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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Ven Fév 23, 2018 7:31 pm

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 Sujet du message: Kacem Loubay
MessagePosté: Dim Mai 29, 2005 12:07 pm 
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Localisation: Khénifra 54000 / Maroc
[font=Courier New]LE POETE...

Il est là, il est ailleurs...
Adossé aux vestiges du temps
Gardien de tous les patrimoines
Il serpente les flancs des montagnes
Garde la falaise contre l'oubli
Contre l'érosion de la mémoire
Il prend sa source dans ses pensées
Accompagne la brise dans sa course
S'infiltre comme une ombre
En traduisant ses errances...
Des fois il vit en solitaire
Un ascète qui essaie de s'oublier
Des fois il est parmi les autres
Perdu dans l'anonymat des méditations...
Il est une silhouette en filigrane
Un arbre qui pousse partout
Une eau qui ne tarit jamais
Il est le silencieux, le rêveur...
Il n'a pas d'attache fixe
Il est libre de circuler comme le vent
De franchir toutes les frontières
D'atteindre toutes les dimensions
Il n'a pas besoin de visa...
Il peut crier, vivre, créer son monde
A la mesure de ses ailes mouvantes
Il chevauche sa fertile plume
Croise le fer à la fluidité de l'encre
Il peint les horizons les plus lointains
Les mers les plus profondes
Les lacs inconnus des explorateurs...
On ne peut lui mettre de bâillon
Ni lacérer le parchemin de ses visions
Ni lui enchaîner les mains et les pieds
Ni le réduire au silence...
Il est la révolte personnifiée
Il est là, il est ailleurs : lui l'inconnu... !
Il fait naître les notes colorées
Les musiques sacrées des transes
Il donne aux arbres dénudés les feuilles
Aux rosiers fanés les arômes
Au désert le mouvement des dunes
Aux palmeraies la quiétude de l'espace
Il fait avancer et reculer le temps
Ramer sans rame à contre courant
Fait chanter les oiseaux muets
Fait étinceler les eaux stagnantes
Si on se penchait sur lui... ?
On découvrirait un autre être
Quelqu'un qui vivait d'incompréhension
Quelqu'un qui vivait dans l'âme des autres...
Il est là, il est ailleurs, il est partout...
Il est le solitaire, il est le rêveur...
Il est le peintre de l'ombre
Qui ne fait que peindre ses sentiments
De la diversité de ses mille... évasions

© Kacem loubay
Mercredi 7 Avril 2004
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

---------------------------------------------
[b]LA MAGIE DES MOTS

A : MOUN
De mon espace je fais des arabesques…

… Et je vis sous le caprice de la vie
A travers les mailles de la destinée
Du seuil de ma demeure
Je me lance dans le prisme des couleurs
Un pas en avant, d’autres pas suivent…
Et je me sens de nouveau emporté
Sous l’avalanche mouvante des lumières
Toute vie est une vraie magie
Où les êtres circulent dans l’indifférence
Où les odeurs exhalées se mêlent
Où les objets ont leur place dans le temps
Où toutes les forces ont leurs rôles
De ma rive souveraine et ensoleillée
Je bouscule l’ordre des choses
De l’estuaire nuancé de mon fleuve
Je navigue en solitaire toutes les mers
Quand les oiseaux décident d’émigrer
Ils quittent le toit de mon ciel
Je les suis de mes pensées
Et mon cœur au bord de la dérive
Prend part au grand départ… !
Je suis ainsi, toujours en équilibre
J’oscille sous la main des saisons
Pris entre le : vas et reviens
Des mots lâchés de la rupture
Des rêves oniriques libérés de la capture
Et quand j’observe un oiseau en cage
Je me dis : Ô combien il me ressemble… !
Mais quand il me livre ses chants
Je lis la profondeur de ses rimes
Et je reprends des ailes pour m’envoler
Alors la traversée du grand désert commence
Chante mon cœur pour les minutes qui passent
Chaque instant est un moment de bonheur
Qui tombe dans le fond de la mémoire
Quand le cœur continue les battements
Quand les yeux embrassent l’horizon changeant
Et je me sens libéré de tout… !
… Et je m’oublie dans l’écriture de l’errance
Quand ma plume versatile s’enflamme
Qu’elle vit de voltige en voltige
D’esquisse dérobée en esquisse dorée
Je me vois dépasser les cimes
Franchir toutes les contrées oubliées
Courir aux côtés de la plus légère brise
Cueillir dès l’aube une perle de rosée
Sentir l’âme du corsage d’une fleur en éclosion
Et je me balance comme une plante
Dans la vigueur et la force de l’âge
J’essuie de mes mains les rides du temps
Tout en enfourchant un étalon sauvage
Je suis au seuil de ma demeure
Je retourne une autre page de mon journal
D’une plume aiguisée je tatoue la paroi
D’une page oubliée à une autre
J’assiste à l’accouchement des pensées
Les mots cueillis forment le fond
Les lignes forgent le reste d’espace
Et la toile reste en suspension sur le chevalet
Je la contemple dans son… inachèvement

© Kacem loubay
Mercredi 7 Avril 2004
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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INVITATION … DES MOTS
A : H. BELKORCHI

Je restitue à mes mots
La saveur du printemps
Je redonne aux arbres leurs couleurs
Aux feuilles la même empreinte
Aux fruits le goût exotique
A chaque source je rends sa fluidité
Et j’augmente la force de son débit
Et son écoulement cristallin entre les roches
A la brise sa meilleure tendresse
Et sa belle écriture océanique
A la tête dansante des cimes flexibles
Je retrouve dans l’écrin des lettres d’or
L’agilité et la majesté des caractères
La sveltesse des corps emblématiques
Et la mouvance renouvelée du rite quotidien
Quand la page blanche s’expose et appelle
Me convie chaque fois aux longs voyages
Je rejoins le convoi qui s’embarque au lever du jour
Qui continue son cheminement habituel
Entre les allées ombragées et accueillantes
Et les arbres alignés comme au passage
D’un cortège princier pour une battue en forêt
Ils forment une arcade sacrée aux branches réunies
Mon regard vague se permet le luxe de fuir
De s’évader dans les bras de la noble terre
Terre ancestrale au cœur toujours ouvert
Je l’embrasse de ma romanesque voix solitaire…
Ô terre je te salue de combler ma simple vie… !
A toi tous les signes de mon humble honneur
D’un fils qui sillonne tes monts et plaines
Tu es toujours présente et pleines d’offrandes
Ton cœur est immensément généreux
Quand les plantes émergent de ton profond silence
Sentent mille odeurs, mille arômes, mille couleurs…
Et cette sève salvatrice qui monte de ton délire
S’étale de tout son poids sous les flots des rayons solaires
Je cueille la puissance de ta récolte multiple
Et mes mains tremblantes caressent le rêve…
Je refais appel à mes mots en vadrouille
Qui attendent patiemment à la porte
Ils se mettent à se mouvoir en une danse divine
Ils répondent et expriment en toute dignité
L’éblouissement d’une nature reconvertie en fête
Et moi, je retrouve à la fin la quiétude de mes… MOTS

© Kacem loubay
Mardi 3 Juillet 2001
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive[/b]
[/font]

_________________
Le poète de l'autre rive


Dernière édition par kacem_loubay le Mer Mar 21, 2007 11:08 pm, édité 2 fois.

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 Sujet du message: PASSERELLE... D'AMITIE
MessagePosté: Mer Aoû 03, 2005 7:50 pm 
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Localisation: Khénifra 54000 / Maroc
PASSERELLE… D’AMITIE

L’espace de mon amitié grandit
L’onde s’ajoute à l’onde mouvante
Les étoiles aux étoiles d’été
Le clavier du firmament
S’ouvre sous la musique des mains
Comme s’ouvre le cœur lors des pulsations
Que de messages viennent me combler
Que de fines mains chevauchent les plumes
Et ma barque vogue sous la brise du temps
A travers les océans ouverts
Les grandes plaines accueillantes
Même mes oiseaux en migration
M’apportent lors de leur retour
Le printemps pour mes yeux purifiés
Ô ivresse d’un poète solitaire… !
Echanson, verse-moi un peu d’élixir
Remplis mon verre, étanche ma soif… !
J’ai besoin d’amitié… !
Ma vétuste veilleuse n’est plus seule
Elle diffuse des versets de lumière
Je lis dans les prunelles de l’aube
L’appel pressant des premières lueurs
Mon lit froissé, froid, se réchauffe
Sous les caresses des rêves évanescents
Je vous tends, mes mains, mes bras…
J’écoute ravi vos chuchotements
Et je sors de mon ancienne demeure
Pour recueillir la joie retrouvée
Pour voir surgir sur le lac de mes yeux
Les mille reflets de vos sourires…
Amis, la vie est belle… !
Il faut savoir goûter ses petits… secrets

© Kacem loubay
Vendredi 29 novembre 2002
Khénifra /Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

_________________
Le poète de l'autre rive


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 Sujet du message: SUR LES RECIFS DU SILENCE*
MessagePosté: Mer Aoû 03, 2005 7:52 pm 
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Localisation: Khénifra 54000 / Maroc
SUR LES RECIFS DU SILENCE *


Etre le fleuve qui engendre d’autres
Etre une force multipliée
Dans l’immensité du continent à la dérive
Etre une forêt vierge
Où viennent se jeter dans un combat inédit
L’eau et le vent
Deux corps deux forces
Et ce silence qui parle aux récifs
Et ses complices
Plantes carnivores qui attendent la chute finale
Parmi les débris arrachés au secret de la vie
Etre tout sans être celui qu’on doit être
Un nom traqué – trafiqué
Pris chaque matin lugubrement
Mot de passe – archive obligatoire
Et butin de la quotidienneté
Nom scolopendre qui hue la malédiction
Et qui sue l’enfer qu’il porte dans ses ailes roussies
Cataracte de sang maladif
Lymphe hors d’usage
Qui coule dans la nervosité de la stabilité
Iles fantômes qui se transforment en squelettes plastifiés
Qu’entraînent sans cesse les eaux turbulentes
D’un fleuve en plein cauchemar
A l’autre bord
Seul sans souvenir – devant un chevalet vide
Je joue avec mon ombre sans visage
Sur la toile insensée où meurent les couleurs
Je trouble le songe enfantin par mes visions dénaturées
Seul dans mon errance insupportable
Je scrute l’infinité de la nuit estropiée
Je cherche sur la pierre tombale des falaises
Un nom miracle pour fêter la joie inconnue…
Je marche pour déchiffrer ce long message
Gravé dans la mémoire de l’oubli
Je plonge une tige dans la profondeur de mon être
Pour retourner aux vestiges d’un temps révolu
Je suis menacé dans l’erreur
Enterré vivant dans la cité sans membres
Cité des vallées perdues
Des rêves irréalisables
Cité détournée qui palpite d’un sang calciné



© kacem loubay
Khénifra / maroc
Lundi 7 Avril 1975
ODJ/RABAT
Jeudi 10 Juillet 1975
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive


*Pour tout poète ou tout écrivain il y'a des passages
qui tiennent à coeur. Pour moi ce texte lointain reflète
la vraie image de mes anciennes errances et de celles
ultérieures. Texte où je me sens comme dans une salle
d'opération. Mes mots servent de bistouri, mon sang les
eaux du fleuve, et le décor : ma cité... C'est loin comme
approche et pourtant je ne pourrai actuellement mettre
sur scène un texte semblable avec ses dures vérités.
_________________

_________________
Le poète de l'autre rive


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