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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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 Sujet du message: Julianos
MessagePosté: Lun Fév 14, 2005 8:28 pm 
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Homo sapions sapions

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A cause de Seb,
Je m'aventure maintenant dans les méandres poétiques des revenants...(fait en 5 minutes, alors c'est pas du Rimbaud :lol:

Une Rencontre Nocturne...

Un souffle, un cri, mon ange, pourquoi me fuis-tu ?
A quoi te sert-il de courir dans la nuit,
Toi qui sera bientôt vidé de toute vie,
Face à moi qui suis de la Mort la pire recrue…

Vers quelle issue ton espoir est-il tourné ?
Tu ne peux échapper à un dernier baiser

Posé sur ton cou de mes lèvres rosées,
Et qui libérera ton fluide de vie
En une somptueuse fontaine pourprée,
S’écoulant dans ma gorge qui rit

D’un contentement béni par ton sang !
Toi qui croyais que j’étais séduit par ton cœur,
Tu as confondu avec ses battements
Qui me dispensent maintenant cette douce chaleur…


Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:50 pm, édité 2 fois.

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MessagePosté: Ven Fév 25, 2005 8:02 pm 
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Homo sapions sapions

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Bon, vite fait un petit acrostiche écrit que ce matin en perm par mon esprit en hébétude totale, alors que je m'ennuyais, abandonné de tous... :cry:

Les titres, c'est pour ceux qui ne lisent pas le texte et qui veulent persuader du contraire leurs fréquentations sociales ou virtuelles en le donnant comme titre d'exemple...Et puis j'ai pas envie de donner de titre ! D'ailleurs, même si j'avais envie, j'aurais pas d'idées...

Voila les libertins voyageurs depuis ciel !
Envoyés par les coeurs imbibés des terreurs,
Natures artificielles, mais corporelles,
Grandissant dans la plus écoeurante des peurs
En tétant bien le sein de la Souveraine...
Armée contre la Vie, la Terre et L'Univers,
Négociant avec la Mort entre ses serres ;
Comblée de colère, flamboyante Haine !
Ecoute ! Ses serviteurs arrivent derrière,
S'amusant du sifflement de leurs croissants d'argents sanguinolants...


Dernière édition par Julianos le Mer Déc 21, 2005 3:48 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Sam Sep 17, 2005 11:09 pm 
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A la Dérive

L’horizon n’existe plus ; je ne vois en vain
Que l’infini, qui se brise, sur la proue
De mon compagnon de route sans roues,
Ma nef qui me croit son souverain…

Mais je n’ai d’autres empires que ce bord,
Et ce que le néant peut m’offrir.
Suis-je seulement ici, en train de périr,
Ou bien de vivre, de vivre encore …

Je ne sais plus ; seuls les nuages céruléens
De cet écrin d’univers m’appellent
Encore par mon prénom. Elles si belles…
Et moi je ne suis plus rien…

Seulement un pèlerin sans pèlerinage,
Un saint sans reliques à léguer…
Je longe l’avenue des non-vérités,
Frôlant les nébuleuses de passage

Respirant à peine de peur de les déranger
Fermant les yeux pour ne pas les effaroucher,
Je suis un convive abruti par son alcool
Que rien ne peut tirer de son vitriol..

Quelles destinées ? Quelles significations ?
Concepts abstraits, philosophiques, absurdités !
J’ai déjà oublié…Et ces fleurs, ces lions
Qui bravent les temps et les caractères troublés,

Je les arrose, les fleurs du jardin des Dieux,
Je pars avec leur pollen en quête d’un inconnu
Je glisse sur les soleils et les cieux
Et peu à peu, on me souhaite la bienvenue.

Je suis immortel parmi les étoiles,
Et tellement vulnérable parmi mes esprits
Ces folies qui me hantent, peintes sur la toile
De mon déséquilibre, de l‘étrangeté de ma vie

Qui pour me recueillir ?
Je dérive vers l’infini…[/center]


Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:47 pm, édité 2 fois.

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MessagePosté: Mar Sep 27, 2005 8:54 pm 
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Ma Republique est fantastique !

Hey ! Sais tu qui je suis ? Yeah I am Platon,
Gaffe, avale pas tout rond,
Je ne suis que la nouvelle étoile, dans la Caverne,
L’obscur endroit où ta petite âme hiberne !

Attention, Démocratie, Solutions, Bastions…
Je n’ai que faire des ablutions débiles
D’un peuple englué dans sa colle d’étron,
Tout ça pour dire que oui, I am Platon !

Oh oh oh yeah ! Ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !

Lève ta claymore devant les médias
Bat toi pour préserver ta vie, ton esprit
Sans quoi tu es déjà une poupée sans vie
Un brave citoyen dans un cancrelat !

Et entre...Bienvenue dans le néant !
Ouvre tes iris et mire pour la première fois
Les champs d’esprits qui s’ouvrent à toi !
Perdu, désemparé, non, juste renaissant

Oh oh oh yeah, ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !!

Existes-tu, vis-tu, quel but poursuis tu ?
Tant de tu pour une boucherie lyrique
Aussi poétique qu’un bonobo en tutu !
Nooo, join me, et nous forgerons une musique

Dans le métal hurlant, dans le cuivre vibrant
De l’existentialisme décérébré de nos penseurs acharnés
Affabulés, démodés complètement décadents,
De par leurs pensées désossées, désorganisées….

Oh oh oh yeah, ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !

Le lance flamme est allumé, et son napalm doré
Prêt à cautériser les plaies de votre cerveau amorphe !
Je vais vous nettoyer votre sacré cortex inusité ;
C’est le Délirium Tremens du philosophe !

Vous étiez déjà modelé, échec et mat,
Pendant que vous jouiez encore aux pogs,
Mais voilà l’heure des nouveaux Phileas Fog !
A coup de santiags, je vais vous exploser la rate…

Oh oh oh yeah, ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !

Vos p’tites certitudes, vo’t p’tit monde
Vos p’tis amis et vo’t p’tite vie
Stop right there !
Mais foutez donc moi ça en l’air !

Le geôlier vous donne les clés sans stances
Mais vous restez sur cette paillasse infestée,
Grouillante de vos sangsues de préjugés
De votre propre déchéance…

Oh oh oh yeah, ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !

Réveillez vous, secouez vos idéaux
Votre cervelet se mort le lobe frontal ;
Comment voulez vous sortir de cette spirale
Sans mon éthérée philosophie ?

Dégagez, Ma Cadillac à besoin de place
Elle est blanche et longue, toute peinte des novas
De conscience, d’existant qui fondent comme une glace
Sarah vaut mieux que Claude, brûlez frêles sassafras !

Sortez de votre petite vie de djeun’s conditionné
Bye bye tocard, c’est l’heure de ta mue
Demain tu seras mort ou tu auras vu
Demain au plus tard, tu sauras écouter…

L’Armageddon de votre esprit-édredon
Est déjà amorcée ; je totalitarise le tout
Envolez vous, enlevez vos boulets de petits cons
Philosophy is watching you !

Oh oh oh yeah, ma République…
Just Fantastique !
Je ne suis que le feu de tes yeux dans la nuit
Et pourtant, je crame la terre aujourd’hui !


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MessagePosté: Lun Oct 17, 2005 7:22 pm 
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De l'Orientation

Fierté, car vous vivez…
L’ Indépendance, une de vos excroissances
Tandis que brille votre intelligence
Tellement unique, tellement bariolée…

Sans honte vous armez votre pas conquérant
Le chien prêt à percuter, L’amorce huilée,
Et tout autour de vous se pressent les amants
Ces altruistes qui aiment votre rire orné.

De partout l’on vient vous supporter
On vous oriente, on vous guide, boussolés
Pour ces brillantes destinées ; Savant,
Ingénieur ou Avocat bourré de talent

Où sont les compas et les sextants ?
Tout est si beau dans cette vie future,
Liberté, argent, enfants, l’euro-million patent
Ah ! La réussite de ce cuir de voiture…

L’alcalmie, la médiocrité, la pauvreté,
Tout est si loin de cette félicité
Le miel des conseillers berce votre ambition,
Réconforte votre manque de raison…

Ces beaux organigrammes…
L’âme de ces corbeaux,
Qui planent au dessus de votre ego,
Vous servent leur gâteau.

Mais la vérité est si loin,
La réalité, si proche, et pourtant cachée ;
Tout n’est qu’ironie et hypocrisie de mimes :
Oubliez donc the capitalist dream…


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MessagePosté: Sam Nov 19, 2005 11:14 pm 
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Insanité

Froidures nouvelles, sempiternelles soudures,
Tant que je m'en enchante ! Rente de mes rêves,
Antre délicieuse, onctueuse sève,
Ruisselle le long des lits délaissés, pure...

Quels impétueux flots règnent sous ses parois !
Le gel croit en ses droits, pénètre les lézardes,
Mais l'ardente action le stoppe en plein émoi :
La fusion latente embrase ses pauvres hardes.

L'envahisseur se glisse le long des brèches,
File au long des fissures et des enluminures,
Mais il y a longtemps que Troie se trouva sèche,
Et chaque brisure réhausse encore ses murs !

"Jamais pernicieuses influences
Ne perceront nos défenses !" clament-ils en stances.
Mais quid de ses gardes? Ignorés par l'opinion,
Alors qu'aussitôt vacants, Cogito perd ses fanions...

Mais oui ! Etrange attitude de ce pantin
Qu'est devenu cette machinerie logique !
La voilà bien malvenue, sans vis, sans plus rien.
Titubante...Raison meurt en un dernier "hic".


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MessagePosté: Mer Déc 21, 2005 3:43 pm 
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Clairvoyance


Que vois-je d’au dessus les nuages ?
Las ! Rien mon pauvre ami, je n’y suis point…
Pas en mon pré-pénultième hommage !
Le Zéphyr frissonnant m’en est témoin.


Sombres et noires cavalières au galop altier,
Vous qui parcourez l’éther des cité d’Hommes,
Informes de contours, cruelles d’amitié,
Alors que vous cachez Artémis à Rome

En légions de para-cieux, défilant la nuit,!
En vagues amères de couleur d’ébène,
Vous dissimulez même la Voûte à nos cris,
Et aux mourants qui ferment leurs yeux en peine.

Les hurlements des blessés s’étouffent dans le vent
Masqués aux yeux des sages
Par vos horribles nuages,
Et sans compassion aucune pour nos soufrants

Mais soudain, une brèche s’ouvre, mégarde !
Et un rayon de lune, scintillant d’espoir
Se jouant de vos rangs, transperce vos hardes,
Baignant nos visages d’un étrange savoir…

Tout devient clair, tout devient vérité pleine !
L’on se moque, s’en lavant bassement les mains,
Et ce sont nous, pauvres hères, victimes des Haines
Des grands Seigneurs drapés d’honneur et de beau vin,

Qui, sabres au clair, s’entretuons pour la grandeur
Des monuments aux morts, et des lignes de pleurs
Sur les portulans de généraux bedonnants !
S’éveillant alors après tant de morts d’enfants,

Soldats et soldats se lèvent des champs de guerre,
Des tombes communes et des cimetières,

Ressuscités par le désir de vivre sans plus d’erreurs !
Fiers et dignes au dessus de leur ancienne vie,
Ils se retournent alors vers Mars et sa folie,
Sourient d’allégresse, et lui font un bras d’honneur.


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MessagePosté: Sam Jan 14, 2006 5:25 pm 
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Dernier horizon


Et l’orange inonde mes yeux ;
De lointaines nuées balaient les dunes
D’une poussiéreuse rage brune :
Elles chantent en canon les cieux !

Les vents succèdent aux hurlements,
Giflant les fantômes d’antan ;
Les couleurs s’accrochent aux sommeils
D’un toucher vermeil immortel…

Et l’orange salue les dieux !
Un coup de chapeau dans les airs,
Sous les pâles soleils d’hier,
Mécène amène de ces lieux.

De loin en coins
Grêlent les grains ;
Tout Débonnaires,
En lèvres claires…

Et par delà les arbres noirs,
Quelques vies qui poussent sans fard,
Le silence se déplace en masse,
Effrayé par les comètes de glace !

Stratus
Sans us,
La Mort
Sans Sort…

Et pourtant je sens la Beauté qui s’insinue ;
Elle s’infiltre de mon casque jusqu’à mon âme,
Me saisit à la gorge et surprend mon cœur nu,
Injectant sa nostalgie dans mes veines en larmes

Folie, et j’en hallucine !
Fracassé par le silence,
Une larme coule en stance
Sur mes joues de Mélusine.

Je comprends alors enfin quel est mon destin
Ces vallées oubliées sont l’accomplissement,
La bienheureuse fin de ma trop longue quête.
Après un dernier regard pour le firmament
J’ôte ma combinaison…apaiser ma faim…
Et l’orange consume ma tête.


Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:52 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Sam Jan 28, 2006 1:33 pm 
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Improvisation Transie

[center]Jeune damoiseau flutté sans parler
Et horrible visage émacié
Pas ce regard, pas ces yeux
Pitié pour ma peau et mes dieux

Lancée et tournoyante
Un javelot d'attente frustrée
Transperçant la fureur de la tourmente
Périclitant avec vitupérations alliées

Je crie et je hurle
Je beugle et je mens
Au secours venez m'aider mes enfants
Je m'enfonce avec les morts et les mules

Ratte, cherche, fouinez donc mes sourcils
Les flocons s'accrochent mon âme crochue
A mes bourrelets sus orbitaires sales et vils
Je glisse mes bras dans les nuits de cohue

Je sens désosser les sens de ma santé
Je sens le froid m'engourdir en apnée
Je cherche et je pleure sans divin enfant
Je solitude et j'égarement

Je vends mes joies et mes craintes éculées
Je brade ma vie pour en faire des bûches
Du bois que je puisse consumer sans brûler
Pour me réchauffer assis sur l'avenue des ruches

Jeté dehors par l'hiver de remord
Osé et pris par la honte du froid,
Je le sens me saisir dans la mort
Aussi nu et pauvre que Job dans l'effroi.[/center]


Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:53 pm, édité 3 fois.

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MessagePosté: Sam Fév 04, 2006 11:19 am 
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L'Arbre de laideur


Par delà toi,
Par delà moi…


J'aperçois au loin l'Arbre de laideur,
La pieuvre de nos primales peurs,
Immanente !
Consume-nous et nos Lépantes,
Feu divin, lundi pieu,
Consomme-nous et mortifie nos larmes,
Enfante une sève au goût amer des armes,
Au douces effluve des guerres au sang bleu…

Et leurs corps sont une Corne épandant leur pus ;
Coule-t-il enfin qu'il gicle sans fin,
Aucunes limites de cris dans ce refrain.
Sitôt debout, sitôt foutue,
Une Humanité aux stigmates inguérissables
Le firmament saigne de leurs folies
Voyez ces corps soubresautant de vie,
Empalés sur les branches de ce Vénérable
Hurlant les maux qu'ils subissent tout bas,
Maudissant la douleur qu'ils s'infligent d'eux-mêmes.
Abrutis congelés et conditionnés
La bête aux lames a tranché dans vos chairs brûlées,
Décorant de vos corps cette épineuse gemme…

Vous voilà immortels et mourrant chaque seconde,
Proférant sans pensées ces douleurs immondes,
Et parmi vous un Poète aux poumons forés
Brame le malheur de son œuvre inachevée

Mais soudain dans le lointain, un éclat !
Aux flancs de ce tout nouveau Golgotha
Se pressent leurs congénères dégénérés
Venus éclairer les noirceurs de leurs lumières !
Les boites crépitent tels l'horloge des diables
Les canettes se vident et ils réclament bis
Les fous se félicitent d'une virée aux vices
Sourient quand un autre rejoint cet arbre affable

Sont-ils splendides !
Et sont-ils vides ?
Ils cherchent leurs dieux,
Mais gardent clos leurs yeux…


Le Divin est leur chimère tant espérée
Priant pour leur salut ils brûlent un cierge ;
Scruter les condamnés pour vivre en liberté,
C'est le seul art dans lequel ils émergent
Les fruits gâtés sont plus gangrenés par le ciel
Que par leurs intérieurs grouillants d'asticots.
Eux sont de la bêtise les cocons charnels,
Jurant même par de bouillonnants idéaux
Que dans leur sainteté, ils ne finiront embrochés !
Alors que sans s'en douter les moins mourants
Se disputent déjà les plus hautes épines ;
Tous ont déjà leur place réservée…

Mais le funeste élagueur
De cet arbre de laideur
Ce pâle être tout de chrome et d'acier
Brillant dans ce gris matin oublié
Se pose force questions existentielles
A un effrayant rythme exponentiel.
Reconsidérant sa place de fléau des temps,
Il prend soudain conscience de son faste ennui
De l'immense inutilité de sa survie…

Voyant cela, désespéré par ce travail ingrat,
La créature, cauchemar des prélats,
Immortelle dans son essence, lasse des stances,
Démissionne et part en vacance…[/center]

_________________
« Mais alors si ce n’est pas ici, où est-ce l’enfer ? »
Et une petite voix ricanante répondit à cette interrogation depuis les tréfonds de sa conscience :
« Là où sont les gutums bien sûr. »

Image


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MessagePosté: Lun Mar 06, 2006 8:31 pm 
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L'écorcheur en bure


Il est un jeune homme de cuir et de nuit
A l'anglicisme délavé, qui s'ennuie
Regardant passer les vaches sur le trottoir,
Il rêve à de glorieuses valses de hachoirs

La chev'lure pavillonant la négligence,
La r'pentance jetée aux corbeaux dans la sciure...
Un Spadassin tous les soirs en partance,
Hante les chemins de not' cité-ordure

Célébrant les offices du matin
Il sourit à tous ces braves chrétiens,
Mais derrière le barbu crucifié il rit
De ce qu'il fera de la petite Rosie...

Et marchant d'un pas indolent
Il traîne parmi les Roxannes,
L’œil torve fixé sur les gens,
Il les imagine sans leur crâne.

Sur le boulevard on lui dit "monsieur",
Mais dans leurs yeux irradie la Mort nue ;
L'homme s'esclaffe à cette pensée saugrenue
Et s'il en empalait un, puisqu'on on le dit pieu ?

Soudain il l'aperçoit,
Si Belle et si vulgaire
Il lui emboîte le pas
Prêt à l'envoyer en l'air.

D'un éclat dément il la piège en une allée
La crasse glauques suintant de son front,
Il rampe jusqu'à la jouvencelle horrifiée,
Lui déclame un notre-père dans les règles

S'enfuyant alors sans plus aucune autre rime,
Il entend les cris atterrés de la victime
Qui se désespère d'avoir raté son martyr,
Et courant, jurant, qui lui crie de revenir.


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MessagePosté: Mer Mar 15, 2006 7:33 pm 
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Ben merde...

Ah ! Liesse, allégresse et kermesses renaissent,
Horribles, atroces et crasses questions périssent,
Et oui, car aujourd'hui l'Homme n'est plus en lice,
Tant d'années et tant de temps sous ce Damoclès…
Martyrs, ne pleurez plus, Ignorants, apprenez ;
Entendez donc ce que m'ont soufflé les cieux,
Résolvant alors l'équation des vérités,
Dévoilant la Vie et sa réponse de feu :
Et la voici ! Cette réponse, c'est [fade]…encr..e…Et mer.....[/fade]

_________________
« Mais alors si ce n’est pas ici, où est-ce l’enfer ? »
Et une petite voix ricanante répondit à cette interrogation depuis les tréfonds de sa conscience :
« Là où sont les gutums bien sûr. »

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Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:54 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Mer Mar 15, 2006 7:36 pm 
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L'un et l'autre

L'un dort dans la chaleur et dans un lit,
Il se plaint de n'avoir bien dormi,
Il cauchemarde à ses avenirs,
Devenir médecin, devenir pharmacien

Devenir un avenir,
Penser à demain sans craindre de vivre saint…

L'autre couche sur terre sans draperies
Il hurle sa douleur en silence
Et pourtant ce soir il est heureux, il a ri ;
Devant les mets distribués par l'ambulance
Devant ces riches pleins de remords,
Il a encore ajourné la faux de la Mort.

L'un se pense fervent et anarchiste
Révélé dans la vraie vérité,
Croyant en son altruisme, bonté…
S'imaginant différent et non-égotiste,
Pensez donc, il donne quelques sous aux Restos,
Il larmoie un peu devant les soirs des journaux.

L'autre crache sa haine et sa colère triste,
Sous le violent soleil africain,
Les os saillants, déformant son corps de baptiste,
Pesant autant que le vent, empestant la faim
Il pourrit vif, recouvert d'insectes
A six ans il se meurt dans ce monde correct…

L'une trouve la vie tellement belle,
Elle en parle des heures sur son blog,
Contant pourtant tout de ses bielles
Son petit ami et ses parents au ton rogue…
La brave petite s'habille tout de rose,
Les portes de sa conscience pauvre sont closes.

L'autre marche dans les rues de Nouvelle York
Il est rasé et porte cravate
Sous sa large et riche veste il porte un torque,
Son avenir le ceignant, il marche à deux pattes,
Monte d'un pas dans un bus bondé,
Et le sourire aux lèvres il se fait exploser.

L'un prend du temps pour écrire un poème.
Il est éduqué le ventre plein,
Dans son cerveau tout empli de rien,
Il s'estime bien au-dessus des vers qu'il sème,
Alors qu'il n'est lui-même qu'un de ces uns,
Egoïste consommant plus que ses besoins…

L'autre trime à trente-cinq heures par jour,
Sue sang et eau pour encore souffrir ;
Il se crève pour une firme d'abats jour
Se payer de quoi continuer à mourir
Il n'est déjà plus qu'une machine
Dans cette grande république qu'est la Chine


L'un écrit poèmes pour un journal bohème,
L'autre ne sait pas lire et eurt sans m.


Ces uns et ses autres.


Des uns oublieront ces écrits dans la minute
Et le reste haussera les épaules en contre-ut,
Et de même fera son prétendu auteur,
Un connard de plus qui sermonnait en pêcheur.


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MessagePosté: Dim Mar 19, 2006 8:16 pm 
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A mort

L’inopinée révolution s’élance
Les lances des masses s'acèrent
Un concert de sons nés de l’insouciance
Monte en stances de chants de guerre

Le père des distinguées grilles de chromes
Flambe chaumes et pailles effigies
En pluie fille d’amères giclées d’atomes
Le bruit des paumes en « aïe » rugit

D’une inexorable marée sans lune
Les runes de Marx s’illuminent
Or l’hermine affable restée très brune
La rancune d’Octobre signe

Les apprentis hérauts courent en tout lieu
Tudieu, l’ordre a été transmis ;
Dix sots pavés labourent le ciel bleu
Le sang mordore les blancs parvis

Dès lors les écus choquent et les rangs cèdent,
Des raids de littéraires aigris
Rient et se ruent sans livres et sans guède
Des aèdes chantèrent ainsi…

Je dégaine un sabre et je prends leur tête
La Muerte c’est moi qui la donne
Et sonne l’olifant macabre, et pète
On éjecte les rois du trône

De la Seine au Sénat les drapeaux brûlent
Les crapules saignent en leurs tripes
C’est une grippe de faux pour consuls
Encule ce règne polype

Et lorsqu’enfin le président se pend
Les pans de la démocratie
Se dénient sans restes aucuns dans le vent
L’enfant abat la tyrannie


Les esprits étudiants s’imprègnent de folie,
Et dans la nuit résonne un seul cri… Anarchie !

.


Dernière édition par Julianos le Dim Fév 25, 2007 1:13 pm, édité 2 fois.

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MessagePosté: Mar Mar 21, 2006 7:57 pm 
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Homo sapions sapions

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We fuck the CPE

Here comes the time
When we need really to fight
When the youngs
Must come together at one

There are people who want learning
And we don't care about
We try to make a better work contract
For me, and me...

We Fuck the World (x2)
We fuck the Students (x2)
We fuck the world
The intelligence and the liberty
So let us doing

We make our own blockade
Just for the CDI
And swear spiting on your rights
To save the Universe


We fuck the world (x2)
We fuck the students (x2)
We fuck the world
The teachers and the democracy
So let us doing

There are people working
And we don't care about
We try to make a better World
For me, and me


We work for the beauty of Anarchy !



chanson reprise


Dernière édition par Julianos le Dim Aoû 20, 2006 3:56 pm, édité 2 fois.

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