bientôt cette enflure s'arrime au destin
De celui qui avait affronté la vie en espérant
Et elle lui susurre des abattements et des maux
Lui brisant les neurones et les espoirs
Faisant jour sur la futilité de sa quête

Abandonné, bafoué, trahi par la vie
Le pauvre affranchi des entraves passées
Se trouve enchaîné entre les lames sanglots

Et ses rires désabusés montent aux cieux
Qui, eux, rient de bon coeur
Son ultime cynisme consume l'éclat
De son oeil éclaté aux quatre rives

La chaîne solitude lui enserre les poumons
Les maillons absence transpercent son coeur
Mais, dérisoire armée, ils poussent des gueulantes

Et parfois certains disent entendre quand le silence
De son drap uniforme recouvre le monde amer
Ils disent percevoir une mélopée pleine de rage
Comme une fougue imprévisible
Et à la fois une clameur toute tendre et douce
Pareille à la caresse du vent dans un matin d'été
En vérité, ils jurent avoir capturé dans leurs oreilles
Le plus beau je t'aime que l'on puisse murmurer

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MessagePosté: Ven Juin 10, 2005 6:37 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Sentiment épars


Je viens cracher un de mes tours aigris
Où mon amour a pour muse attendue
Une paire d'yeux lacérant mes tripes
Avec une délicatesse de coupon de soie
Bien que cette double unité
N'éprouve rien de plus
Qu'un soupçon d'amitié

L'amour n'est ni tout blanc ni tout vert
Il est vague écumante, lame étirée
Sur le lichen verdi de nos passions

L'amour n'est ni tout bleu ni tout rouge
Il est violet et pourtant fleur
Rose ou autre maladive de notre jeunesse
Qui s'en ira demain, dès le crépuscule

Ses enfants s'appellent
Destruction enragée
Et larme sacrifice

Il vole non loin de toi
Brune dans la brume de mes chagrins
Jour, nuit et tempête
Exhumant ton parfum, ton arôme
D'un songe aussi fugace qu'irréel

Quand tu me dis que je dors
J'invente ta main qui s'agrippe à la mienne
Et j'emprisonne tes yeux
Vibrant dans ma poitrine inerte
Pour combler le vide intense
D'un coeur que je t'ai donné

Mais bientôt je le sais
Tu iras sombre
Et moi j'irai obscur
Sous les étoiles familières
De nos souvenirs éphémères
Et nul ici ne saura
Que nous nous sommes aimés

Jolis yeux ne croyez pas
Ce que je pleure
Mes sanglots ne sont
Que simples mots
L'espoir repose peut-être
Sur une de vos épaules
Alangui et amoureux, un peu

L'amour est un p'tit bonhomme
Qui se capture parfois
Dans les chants muets
D'un soleil bouffi roussi
Ou bien d'une lune encerclée

Je le regarde dans l'arbre
Je le poursuis, le conserve et le garde
Pour qu'en vain ne sèchent mes larmes
Aux langueurs ocres et vertes du drame
Créé dans mon imposture
Qui deviendra -sait-on jamais- vérité posthume

Mais lui, dans son arrachante posture
Il me hait pour mon égoïsme
Avec l'âpre colère de l'escroc floué
Il m'insulte et m'éparpille
Me fracassant en un fatras d'inanités
Pour que je me renie sans éternité

Sait-il seulement que je l'aime ?

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MessagePosté: Sam Aoû 13, 2005 5:08 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Petite précision : il n'y a pas eu d'insipiration pépèresque thématique ici( ç'aurait pas été un mal, mais je précise parce que c'est comme ça ), je l'ai écrit mardi dernier donc... C'est étonnant comme coïncidence mais tout le monde s'en tape. :mrgreen:
Tout ça pour vous empêcher de lire, tiens je vais continuer, non ? bon, ok...


Libéralisme

Y'avait rien à la téloche
Qu'un coup d'galoche
Et tout ça t'effiloche
Ta tronche d'électeur
A la bonne heure
Y'a pas d'heurt
Demain y'a les éboueurs
Alors après pipi tu sors les poubelles
Et pépé l'éternel
Qu'on voudrait bien qu'il claque
Pour son pognon, t'aimes l'arnaque
Oh oui, t'en bandes le matin avec ton café
Les biftons ça t'amuse et tu veux t'éclater
Partir au soleil, dans un hôtel cocotier
Pour te faire piquer tes biftons durement volés
Mais pas de prime à l'assurance
T'es qu'un gogo avec sa pitence
Tu pars le matin au boulot en pleine errance
Et tu reviens le soir sans espérance
Avec l'envie de buter ta femme pour la délivrance
Mais ça fait longtemps que t'as paumé ton adolescence
Pas de meurtre au 15 rue Saint Marcel
Avant faut faire la vaisselle
Sinon ta pipe tu pourras te la foutre sous l'aisselle
Et ça tu veux pas, oh non, pas l'aisselle
Alors cette vaisselle tu la fais, mais c'est pas pour elle
Trime mon pote t'as pas fini de vouloir en finir
Y'a plus d'échappatoire pour toi, t'es un martyr
Tu te lamentes, mais tes pompes tu les cires
Jusqu'au jour où l'on te vire
Alors tout change, enfin, on te délivre
Tu te sens libre
Mais à la dérive
Dans ton studio de prolo
Tu retrouves tes chimères d'ado
Mais t'as quarante piges mon salaud
Alors t'es au chomdu et bientôt dans le caniveau
De petit merdeux tu passes à gros raté
Belle promotion tu t'es pas loupé
Oublie pas qu'elle est s'est barrée
Cette salope, elle te faisait chier
Avec ta petite pipe c'était le pied
Voilà ce qui t'arrive quand t'es qu'un gueux
Et qu'elle tient par le bout d'la queue
Comme un vulgaire animal dégueux
Plus jamais tu seras heureux
Maintenant t'es foutu
Tu l'as dans le cul
Tu vis dans la rue
Si t'avais su
T'aurais pu
Y penser plus tôt
T'as plus rien à faire
Dans ce monde éphémère
Que tu regardes de ton cimetière
Avec un petit comité de vers
Qui te suceront jusqu'à la moellle épinière
Mais t'as l'habitude depuis le temps
Le monde est un vers géant
Qui t'a rongé de ton vivant
Y'avait rien à la téloche
Et t'en es mort
Cent fois mort
Sans gloire ni or
Comme un ver de passage
Tu grignotes ta part d'outre tombe
Dans cet univers de calvaire
T'es la fourmi de Satan
Comme tous les autres concurrents
Tu les hais, tu les hais
Eh, toi ! crève un peu pour moi !

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MessagePosté: Jeu Aoû 18, 2005 7:28 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
L'île folle

Dans un port aux tristes avenues
Vidé de ses marins bourrus
Et de ses chaloupes étendues
Sur les quais têtus
Demeurait la mémoire vécue
De ceux qui l'avaient vue

Regardez-la

Son sombre amas de roc
Ses brisants d'une autre époque
Coulant dans les veines douloureuses
De la mer écumeuse
Pérpétrant le passé
De l'île folle
D'où s'envole
La mémoire de l'oublié

Regardez-la

Comme elle est belle
Dans ses habits noirs de dentelle
Celle qui repoussera les flots
Pour que vive l'ermite
A jamais reclu dans son âme
De terrible cathédrale

Regardez-la

A la nuit tombée
Dans ses vieux sapins
Ces vagues cousins
D'amers rochers
La voilà qui vient
Dans ton sommeil païen
Prendre ton passé et ton futur
Pour les enserrer entre ses murs

Regardez-la

L'île folle
T'arrime à son socle
Sur le chemin rude
De la grise solitude
Elle est venue
Dans mes rêves à nu
Sans nord ni sud
M'emmener dans ses pleurs
Me montrer ses peurs

Regardez-la

Elle est partout
Dans tous les coeurs
Bastion du malheur
Erreur de l'atout
Fortin impardonnable
De l'ego palpable

Regardez-la

On la croise qu'une fois
Dans sa vie de maladroit
Fais bien gaffe quand ça t'arrivr'a
Car elle pourrait t'causer
De deux ou trois vérités
Pas simple à décevoir
Dans ton monde-mémoire

Regarde-toi...

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MessagePosté: Ven Aoû 19, 2005 5:13 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Regardez les dieux affamés
Se détruire, se torturer
Dans les yeux d'un athée

Regardez au loin
Les auréoles des païens
Brûlés dans leurs idoles câlines
Sous les arbres vermines
De quelques inquisiteurs
Et leur traîtresse pâleur

Regardez mes entrailles
Druidiques canailles
Pleurer toutes les larmes
Pour la gloire de mon âme
Enchâssée sur le linceul
Des chagrins, des écueils

Regardez sans plus tarder
Les arômes oubliés
Dans les pierres fuyantes
Dans les peines patientes
Des damnés obscurs
Des défunts trop mûrs

Ecoutez maintenant
L'opaque chant
De la douleur
De la douleur
Au commencement puis à la fin
De ces temps cristallins
Elle va chargée d'empathie
Et de jouissance pervertie

Derrière l'horizon
S'en va Orion
Flanqué de sa fidèle épée
Il a galvanisé les foules armées
Par la religion de mort et de douleur
Mais déjà sonna son ultime heure
Alors les vainqueurs guerriers
Partiront sur les chemins saignés

Sous les ordres de la divine haine
Sous les ordres de la folie humaine

Dès lors, nulle rédemption
Pour la société religion

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MessagePosté: Lun Sep 05, 2005 8:06 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
La Russe à l'écharpe rouge

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Russe à l'écharpe rouge
Perdue dans une mer de neige
Fuyant ses abandons
Perdue dans les lacs infinis
De son périple torturé

Elle ne connaît plus son monde
Elle en est partie
Dans les trombes de trahison

Ce rouge qu'elle porte
Ce rouge qu'elle aime
Où est-il ?

Sa Russie l'a trahie

Pendue à son écharpe de sang
Elle se tiraille les yeux
Pour pleurer, pour éructer
La pourriture révélée

Illusions monolithiques
Lois imperturbables
Insanités !

Elle le voit, elle le crie
Elle s'envie la liberté
De cracher dans la neige
Tout ce sang reflué

Destin chassé
Rouge défiguré

Le postulat désenchanté
Lui refile la nausée

Mais tristesse pliera
Sous les crocs du froid
Sous les caresses de l'espoir

Son écharpe volette quelques instants
Soulevée par un soubresaut
Qui lui rappelle les nuages
Et les étoiles occultées
En ce jour, en cette nuit
Tombante en flocons
D'aigreurs et de malheurs

Le pas lourd et acharné
Laissant empreintes
Et souvenirs d'une mémoire
Que les armées n'ont pas effacée

Une mémoire pudique

Avec l'amour en dedans
Ça parcourt les villes
Ça distrait les passants
Et puis ça file

Ça a filé
Parti
Envolé
Détruit
Massacré
Torturé
Enfermé
Enclavé
Emprisonné
Assassiné
Tué
...
Purgé de toute vie
Et bien plus encore
...

Tout ce sang lui fait mal
Tout ce sang sur son écharpe

Tout ce sang

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MessagePosté: Lun Sep 19, 2005 9:35 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Voilà la suite de Genèse

Les papillons de nuit

Bientôt sortant de leur ingénue chrysalide
Pointant leurs antennes de pertinence
Ils parcourent les avenues humanoïdes

Papillons de nuit, esseulés
Cherchant lumière
Dans ténèbres

Passant dans les triptyques
De sensations futiles et mystiques
Que pourraient-ils faire pour ce monde
Si ce n'est lui parler de son onde

Parler du beau temps qui n'est pas revenu
Et des saisons qu'on attend plus

Ils portent sur eux l'automne
Des ailes en feuilles mortes
Et un corps de bois morne

Les papillons de nuit se ramassent à la plume
Récits épiques des tribulations neuronales
Diverses et variées, originales ! pas mal...

Papillon gris
Petit aéronef du soir
Dérivant dans ces couleurs
De jais et de rubis
Dans les sourdes plaintes
Des acariâtres humains
Ces vilipendeurs de lendemain
Ou arpenteurs de vagues étreintes

Qu'ont-ils à te bannir
Petit ange des cafards
Toi qui te poses sur les charognes
Toi qui slalom entre tombes
Toi qui connais la nuit et son noir

Aurais-tu offensé quelques coeurs
De tes mots empreints de pleurs
Pour être ainsi considérer impie
Triste parmi les tristes, béni

Ces choses chimériques
Qui glissent sur tes yeux
Comme un voyeur pudique
Que signifient-elles
Que signifieront-elles
Quand la poussière
Aura tué les ères

La mort
Absurde
Quand l'absurde ne sera plus
Que sera la mort ?

Petit être en filigrane
Tu vis une nuit
En rêvant de jour
Et en parlant de mort

En t'élevant haut dans les étoiles
Seras-tu lune, seras-tu nuit
Si tu t'y fonds comme un voile

Vole les pensées aux gisants
Pour apprendre abstraitement
Ce que le cercueil enterre
Et ce que ronge tes vers

Mais tes canaux visuels
Reprennent de force ta raison
Tu ne vois plus que cette belle
Ta belle, ta lumière et ton pardon
Fonçant d'aile en aile
Dans l’air sépulcral
Bouches de vide jusqu'au Graal
Oublies-tu ce qu'est le réel
Petit ange noircissant
Alors que l'aube s'étend

Les papillons de nuit
Se brûlent et se consument
Sur les lampadaires éblouis
De leurs regrets posthumes

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MessagePosté: Mer Sep 21, 2005 5:11 pm 
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Monsieur mal embouché
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Inscription: Mer Juil 21, 2004 2:07 pm
Messages: 1076
Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Une "expérience".



Morts

Des hordes de bottes claquaient sur le pavé
Et les larmes ne sont rien sur l'autel ensanglanté
Il y avait souvent de la faim dans les actes de chacun
Et puis la bêtise n'est qu'un orgueil parfait

Les baionnettes qui chutèrent sur ces ruines
N'étaient plus que des souvenirs oubliés
Au son des pelotons exécutés

L'amer indien multicoloré d'apparat
Lève une fois de plus son poignard
Pour éteindre mon coeur solitaire

La frustration était un moteur puissant
Affamez-les de leurs désirs disaient-ils
Et nous mourions dans une opulence obscène

Une statue de marbre, une dictature
Sans défaut, sans faiblesse
Mais qui tue parfois pour rien

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Dernière édition par Fearon le Dim Sep 25, 2005 11:04 am, édité 1 fois.

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