Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Jeu Nov 15, 2018 11:25 am

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 90 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message:
MessagePosté: Mer Oct 26, 2005 8:03 am 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Insubordination


Je suis courbé depuis trop longtemps sur le sol,
Et mes mains burinées. Je relève le col.
Tu me toise, hautain, d’un si lointain dédain…
Pourtant je soutiens ton regard cyclopéen.

Tu voudrais taire un résolu silence ;
Tu m’agresses, hargneux, de tes oppressants rayons ;
Tu veux un exemple de mon obéissance
Ma vue se trouble, salaud, mais je tiendrais bon.

Le feu de mes yeux brûlés, terrible cilice,
Braises incandescentes, embrase ma fierté ;
Car mon esprit est froid, ne crains tes artifices ;
Si c’est le sacrifice, alors je le ferais…

…Je t’ai regardé, toi, Soleil, et je t’ai vu
Dans la maigre nudité de ta suffisance.
Je suis aveugle, oui, mais c’est toi qui as perdu :
Ma cécité témoigne de ton impuissance.

Jamais plus je ne t’obéirai.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Oct 29, 2005 7:44 am 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
La place.


Ton affreux rire gras déchire le silence.
Sur la place, tu ris des pigeons qui s’élancent
Sur les miettes de pain que tu crois concéder,
Fier de ton faux pouvoir, de leur servilité.

Je te jauge et te juge, un œil réprobateur.
Le pouvoir des humains n’est que dominateur ?
Pourtant j’ignore en moi ce désir, ce besoin.
J’essaye de déduire, en critiquant le tien ;

Mon esprit se suspend ; il est là, qui me toise
De son œil sans paupière, instinctive attention ;
Planté dans le présent, son plumage d’ardoise,
Je me sens le dindon de la farce au pigeon.

Toi, tu te moque, moi, je pense,
Il voit ; trois niveaux de conscience.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Mar Nov 01, 2005 8:22 am 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Étrange ambiance.


Sous la plume et la rage
De ces Tim, ces Burton,
Bilal et Fearon,
Ou Cirque des mirages,

Se crée un univers,
Descendant de misère,
Poésie solitaire,
À l’étrange bestiaire :

Les cœurs brinquebalants,
Les chapeliers cinglants,
D’obèses charlatans,
Tout en sueur et en sang

Les équarrisseurs dansent
Au son des arrosoirs
Enfermé dans le noir,
L’enfant pleure en silence

Un vieux diable boîteux
Plonge dans la lagune
Des eaux de Mortelune
Et en ressort en dieu

Au milieu des catins,
OGM de bordel,
La foire aux immortels
Coule des jours malsains

L’oiseau décharné vole
Dans un crachat de cendre
Emportant ses esclandres
Loin de l’homme et du sol

C’est les monstres difformes
Des foires capricieuses,
Là où la rime sonne
Faux comme une perceuse

Décalage grinçant,
Comme un do et son dièse,
Tous ces rapprochements
Gênent le mal-à-l’aise

L’art de Marier la Mort,
L’Amour, le Bien, le Mal
En grotesque oxymore,
Terreur paradoxale,

Celui des masochistes
Qui forgent leur cilice
En horreur illusoire,
Canular de cauchemar,

Vont ramasser la boue
Au fond de ces tombeaux,
Et, torturant le tout,
Imaginent le beau.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Dim Déc 04, 2005 2:18 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Ridicule Aversion


Une nuit froide, un coin miteux,
Un cloaque glauque et ténébreux,
Là où le désespoir se cache,
Un trou. À pas comptés, je marche.

Soudain, sous un vieux réverbère,
S’élève, droit, à la lumière
Un grand être enrobé de pleurs
Qui pourrait être le Malheur ;

Mais non, ce n’est que la Faucheuse,
Au dos, sa vareuse miteuse,
Sur sa moissoneuse-boiteuse
Qui ne semble pas dangereuse…

Elle embraye son noir engin
Oh-oh. Je suis sur son chemin ;
Si je veux encore sourire,
Je crois qu’il va falloir courir

Et pourtant, je lui ferai face
Je me dresse sur son passage,
Œil pour œil, nez à cartilage,
Elle s’élance, affreux rapace.

Je lui envoie dans la figure
Un gros livre à fine reliure
Rempli du meilleur de moi-même,
Plein de chansons et de poèmes

Mais la mascarade grotesque
Rit de ce trait qui le transperce
Et déjà le vautour accourt
Bientôt, je suis seul pour toujours

Il croit que je me carapate,
Mais brusquement, sans coup férir,
D’un bond de sa voie je m’écarte
Lance ma jambe en croche-patte,
La Mort, cul-de-jatte, s’éclate
Sur l’asphalte et je meurs de rire.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Déc 10, 2005 11:40 am 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
La Philosophie physique


Il semble qu’il n’est plus esprit sain en corps sain,
Seulement brute épaisse, ou gringalet malin,
Pour les uns la faiblesse, les autres sans la science,
Aucun n’a le bonheur de savoir sa puissance,

Et où l’utiliser. Les sots frappent, fêlés,
Comme les intellos, qui toujours délaissés
Du physique pouvoir, le vole dans l’argent
Sans y être habitué, se vengent violemment.

Et pourtant, quel plaisir, quelle félicité
De sentir sous sa peau ses muscles, ses tendons,
Discrets instigateurs de notre humanité

Il n’y a pas de choix entre éther et matière.
On ne peut être soi, sans cette sensation
De connaître sa force, et de savoir la taire.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Mar Déc 27, 2005 12:56 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Amoureux et aveugle


Mais comment fait-elle pour être si parfaite
Avec tant de défauts ?

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Mer Déc 28, 2005 5:01 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Filo


Dieu et la science
Et la conscience ?
À quoi je pense ?

Trop plein d’avoir,
Ou néant d’être ?
Drôle d’histoire…

L’autorité :
Être servile ?
Quelle heure est-il ?

Jean-Jacques Rousseau
Sartre et Platon
Marx et Groucho

Joie et plaisir
Bonheur, désir
Faut-il en rire ?

Qui suis-je où vais-je ?
Vers quel progrès ?
Dans quel état j’erre ?

Avoir raison,
Ou la passion ?
Foutues questions !

Quel est mon but ?
Que veut autrui ?
Oh et puis zut !

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 1:24 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Hommage

Fables inachevées d'une folie folâtre,
Loufoquerie affable, en refusant les fers,
Ostensible accolade aux modos acariâtres,
On fête l'inutile et la fin de l'hiver
Deus ex floodibus, le flood soit avec vous.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 9:27 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Le sire de rien


Mesdames, Messieurs, bonsoir,
Je vais vous raconter l’histoire
Pleine de sang et de bravoure
De ridicule aussi, d’humour

L’histoire du sire de rien
Du pauvre chevalier errant
Qui en attaquant les moulins
N’a jamais reçu que des vents

Taïaut !
À l’assaut, mon fidèle Pedro !
À l’assaut, mon fier Torpédo !

Son épée de bois ébréchée
Son armure rafistolée
Son sourire de bon à rien
Étaient à peu près ses seuls biens

Dressé fier sur sa maigre carne
On ne peut dire qu’il ait du charme
En brandissant sa vieille lance
Joyeux, claudiquant il s’élance

Taïaut !
À l’assaut, mon fidèle Pedro !
À l’assaut, mon fier Torpédo !

Il venait d’on-ne-sait-trop-où,
Et s’en allait vers le soleil,
Loin du monde et loin de tout
Vers d’autres monts, d’autres merveilles

D’échec en échec, impassible
Il ne faisait pas l’impossible
Mais là où le passait sire,
Fusaient de grands éclats de rire

Taïaut !
À l’assaut, mon fidèle Pedro !
À l’assaut, mon fier Torpédo !

Partout, en chaire et en chanson,
Heureux, on louait le bouffon
Mais les rois, les nobles envieux
L’auraient voulu rien que pour eux

Ces seigneurs, ces paladins,
Voulant engager le manant
Heureusement, du sire de rien
N’ont jamais reçu que des vents.

Taïaut !
À l’assaut, mon fidèle Pedro !
À l’assaut, mon fier Torpédo !

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Jan 21, 2006 6:32 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Le Lion et la Souris


Dans la grande savane, il advint une fois
Qu’un jeune lion fougueux, et par filiation roi,
Voulu sur ses sujets éprouver sa puissance
Afin de tout à fait mater la résistance

Il décida d’abord de balafrer le derme
D’un immense éléphant, paisible pachyderme.
Depuis que le seigneur s’y est cassé les dents,
On dit qu’un éléphant, ça trompe énormément

Ne voulant pas déjà arrêter son programme
Le monarque s’attaque à un hippopotame
La pacifique bête, sensible et soupe au lait,
D’un coup de béhémot, l’envoya valdinguer

Vif quoiqu’un peu sonné, le seigneur s’obstina
Et dès qu’un animal à lui se présenta
Le lion bondit confiant, mais un rhino c’est rosse
Le félon félin feule, en douleur et en bosses

Il revient miséreux, la mine et la queue basse
Au fin fond de son antre, où l’attend sa madone
Quel pouvoir pour un lion ? Pour un lion sur sa lionne ?
Brisé le roi s’écroule : une impotente masse

Mais alors qu’avachi, le noble se lamente
Approche une souris, malade et grisonnante
Vif tel l’éclair le lion d’un puissant coup la broie :
On a toujours besoin d’un plus petit que soi.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Jeu Mar 23, 2006 4:44 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Suspension


Le canapé flétrit, les chaînes de branchages,
Les toiles, le caddy ont déserté le lieu.
On croirait au silence, à ces aurores bleues,
Où le soleil découvre un reste de carnage.

Là, du sable vaincu s’étale en Paris Plage ;
Mais la marée est loin, et son lourd grondement
Emmène à la dérive un écho finissant
De harangue opiniâtre au-delà du rivage ;

Et le vide s’amasse, emplit la place grise ;
Volent feuilles éparses ;
Ce n’est qu’un au revoir, une partie remise,

Que simple parenthèse au milieu d’un instant,
Entre deux accidents ;
Demain on refera les cons et les héros.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Sam Juin 10, 2006 5:21 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Petrifictas


Il y a quelques semaines,
Dans mon champ de vision
Mais hors de l’attention
Je les voyais à peine

Et c’est en trébuchant
Sur un des spécimens
Que j’ai vu apparaître
Les roches

Hier à la télé,
J’ai vu de ces témoins
Chantres de nos passés,
Obstruant nos chemins

Et parfois des joyaux,
Par combien convoités ?
Rouge comme des grenats
Des roches

Empêtrées de granit,
Les montagnes s’affaisent
Et moi, sur la falaise
Je vois des stalactites

Qui attendent que l’on tombe
Que l’on se précipite
Pour mieux nous empaler
Des roches

Je vois des pierres tombales,
Trop d’anciennes fractures,
Et sous la moisissure
Une histoire qui s’étale

De vieilles pyramides
D’immenses sépultures
Quelques corps desséchés
Des roches

Partout je vois des marbres
Des cailloux ou des pierres
Comme autant de cimetières,
Tranchant comme des sabres

Il serait bien naïf,
Ou complètement timbré
Le couillon de Sisyphe
Qui voudrait tout changer.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Mar Aoû 29, 2006 6:57 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Australopithèque


Ce matin j'ai vu un truc, une chose,
Un humain, je crois, du moins je le suppute
A quelques pas de moi sa masse a pris la pose
Je suis resté sonné devant sa masse hirsute

Hirsute
Mais hirsute comme il faut (pas bô)
Hirsute
Comme une brute mais pas trop (peigné au rateau)
L'australopithèque sortant de sa cahutte (ça rebute)
Le buisson ; le yach en rut

Les poils, c'est sale
Le crin, ça crain,
les cheveux, c'est mieux,
Quand on coupe bien

Tout en haut de cet édifice
Ruisselle une sauvage crinière
Explosion d'un feu d'artifice
De la canopée cappillaire

Une mèche folle, un épis qui s'enfuit
Qui s'envole, et s'étiole à l'infini
Comme une éruption solaire,
Qui défigurant l'astre
N'atteindra jamais la Terre
Cette touffe est un désastre

Rustique
Hirsute chic

La gigantesque barbe
Pourrait être le siège
D'un large éco-système
Comme une jungle vierge
Où l'explorateur même
Progresse à coup de sabre

Au nez, une immense moustache
Une forêt, une meveille
Mais qui en tout cas cache
Les joues et les oreilles

Hirsute
Mais hirsute comme il faut (rasage prolo)
Hirsute
Comme une brute mais pas trop (coupe anarcho)
L'australopithèque sortant de sa cahutte (ça rebute)
Le buisson ; le yach en rut

N'en pouvant plus de ce montre inhumain
Sans pouvoir me voiler la face
En me broyant les mains
J'ai brisé la glace.

_________________
Image Image Image


Dernière édition par Pépère le Jeu Aoû 31, 2006 7:53 am, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Mar Aoû 29, 2006 7:06 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Les autotamponneuses


Ma maman conduisait
Et mon papa baillait,
Ma soeur sur les genoux ;
Moi par la fenêtre, je cherchais la grande roue

Une fois par an, ils s'en souviennent
On allait à la fête foraine

Moi j'aimais bien les autotamponeuses
Même mieux que le manège
Déjà morveux je défiais les morveuses
Dans un beau bolide beige

Puis j'ai grandi
Parce que quand on est petit
On grandit
Comme mes darons me faisaient la gueule
J'y suis allé tout seul

Enfin, tout seul, façon de parler
Y avait Nadège, Rose et Mickey
Y avait d'quoi boire, de quoi fumer
Mais moi je préférais

Moi j'préférais les autotemponneuses
Même mieux que les manèges
En enchaînant des manoeuvres audacieuses
J'impressionais Nadège

Maintenant, chuis grand
Maintenant j'ai mon permis
Tout est permis
A cent à l'heure, les cheveux dans le vent
J'aime toujours le volant

Les sous pour le carosse
C'est plus des pièces de gosses
Allez, le vieux, avance !
Et merde. J'ai plus d'essence

J'ai bien quelques histoires
Avec tous les chauffards
Mais je m'en sors toujours
Et puis un jour

Moi j'aimais bien les autotemponneuses
Mais mieux que le manège
Toutes culbutes sont pas toujours heureuses
La séance s'abrège.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: Jeu Sep 21, 2006 4:21 pm 
Hors ligne
Ecolo à vélo

Inscription: Sam Jan 22, 2005 4:05 pm
Messages: 3098
Localisation: Shembray
Allégorie de l’espoir du suicide dans l’adversité quotidienne.



Quand l’hiver tonnera,
Avec lui le vert glas.

_________________
Image Image Image


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 90 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à:  
cron
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com