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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Sam Déc 15, 2018 1:33 pm

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 Sujet du message: Ulfer
MessagePosté: Dim Sep 10, 2006 9:07 pm 
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[font=Franklin Gothic Medium][align=center]Carnet d'Ulfer[/align]

[align=center]Recueil I - Poèmes à lire en jouant de l'ulfe (variété de la lyre spécifique au Grimoire)[/align][/font]

Dans mes rêves je la vois, souriante, à mes bras...

Dans mes rêves je la vois, souriante, à mes bras
Nous marchons dans la ville et le ciel est serein
C'est très tôt le matin, car si j'aime la nuit, moi,
Elle, l'aube la fascine plus qu'un roc opalin.
Nous suivons la rivière sans même nous parler.
Nos regards nos pensées se marient tellement bien
Qu'il nous est inutile de nous faire rhéteurs:
Elle connait bien mon coeur.
Et je connais le sien.
Nous arrivons bientôt dans un endroit boisé
Un parc où les oiseaux sifflotent nos amours
Alors que, elle et moi, en l'espace d'un baiser,
Nous figeons tous leurs chants, moment d'éternité.
Le cri du coq déchire cet instant éternel
Et nos obligations, cruelles, nous séparent.
Ah, la course des heures ralentit lorsqu'on aime!
Chaque coup d'aiguille me prend à repenser à elle,
Tel une épée qui entre dans mon coeur blessé
D'absence.
Puis enfin je la vois! Si belle et si radieuse!
Si forte en son esprit! Si douce en son amour!
Mais tous les si du monde se dissipent si vite!
Car le réveil me prend. Et le visage aimé
Dans la brume de mes songes tout de suite disparaît.
Je ne me souviens plus. Douleur des douleurs!
Je ne me souviens plus.
Ni de ses yeux.
Ni de ses splendides cheveux que toujours j'adorais.
Ni de ses grandes passions.
On me l'a même râvi, le souvenir d'une âme!
Devrais-je abandonner, émettre un dernier râle,
Pensant que plus jamais, je ne la reverrais?
Non.
Car, malgré la tristesse,
J'attends.
Mais plus pour très longtemps.
Car très bientôt, ma Muse,
Au détour d'un chemin, ou bien dans un café,
Ou bien dans le train, ou même au lycée,
Dans un cours de Bordeaux, un boulevard parisien,
Une ruelle saintaise ou une rue de Pékin,
Tu réapparaitras, mon aimée, pour toujours.
Et je ne te dirais alors qu'un seul mot:
Amour.

[font=Franklin Gothic Medium][align=center]Recueil II - Mes pleurs[/align][/font]

A day of September

En leur hommage

I.

Cette femme qui va mourir elle l'ignore encore,
Comment sa chair si belle noircira en brûlant,
Comment ses yeux d'azur et sa chevelure d'or
La feront tant souffrir au dernier instant.
Cette femme qui va mourir elle sourit à cet homme
Qui partage son bureau qui partage son coeur.
Cet homme qui va mourir il attend une bonne heure
Pour donner à cette femme une bague, cadeau de Rome!
Cette femme qui va mourir, elle allume un écran,
Elle prépare ses doigts à frapper un clavier.
Mais nul mot nulle lettre ne sera sauvegardé.
Soudain les cris la mort l'odeur de chair brûlée
Le feu qui tout dévore les fenêtres brisées
Une femme innocente, pas de temps pour « pourquoi ? »,
Se retrouve ainsi morte, un homme mort dans ses bras.

II.

'Coming soon.'

[font=Franklin Gothic Medium][align=center]Recueil III - Apologie du délire créatif[/align][/font]

La révolte

Abandonné des muses, tout seul et attéré
Je ne suis plus poète, et ma plume le sait.
De l'homme que je suis, du plus mauvais des maîtres
Elle veut se séparer, ne plus me reconnaître!

Et sa révolution aura bientôt muri!
Une armée de stylos suivra cette meneuse
Mon sommeil troublé sera endolori
Par les coups de mille mines. Finie, l'ère peureuse!

Finie la dictature! Renversement des rôles!
Marivaux l'a prédit, mes stylos l'ont compris.
Et les feuilles de papier, croyant l'affaire drôle
Crieront aussi vengance! Ainsi serais-je pris!

A mon réveil sanglant mes milles ecchymoses
Et l'horrible douleur de m'être fait trahi
Mettront fin à l'espoir, comme se fâne une rose,
De me voir à nouveau réécrire dans ma vie!


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MessagePosté: Sam Déc 23, 2006 7:46 pm 
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Inscription: Mar Juil 20, 2004 9:58 am
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Châteaux

Nos vies sont des châteaux de sable
Qui devront bientôt affronter de puissantes marées!
Oui la tempête approche
Oui la mer avance vite!
Tu ne pourras la vaincre
Si tu n'as imprimé sur la plage que la base de ton palais
Si tu détournes ta tête de l'horizon
Pour regarder derrière tes épaules.
Ton passé, sers-t'en plutôt pour construire les tours!
Elles doivent être hautes et solides
Car l'assaut sera rapide et cruel
Les vagues déchaînées n'ont aucune pitié
Envers les fortins nostalgiques
Ou les mottes de la mélancolie
Mais elles craignent les bastions
Ton château peut être fort!
Les grains, ciment qui le composent,
Seront plus résistants que l'acier
Si tu sais trouver en tes souvenirs
Les contreforts qui les soutiendront,
Et les poser à côté de tous tes espoirs.
Et alors, tu regarderas au loin au large
L'onde menaçante qui s'élèvera
Sa grande ombre recouvrira le monde
Ses embruns inonderont jusqu'aux dunes
Et donneront à boire aux oyats de Gascogne
Ce qui est certain, c'est qu'après la fureur marine
Un seul monticule restera sur la plage:
Ton château couronné de succès.

_________________
Webmaster du Grimoire d'Ulfer - site personnel


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