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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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 Sujet du message: Le comble...
MessagePosté: Sam Déc 24, 2005 9:52 pm 
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Ecolo à vélo

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Voilà voilà, un bien beau nouveau topic à remplir... :mrgreen:

Citation:
La maison du Pépère Noël


Quelque part dans le Grand Nord
Un vieux monstre dort
Loin de la vie, la chaleur,
Il attend son heure.

Une sombre forteresse
Toute de tristesse
Crachotante et enfumée
Sans humanité

Les farfadets triment
Dans la grande usine,
La sinistre mine,
Où l’on marche et crève

Du soir au matin,
Marteaux et burins,
Pistons et vérins,
Sans pauses ni Trèves.

De là sortent à la chaîne,
Bourgeoises étrennes,
Les vapeurs empuantis
Des pleurs et des cris

Du peuple fée enfermé
Esclave exploité
Les rennes aussi sont serfs
Rivés à leurs fers

Les lutins travaillent
Au fond des entrailles
De cette ferraille
Où l’on marche et crève

Plein de mécanique
De vapeurs toxiques
De clacs et de clics
Ni bonheur ni rêve.

Le directeur une brute
Perverse et hirsute,
À la bouche un gros cigare,
Compte les dollars

Son rire tonitruant
Fait peur aux enfants
Ce pédophile avéré
Vit en liberté

Les nains en ont marre
De ce cauchemar
De gris et de noir
Où l’on marche et crève

Loin des caméras
Ils haussent la voix
Fondent un syndicat
Et parlent de grève.

Petit papa Noël
Quand tu cracheras ton fiel
Et tes vieux joujoux aliénés
N’oublie pas notre humanité.

Quelque part dans le Grand Nord
Tours et miradors
Sirènes et barbelés
Vigiles armés

Une funeste prison
- Petit, attention !
L’Hiver, ce silence blanc
Se tache de sang

Les elfes se dressent
Pour que cela cesse
Contre cette ogresse
Où l’on marche et crève

Trop longtemps la haine
S’est tue à sa gaine
Le flot se déchaîne
La clameur s’élève

Et soudain les gnomes
Assaillent et assomment
Les gardiens du dôme
Où l’on marche et crève

Tous ces prolétaires
Hissent leur bannière
Et tremble l’Hiver :
Les nains se soulèvent !

Petit papa Noël
Ta tête barbue au bout d’une pique
Ça t’apprendra à nous prendre pour des cons
Marchons ensemble à l’unisson.


Vous aure compris que c'est là mo texte de Noël...
L'orchestration est... enfin voilà quoi... :mrgreen:
La justesse est... enfin voilà quoi (notamment le dernier "soulèvent", hein ?) :mrgreen:
La chanson est un peu... enfin voilà quoi... :mrgreen:

...

...enfin voilà quoi. :mrgreen:

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MessagePosté: Dim Jan 22, 2006 3:14 pm 
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Citation:
Paradis Perdu

Lumière
Quel est ce prodige
Je cligne des yeux
Tout est blanc

Que faire ?
Et d’abord où suis-je ?
Dans quel néant ?
Tout est désert et silencieux…

Et blanc…
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Entre deux infinis
La lumière m’éblouit
Où suis-je… Je ne me souviens plus.

Si pâle
Quel est donc ce rêve
Quel est ce drôle
De cocon de coton

Comme les sépales
D’un rien qui s’achève
Et qui s’envole
Je ne vois rien à l’horizon

Que du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Du blanc
Blanc comme un paradis perdu
Pas un son pas un bruit
Pas de mort pas de vie
Où suis-je… Je ne me souviens plus

Espace
Sans bord et sans coin
La lumière m’aspire
Son éclat me brûle

En vain
Je veux me souvenir
Mais qu’est-ce qui se passe ?
Les couleurs s’annulent

Finis
Panique, je m’affole
Laissez-moi sortir
De cette cellule

Je crie
Tire sur ma camisole
Tout ça doit finir
Mais on m’amène mes gélules

Blanc
Blanc comme un paradis perdu
Jonché de plumes d’anges
De nuages étranges
Jusqu’à perte de vue

Blanc comme un paradis perdu
Le vide m’envahit
Et absorbe mes cris
Où suis-je… Je ne me souviens plus.

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MessagePosté: Dim Jan 22, 2006 3:16 pm 
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Citation:
L'Homme de buée

Anonyme d’un soir,
Un homme de brouillard
Émerge du néant
Dans la bruine et le vent

Dans le gris du trottoir
Il flotte lentement
Sous le poids du hasard
Et passent les passants

Il erre sans but
Seul sous la pluie
Il marche, il chute
Seul sans un bruit

Pas un mot un regard
Des visages blafards
Le nuage se sent
Seul et insignifiant

Il vogue en errements
Au gré des éléments
S’ennuie et s’égard
Dans la ville et le noir

Il erre sans but
Seul dans la nuit
Il marche, il chute
Seul sans un bruit

L’homme de buée se rend
Dans les rues à l’écart
De la lumière des bars
Là où l’ombre s’étend

Alors y découvrant
Les horreurs d’un dortoir
Plein de monstres hagards
Dans le froid et le sang

Il erre sans but
Seul dans la vie
Il court, il chute
Seul sans un cri

Fuyant ce dépotoir
De riens agonisants
De conclusions d’histoires
Le brouillard finissant

Traîne son désespoir
Au milieu du ciment
Il s’échoue lentement
Sur la vitre d’un car

Mais là des mains d’enfant
Avant que tout chavire
D’un index innocent
Lui rendent son sourire

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MessagePosté: Ven Mar 03, 2006 7:20 pm 
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Citation:
Décroissance

Le fracas des voitures, des motos des camions
Encrasse notre vie de fumée, de sons
Pour assouvir la soif, consommation
Les industries crachent leur poison
Consoment eau, pétrole charbon
Face à cela, je dis non
Face à la pollution
La résignation
Il faut l'action
Décroissons
Disons
Non

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MessagePosté: Ven Mar 03, 2006 7:42 pm 
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Citation:
Cabot

Un homme seul, sur un banc
Un éternel adolescent
Coincé à l’âge de raison
À l’âge où l’on se doit de dire non

Il a le regard fier
De ceux qui ont creusé
Jusqu’au fond des enfers
Et en sont remontés

Des souvenirs pleins les bras
Des diables et des rats,
Le feu et d’autres délices
Comme le schlag ou la silice

Il voit la vie en noir et blanc
Surtout en noir, sûrement
La vie te désabuse ?
La misanthropie n’est pas une excuse

Comme un vieux chien
Attaché à son poteau
Il aboie sur les badauds
Qui empiètent son terrain

Un vieux chien borgne
Un cabot qui bave et grogne
Aigri par son sort qui mord
Et la nuit hurle à la mort

Il a trop vu de papillon
Brûlé par la lumière
Maintenant il garde son opinion
De peur qu’elle ne s’altère

Mais voyez plutôt son talent
Voyez sa poésie
Ce type est un génie
C’est ça qui est énervant

De l’esprit sans espoir
Comme du café sans eau
L’artiste broie du noir
Et nous tourne le dos

Il voit des faux-semblants
Partout, c’est faux, seulement
Comment atteindre ce fou
Derrière ses chaînes et ses pièges à loup

Comme le flûtiste de l’histoire
Il appelle à le suivre
Les enfants à la dérive
Qu’il mène au désespoir

Tu nous crois trop stupides
Pour songer au suicide
Mais si ta vie est vide

C’est que tu ne fais pas un pet d’effort pour la remplir.
Et oui, on a aussi des choses à dire.


+ orchestration complète en midi

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MessagePosté: Ven Mar 03, 2006 7:46 pm 
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Citation:
Soleil noir

Un matin après un soir
C’est une nouvelle aurore
Se lève un soleil d’or
Un soleil d’or noir

Une ombre sans pareil
Ou l’abîmer d’un œil
C’est un trou dans le ciel
Un anneau de deuil

Devant ceux qui hésitent
Se déclarant ses fils
Des prêtres appellent au sacrifice
Il monte à son zénith

Et soudain, sous l’étoile
Sur le sol de discorde
Il tombe des cordes
Une pluie de gasoil

Les larmes amères
Brûlent la peau
Rongent le fer
Rongent les os (assombrissent les eaux)

Les gens fuient en hurlant
Dans les cris des mourants
C’est l’hécatombe
La fin du monde (sombre colombe)
Sur les décombres
Le silence retombe

Ça y est, la pluie acide
Se calme, puis cesse
Sur une terre aride
S’installe la sécheresse

C’est un soleil de plomb
Sur une mare de sang
Une mare de sans plomb
Dans un monde innocent

Soleil noir
Il brille d’un éclat blafard
Soleil noir
Tout s’éclipse dans l’ombre de la star

L’huile de roche
S’accroche
À nos poches
Et on pioche
C’est moche

On raffole
Des fioles
De pétrole
Qui s’étiolent
Pic oil

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MessagePosté: Mar Mar 28, 2006 2:23 pm 
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Citation:
Fred

Ça y est Fred,
T’as dix-huit ans
Tu peux dire merde
À tes parents

Écouter " mother fucker "
Jusqu’à pas d’heure
Si les voisins entendent
C’est toi qui paye l’amende

Et ouais, c’est fini
De dire des conneries
Maintenant t’es sérieux
Maintenant, t’es vieux

Et bientôt, trop tôt
T’auras un boulot
Tu seras respectable
T’arrêteras tes jeux de mots minables

Alors
Ça te fait peur
D’être majeur
C’est qu’un moment à passer, le jour se lèvera encore

Notre cher Fred
Te souviens-tu
Du temps où tu
Avais besoin d’aide

On était simple et petit
C’était de notre âge
Les guerres de banc faisaient rage
Mais tout ça, c’est fini

Tout ça, c’est passé
La poussière est tombée
Maintenant t’es bien loin du collège
Au lycée, t’es dans le new age

Aujourd’hui, si tu t’enfonces,
On-on-on-on-on
Sera là, adorables,
Pour rire à tes jeux de mots minables

Alors
Ça te fait peur
D’être majeur
Demain est à inventer, pourtant Hier n’est pas mort

Mon pauvre Fred,
T’as dix-huit ans,
Te voilà grand,
Y a pas de remède

C’est fini les insultes,
Quand on est adulte
Maintenant que t’es un homme
Bosse pour ton diplôme

Maintenant, t’es sérieux,
Qui sait c’est p’têt mieux ?
Devenir quelqu’un de bien
Donner ton sang demain

Une famille, une maison,
Sans y faire attention
Tu seras fréquentable
T’arrêteras tes jeux de mots minables

Alors
Ça te fait peur
D’être majeur
T’as encore toute la soirée, pour te saouler comme un porc

Ça y est, Fred,
Fin de la chanson
C’est un peu raide
Mais enfin bon

Si tu deviens directeur,
PDG ou acteur,
On se souviendra toujours
De tes vieux calembours

Allez, on est méchant
Mais dans cent ans
Tu t’en souviendras
Et tu le raconteras à tous tes petits-enfants

On chante p’têt comme des cons
Mais à l’unisson
Et même pitoyable,
Au fond,
On aime bien tes jeux de mots minables

Alors
Ça te fait peur
D’être majeur
C’est qu’un moment à passer, le jour se lèvera encore.

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MessagePosté: Lun Avr 24, 2006 2:52 pm 
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Citation:
Les dieux

Parfois, n’importe où, loin des temples, on croit en croiser un. Il marche, habillé normalement, et pourtant…

Des dieux
Je veux des dieux
Là où il n’y a que des hommes malheureux
Je veux la force et la puissance
La compassion et l’omniscience
Je veux des êtres prêts à rendre les gens heureux

Des dieux
Je veux des dieux
Là où il n’y a que des cons et des teigneux
Je ne veux pas " ferme ta gueule "
De " ça sert à rien chuis tout seul "
Je veux des êtres prêts à prier pour les envieux

Des dieux
Je veux des dieux
Là où il n’y a que des modestes et des peureux
Pas besoin de monter sur scène
Pour jouer les messies, les mécènes
Je veux des êtres prêts à se battre pour un monde mieux

Des dieux
Je veux des dieux
Qui saurait ne pas toujours se prendre au sérieux
Je veux des rires et des spectacles,
Je veux du bien et des miracles
Je veux des êtres prêts à pleurer pour des beaux yeux

En avez-vous déjà vu ? Avez-vous déjà senti le feu d’un regard ? Il n’y a pas d’élu. Pourquoi pas vous ?

Des dieux
Je veux des dieux
Qui remplirait ce pauvre ciel nuageux
Toujours plus haut, toujours plus loin
Avec les autres, main dans la main
Je veux pouvoir y croire sans paraître niaiseux

En somme,
Je veux des hommes
Qui n’ont pas peur de s’attaquer aux cieux
Je veux tout un panthéon
De corps, d’esprits et de passions
Je veux des hommes pour prendre conscience des enjeux

Des hommes
Je veux des hommes
Des utopies et des mondes radieux
Je veux vos pensées et vos rêves
Je veux vos tripes et votre sève
Je veux des hommes pour exaucer leur propre vœu
Des hommes…

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MessagePosté: Mer Mai 10, 2006 7:32 pm 
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Citation:
Logarithm'n'blues

Ah le beau temps des cartables
Des soustractions et des tables
Tout cet univers magique
Des maths et des matiques

Ce plaisir toujours présent
De calculer des quotients
De poser des équations
Et d’en trouver des solutions

Peut-être que ça vous épate
Mais j’aime les maths.

En effet quoi de meilleur
Que de calculer des grandeurs
Et quelle plus grande ivresse
Que de comparer des vitesses

Jamais femme ne sera si belle
Que la fonction exponentielle
Jamais homme si admirable
Qu’une identité remarquable

Et même si les littéraires
N’ont jamais connu ses mystères
Pour ses initiés, les S,
Les maths sont poétesses

Car le Racine des premiers
Vaut bien celles des seconds
Vive les fonctions dérivées
Mettons-les en chanson

Peut-être que ça vous épate
Mais j’aime les maths

Cette fille est aussi peu facile
Qu’une équation différentielle
Je suis amoureux d’elle
Au troisième degré mais j’ignore s’il

Y a des solutions réelles
Pour le zéro que je suis
Mes ennuis se multiplient
Et m’arrivent en parallèle

Je suppose qu’elle préfère
Mes inverses, mes opposés
Elle prend la tangente quand je la repère
Je n’ai même pas ses coordonnés

Mon amertume est sans borne
Je ne compte pour personne
Mais on vient pas dans mes pattes
Quand je fais des maths

Peut-être que ça vous épate
Mais j’aime les maths

Il est loin le temps des cartables
Mais mon amour inoxydable
Brûle encore de toute sa joie
Et m’échaude parfois

Quand la vie me met à terre
Dans la nuit en solitaire
Quand je suis échec et maths
Je fais des maths.

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MessagePosté: Sam Juin 03, 2006 3:56 pm 
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Lao Tseu a écrit:
Frasque d’amertume


Une femme seule
Qui voit dans l’eau salée le reflet de sa sale gueule
Les mains dans le crachin abattue sous un linceul
Il ne reste plus rien
Et bientôt moins que rien
Écrasé par la meule
Du jour sans jamais qu’elle veuille
Encore un enfoiré qui n’a voulu que l’accueil
Déjà prêts à partir le voilà sur le seuil
Les deux battants s’abattent
Le matelas sur ses lattes
Est plus dur qu’un cercueil
Pourra-t-elle y survivre ?

Une femme seule
Qui voit sa vie vieillir comme un malade s’engueule
L’échéance est si près, mais la femme se sent trop veule
Elle retient ses mains mortes
Mais la douleur est forte
Comme un félin qui feule
À la mort de son pauvre œil
Comme un astre effondré d’avoir trop porté le deuil
Est-ce de sa faute à elle si sa vie n’est qu’un écueil
Elle voudrait son orgueil
La noblesse d’un fauteuil
Mais elle n’a qu’un linceul
Le drap qui la recueille
Voudra-t-elle y survivre ?

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MessagePosté: Dim Juin 18, 2006 11:15 am 
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Citation:
Alti


(soprano, alto) Du fond de la chorale
Profonde et gutturale
Comme pareille à un râle

(basse) Du fond de la chorale
Monte une vois gutturale
Sourde comme un coup de tymbale

(ténor) pom pom pom…

(alto) les altos n’ont souvent
Au mieux qu’un maigre contre-chant
Montrons à ces précieuses,
Que nous pouvons aussi
Faire des mélodies
Audacieuses

(autres) Aaaaah…

(soprano, alto) On prend la voix médiane
Quand on a pas d’organe

(alto) C’est faux
L’alto, c’est beau (x2)

(soprano, ténor, basse) beau

(soprano alto) Si toutes les altos du monde
Entraient dans la ronde

(altos)
On montrerait à ces blondes
Sopranes au rire immonde
Ce qui s’appelle le chant


Tous les borborygmes ne sont pas indiqués... :mrgreen:

Il y a deux fichiers : un midi qui permet de se rendre compte de la musique, et un enregistrement qui permet de voir à peu près où tombent les paroles... :roll:
:mrgreen:

Vous aurez compris que c'est là une oeuvre pour choeur... :mrgreen:

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MessagePosté: Dim Juin 18, 2006 11:17 am 
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Citation:
L'écolo sur sa pelouse


Y a des écologistes
Des gens qui réfléchissent
Des verts des militants
Hippies ou décroissants

Ils parlent de politique
Empreinte écologique
Et ils font attention
À leurs consom’actions

Et puis y a…

L’écolo de base
Assis sur sa pelouse
Qui dit avec emphase
Qu’il ne veut pas de flouze

Qui est de tous gazon
De toutes pétitions
Et de toutes les causes
Sans savoir d’quoi on cause

L’écolo, l’écolo,
Le vrai, le faux
Avec ses tongues, et son gros bédaud

Les oiseaux, les chiens,
Les poissons, c’est bien
Les arbres riants,
Les fleurs

C’est pas comme la télé
Et les HLM…
… et la voiture ?
Ro c’est pratique quand même !

L’écolo fêtard
Assis sur sa pelouse
Avec sa vieille guitare
Il est bien dans ses shoes

Il croit au spirituel
La Terre Mère que l’on brûle,
La Vie, cadeau du Ciel
Et d’autres majuscules

L’écolo, l’écolo,
Le vrai, le beau,
Avec sa cape et son grand chapeau

Quand les écologistes,
Les vrais, qui réfléchissent
Voient le gouvernement
Lâcher l’environnement,

Ils se dressent aussi vif
Mais soyons pas naïf
Le nombre dans les rues
C’est l’écolo perdu

L’écolo…

L’écolo déjante
Assis sur sa pelouse
Il fait des anacrouses
Aux lendemains qui chantent

Il joue pas trois accords
Et chante d’autant plus fort
Chante toujours plus haut
Sa joie d’être écolo

L’écolo…

Y a des écologistes
Des gens qui réfléchissent
Des verts, des militants,
Hippies ou décroissants

Ils ont des arguments
Mais personne ne comprend
Alors, encore bravo
A tous les écolos.


Ne ratez pas ma prochaine chanson, l’anarcho dans sa rue ! :mrgreen:

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MessagePosté: Ven Juin 30, 2006 4:43 pm 
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Attention, version périmée :

Citation:
8 mai

Aujourd’hui pour le 8 mai, c’est la cérémonie
Bien droit sur son estrade, le maire la déclare ouverte
L’allocution se fait dans l’attention un peu distraite
Et le bonhomme songe, est-ce de sa faute à lui
Si devant la mairie s’étend une place déserte ?

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut

Aux morts
Albert ?
Présent
Benoît ?
Présent.
Balthazar ?
Ouép
On dit présent. Robert ? Robert ?
Ouais ouais chuis là j’étais en Indochine


Expliquez-moi pourquoi des gens vont crever aussi loin
Et parcours des kilomètres pour trouver l’infortune
Aux deux premières guerres mondiales nos joyeux fantassins
Pour s’exploser la tête, ont été plus malins
Et sont tombés à quelques pas de la commune
(c’est quand même plus pratique)

C’est alors que chaque année, une petite bonne femme
Sous une contenance un peu gênée ou un silence hilare
Le cabas fatigué, sans un regard pour l’oriflamme
Tel un grand général face aux troupes hagardes
Traverse nonchalante la place de part en part

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut

Et les autres, et la jeunesse ?
Où sont-ils ? s’inquiète le maire
Où est l’avenir et ses promesses ?
Est-ce qu’ils préparent la troisième guerre ?

Et, s’ils ne font de mal à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne
L’orchestre harmonique
Se les gèle sans public.

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut




version revisitée (mais pas enregistré) :

Citation:
Aujourd’hui pour le 8 mai, c’est la cérémonie
Bien droit sur son estrade, le maire la déclare ouverte
L’allocution se fait dans l’attention un peu distraite
Et le bonhomme songe, est-ce de sa faute à lui
Si devant la mairie s’étend une place déserte ?

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut

L’an dernier, ils étaient 15 anciens poilus
Cette année, ils n’en restent plus que 4
A l’année prochaine.


Le maire dans son discours parle de mémoire biologique
Comme d’une petite bougie à la flamme vacillante
Touchante prose sans trop d’élan trop patriotique
Aimable métaphore, symbole poétique,
Le même que pour les cinq cérémonies précédentes

C’est alors que chaque année, une petite bonne femme
Sous une contenance un peu gênée ou un silence hilare
Le cabas fatigué, sans un regard pour l’oriflamme
Tel un grand général face aux troupes hagardes
Traverse nonchalante la place de part en part

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut

Et les autres, et la jeunesse ?
Où sont-ils ? s’inquiète le maire
Où est l’avenir et ses promesses ?
Est-ce qu’ils préparent la troisième guerre ?

Et, s’ils ne font de mal à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne
L’orchestre harmonique
Se les gèle sans public.

Les élus, quelques p’tits vieux
Et l’harmonie… comme d’hab il pleut


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Dernière édition par Pépère le Dim Nov 26, 2006 3:39 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Jeu Aoû 03, 2006 6:54 pm 
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Citation:
Transmettre (à défaut d'un autre titre pour le moment)

Souviens-toi hier je voulais t’apprendre
Je ne sais plus quoi
Tu as compris tu ne sais plus quoi
Mais en tout cas
On ne sait plus quoi faire pour se comprendre

Je dis critique, et tu comprends salaud
Je dis bonheur, tu comprends bons moments
Je dis pensée, et tu comprends philo
Je dis philo, et tu réponds " c’est chiant "

Je dis morale, et tu comprends chrétienne
Je dis patrie, et tu comprends soldat
Je dis justice, et tu comprends la haine
Je dis je, et tu ne comprends pas

Entre toi et moi
Entre moi et nous
Entre nous et eux,
Y a comme un creux
Qui change tout

Je parle effort, et tu entends ascète
Je dis culture, et tu comprends vantard
Tu me dis transport, je vois la bicyclette
Tu cause chauffeur, et je comprend chauffard

Je dis force, et tu comprends violence
Je dis chat, et toi, tu comprends chat
Je dis amour, et tu comprends romance
Je dis nous et tu ne comprends pas

(En fait, tout est question d’image cognitive, on ne mémorise pas les informations comme un ordinateur et nos concepts sont chargés de sens simplifiés qui permettent d’agir plus vite et mieux dans la plupart des cas, mais, simplifiés donc faux, chargés d’affect, sont souvent la cause des incompréhensions, voir des opinions divergentes. Ce serait à approfondir)

Je dis blanc, et toi tu comprends noir
Je dis noir, et tu comprends racisme
Je dis problème, tu comprends désespoir
Tu me dis dopage, je te réponds cyclisme

L’un dit " je prête ", l’autre comprends " tu donnes "
Ils disent censure, ils y répondent médias
On dit arabe, ce n’est qu’un téléphone
On parle d’eux, et on ne comprend pas


Premier fichier : la musique prévue au départ :mrgreen: en midi.
Le dernier se voit rajouté le petit speech...

Je prèfère garder mes commentaires pour moi vu qu'ils ne vous sont d'aucune utilité... en plus y en a trop... Mais les vôtres m'intéressent...

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MessagePosté: Dim Oct 01, 2006 7:40 pm 
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Ecolo à vélo

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Hymne à la Liberté


Après l’économie
La Recherche, l’Energie
Quand on aura fini
Avec l’Education,

Quand la démagogie
Cédera face aux lobbys
Quand les autres partis
Accèderont à la raison,

Comme se fane la rose,
Nos sociétés se sclérosent
Quelle donc en est la cause ?
Sinon la notion de nation

Nos frontières sont closes
Heureusement on s’impose
Pour faire bouger les choses
Nous apportons la solution :


Libérons, libéralisons
Nos patries et nos nations
Le Président devient patron
Et les chômeurs une invasion

Car notre appartenance
N’est qu’une question de chance
La libre concurrence
Répond à la question

Dans un monde au mérite
Je vous jure qu’on évite
Les crimes, les faillites
Et toutes infractions (rébellions !)

Si je suis un état prospère
Sans chômage et sans guerre
Tout le monde veut venir sur mes terres,
J’impose ma sélection

Si je suis dans la misère,
Et plein de militaire,
J’peux pas virer les réfractaires :
Y sont déjà au fond.

C’est la loi de l’offre et la demande
Si un pays est la ramasse
Y a qu’à lui-même qu’il peut s’en prendre :
Il est pas efficace.


Libérons, libéralisons
Nos patries et nos nations
Mettons les bons avec les bons
Laissons faire la saine émulsion

Libérons Libéralisons
Nos patries et nos nations
Le Président devient patron
Et les chômeurs une invasion


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