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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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 Sujet du message: Les tueurs de l'âme
MessagePosté: Dim Jan 02, 2005 6:29 pm 
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Gentille fille,...mais glauque...
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Inscription: Dim Déc 05, 2004 10:34 am
Messages: 78
Localisation: Dans le placard à balai de l'Olympe
Détrompez-vous, je n’aime pas les vampires, je les abhorre.
Ils me captivent, certes, mais mes sentiments sont confus.
Ils sont de l’ordre de la fascination-répulsion, comme lorsqu’on observe une araignée se jeter sur une mouche. Malgré le dégoût que cet être nous inspire, on ne peut s’empêcher d’admirer son étonnante habileté de prédateur.
Certains les ont comparés à des démons, et comme eux, ils sont légions, mais les vampires font partie d’une catégorie fort particulière, elles se nomment « intrigue » et « discorde ».
D’autres ont vu en eux des séducteurs innés, charismatiques et insatiables.
Mais ma maudite et immense solitude a au moins eu cet avantage qu’est un certain recul sur la supercherie de ce que l’on nomme complaisamment séduction.
Je vais vous compter à présent mon histoire, celle de mon attrait pour le mal, ma chute, ma disgrâce et de ma rédemption.

J’avais six ans à l’époque et mon monde était déjà un chaos infernal dont seul, mon esprit, fragile oiseau ne rêvant que d’envol, s’échappait parfois de la cage d’un corps que je savais malade.
Cette étrange maladie m’avait cueillie lors d’un bel après-midi d’été. Le soleil alors me semblait liquide et je pris soudainement conscience de la pureté de l’air que je respirais en grandes inspirations gourmandes.
La veille, j’avais de nouveau fait d’horribles cauchemars qui avaient écourtés violemment ma nuit. Mais la fatigue, lorsque l’on est enfant, se dissout facilement dans le jeu.
Mes parents se désespéraient de mes hurlements nocturnes, mais l’habitude de ces cris de terreur était telle qu’ils ne se levèrent pas cette nuit là.
Soudain, en cette magnifique journée, je m’effondrai sur le sol de la terrasse, inanimée.
Je m’éveillais quelques heures plus tard, mes parents m’avaient allongée dans leur lit, seul bénéfice de la maladie.
-Je suis malade. Ce fût la conclusion de ma logique d’enfant.
Mon corps me semblait trop lourd à porter, un poids invisible étouffait ma frêle poitrine et l’air me manquait. Je me sentais extrêmement faible, jamais je ne m’étais sentie aussi fragile, une inquiétude inconnue vint traverser mon esprit d’enfant.
-Je vais mourir. Ces mots terribles, apparurent tels une fatale évidence.
Je regardais dehors, le parc, où quelque bouleaux dispersés ondoyaient doucement sous la brise, apaisa un peu l’angoisse qui m’étreignait le cœur.
Ma mère apparut et me prit la main, la peur se lisait si nettement dans ses yeux que je fus saisie d’une grande pitié pour elle.
Un homme vêtu de blanc me prit dans ses bras, tout se mélangeait à présent dans ma tête, puis, je me retrouvai allongée dans une ambulance.
Une femme au visage d’une douceur angélique m’appliqua en souriant un masque qui enserra mon nez et ma bouche. Je perdis connaissance.

Dans mon rêve, il faisait nuit et la lune éclairait le parc d’une aura magique, l’ombre s’infiltra dans ma chambre malgré les fenêtres closes. Je n’avais pas peur pourtant. Lorsque je dis « ombre », il s’agit plus de l’idée d’une ombre, l’ombre d’une ombre si j’ose dire. La silhouette était celle d’un homme, mais il n’y avait rien de net en cette apparition, si ce n’est sa bouche, esquisse d’un sourire sadique.
Et ses yeux, ses terribles yeux rouges…
Elle me chuchota des phrases incohérentes, sa voix était aussi inhumaine et inconsistante que l’était son apparence, quelques mots réussirent à se graver dans ma mémoire :
« …reviendrai… porcelaine…cave… ».
Je m’éveillai, tremblante de peur. Où étais-je, il faisait nuit et je ne connaissais pas ce lieu. Deux femmes en blancs entrèrent et relevèrent la manche de mon pyjama afin de me faire une piqûre, je sursautai sous l’aiguille.
Je ne me souviens pas vraiment de tous ces longs mois que je passai à l’hôpital, je me rappelle seulement d’une infirmière qui refusait de me piquer une fois de plus. Mon corps était bleu d’ecchymoses et de traces laissées par les aiguilles des seringues.
Personne ne savait ce que j’avais, les médecins ne comprenaient pas la source de mon mal et me soignaient à coup de cortisone.
Certains disaient « anémie » et voulurent me transfuser, d’autres pensaient à une espèce de pneumopathie inconnue qui m’affaiblissait et ne me permettait plus de me ventiler normalement.
C’est étrange, je ne me souviens pas de mes parents à cette époque, j’avais juste peur de ne plus me rappeler leurs visages.
Au bout d’un certain temps de convalescence, mon père vint m’apporter un collier d’ail qu’il me mit autour du cou.
Je trouvais son odeur infecte, il me collait à la peau et m’empêchait de respirer correctement. Mais je le gardais précieusement contre moi.
Puis, quelques jours après Noël, je rentrai enfin chez moi. Mais rien ne fut plus jamais comme avant, je connaissais la Mort, j’avais vu son visage et pour cette raison, elle ne me laisserait jamais en paix.

II


Ni mon esprit, ni mon corps ne se remirent totalement de la maladie.
De l’enfant vive et joyeuse, il ne restait qu’un spectre chétif, pâle et fragile.
Obsédée par l’idée de la mort, l’absurdité de la vie, je me laissais tomber avec une aisance et une facilité perverse dans l’engourdissement rassurant de ma mélancolie.
Je m’inventais un monde intérieur, qui, malgré sa richesse, effrayait mon entourage. Brouillards, errances et lacs figés en étaient les décors principaux, et je régnais sur ce royaume pathétique et glacé.
Mes parents étaient des misanthropes terrifiés par le monde extérieur, me condamnant ainsi à une vie solitaire qui amplifia mon mal et me firent basculer doucement dans un autisme étrange qui ternit l’éclat de la vie.
Mes cauchemars s’intensifièrent avec l’âge et il m’arrivait encore d’entrevoir cette ombre maudite au détour d’un sombre songe, et il me sembla que petit à petit, son contour se fit plus distinct.
Il s’agissait probablement d’un homme.
Dix ans alors s’écoulèrent ainsi, ponctués seulement par mes rêves, mes fantasmes et une réalité violente et décousue.
Rien ne comptait réellement pour moi, la vie n’était que source d’angoisses et de tourments.
Je rêvais de paix et seules mes rêveries me permettaient de survivre à la brutalité de ce monde honni.
Les gens ne m’aimaient pas, me trouvant trop étrange à leur goût, prenant ma timidité pour de l'arrogance, du mépris, je ne les en blâmais pas, je ne les aimais pas non plus.
J’errais donc ainsi, sans ami, sans réconfort ni satisfaction, totalement vide et absorbée dans mes méditations sinistres et funèbres.
Mais un jour, un séjour me contraignit à quitter mon environnement familier et je partis vivre quelques mois en ville.
Un espoir fit frémir mes appétits de jeune fille, peut-être rencontrerai-je des gens qui me comprendraient, qui m’apprécieraient et ne me regarderaient pas comme une bête curieuse .
Combien je fus déçue alors de ne trouver qu’agitations inutiles, violence et indifférence.
Mais un soir où j’errais dans une rue qui me plaisait de par son aspect désolé et lugubre, j’entrevis enfin celui qui marqua ma vie de son sceau fatal et dont l’apparition avait toujours signifié mon malheur, il s’agissait de l’ombre.
Je la vis effleurer le mur de l’immeuble que je longeais et s’engouffrer tel un félin, dans une ruelle.
Je décidai de la suivre, il fallait que je sache. Et si j’étais en train de perdre l’esprit, je n’en serai que plus sereine, me dis-je.
Lorsque j’arrivai à son niveau, une porte métallique s’ouvrit et le brouhaha caractéristique d’un bar ainsi que la puanteur des cigarettes me prit aux narines. Deux jeunes hommes, maquillés et vêtus de tenues extravagantes me dévisagèrent en riant bêtement, visiblement saouls et s’embrassèrent sans pudeur sous mon nez.
Provocation bien futile qui ne m'impressionna pas, je les toisai froidement sans sourire, j’étais habituée à ce genre de jeu.
Il y’avait donc une espèce de gargote dans ce lieu désolé, étonnant.
Curieuse, j’entrai discrètement et me faufilai vers le comptoir. Le lieu était bondé, le noir dominait en ce lieu insolite. Tous ces gens à la mine dramatique me plurent instantanément. J’aimais leurs airs d’acteurs en représentation constante, ils jouaient le drame de leur vie, en atténuant ainsi une réalité aux contours trop marqués et déplaisants.
En observant plus attentivement le lieu, je le vis enfin, il était là, je le reconnus immédiatement à son sourire pervers et à ses yeux rougis.
Assis dans un angle de la salle, il observait une jeune femme qui portait en tout et pour tout qu’un corset de cuir qui retombait à peine sur ses cuisses où se croisaient les mailles d’un bas résille.
Je me dirigeai vers lui. Le désespoir a cet avantage qu’est un courage aveugle.
Rien à perdre, au pire, il me tue et je ne perdrais pas grand chose, au mieux, je découvrirais enfin une vérité, quelque chose, un sens à tout cela.
Je m’assis à sa table, il tourna son visage sans âge vers moi, et me salua élégamment d’un signe de tête, puis reprit son observation de rapace.
-« Bonsoir, je crois que je vous connais… » lui dis-je sans hésitation.
-« Oui, et je vous plais… »
J’eus envie de rire, son visage était certes régulier et les traits en étaient harmonieux, mais il y avait si peu de chaleur et d’humanité dans son regard que je ne lui trouvais rien de séduisant.
-« Vous me troublez autant que le vase posé sur cette table ! »
Il pivota rageusement son visage de mannequin de cire et planta ses yeux glacés dans les miens.
-« Je suis la séduction, je suis ce que tu veux entendre, ce que tu désires et le reflet de ce qui te flatte. Je suis la psyché, le miroir de vos vanités. Susurra-t-il, imperturbable. Que me veux-tu, petite ? »
-« Je m’appelle Lena, et vous m’avez tué ! »








III


L’homme se leva et planta ses yeux délavés et sans âme dans les miens. Il n’avait rien d’humain, tout en lui n’était que lassitude et indifférence.
J’entrevis pourtant un instant le poids d’un savoir immense. Je pris étrangement conscience qu’il me serait impossible, à moi, pauvre humaine, de ne serait-ce qu’effleurer cette vérité, cette flamme si fondamentale sans m’y brûler.
Tel le mystique en pleine transe, je fus absorbée par sa lumière et je crus défaillir.
-Tu n’es rien, me chuchota-t-il en se penchant vers moi, tu n’es rien du tout. A peine plus importante à mes yeux d’immortel qu’un insecte que tu te plairais à observer, et tout comme ces insectes, vous vous ressemblez tous. Si tu respires encore, pauvre imbécile, c’est que je pensais que tu n’y survivrais probablement pas.
Cela ne dura que le temps d’un battement de cils, mais lorsque je repris conscience de ce qui m’entourait, l’homme disparaissait déjà, entraînant la jeune femme au corset dehors.
Il lui murmurait quelque chose à l’oreille et elle s’esclaffa grossièrement, puis, la porte se referma sur ce que je ressentis comme étant son ultime rire.
Je me levai d’un bond et essayai de me frayer un passage jusqu’à l’entrée du bar, bousculant du coude quelques gothiques exaspérés, dont le maquillage vulgaire masquait les traits.
Une imposante jeune femme prit un malin plaisir à gêner ma progression et me sourit cruellement, me toisant de toute sa hauteur, puis, elle s’écarta brusquement afin de me laisser sortir.
Je passai la porte en courant à demi et scrutai la ruelle, espérant encore apercevoir le funeste couple.
Je me précipitai vers l’angle de la rue, espérant encore avertir la pauvre jeune femme du danger qui la menaçait, mais je ne vis rien.
La pluie s’était mise à tomber, de grosses gouttes venaient s’éclater sur mon crâne et rafraîchissaient mon visage en feu. Tout en moi n’était que confusion, j’aurais voulu m’étendre là et attendre quelques siècles afin de réfléchir, d’essayer de comprendre les évènements de la soirée.
Je retournai sur mes pas et rentrai de nouveau dans le bar afin d’avoir des renseignements sur la fille au corset. Personne ne m’éclaira. Je repris le chemin de mon appartement.
La pluie s’était arrêtée et un vent glacial s’était levé, me transperçant comme des milliers d’aiguilles gelées.
Je n’étais rien, il avait raison, et la pauvre idiote qui allait lui servir de repas ce soir n’était rien non plus. Il était si aisé de nous duper, nos faiblesses me paraissaient si évidentes. Des proies totalement consentantes, de vrais moutons qui tendent leurs cous à leurs bourreaux !
Nos chimères, nos vanités, notre goût pour la luxure et le pouvoir étaient ses meilleures armes et nous périssions à cause de nos imperfections.
Un goût âcre me remonta à la bouche, j’avais la nausée et mon crâne me faisait mal.
Ce que j’avais entrevu ce soir était ce que les gens appellent communément un vampire, sa véritable nature n’avait rien de séduisante, bien au contraire.
C’était un parasite. Il se nourrissait de nous et pas seulement de notre sang.
Il violait nos âmes, jouant avec les gens tel un chat avec une souris, absorbant nos émotions, nos expériences, réchauffant sa misérable carcasse de cadavre au feu de nos illusions et nos espoirs d’humains, profanant l’innocent, châtiant l’assassin.
Le sang ne lui suffisait pas, il lui fallait l’essence de la vie, notre substance.
Dans ses veines coulaient la quintessence de centaines de mémoires et connaissances. Il était l’accumulation d’un savoir froid qui grossissait à chaque nouvelle victime, le rendant de plus en plus fort, de plus en plus lucide et conscient de notre faible nature d’homme et l’éloignant de par ce fait des turbulences et des appétences de nos vies terrestres.
J’en voulais à la pauvre fille de s’être ainsi faite avoir aussi facilement, que lui avait-il fait miroiter afin d’arriver à ses fins ? S’était-il attaqué à l’ego en jouant les adorateurs transis, la flattant et comblant son besoin de reconnaissance ? A son corps, en lui promettant une nuit dont la fougue ne pouvait que l’appâter ? Ou à son esprit, faisant irradier de par son érudition un cerveau assoiffé de curiosité qui ne demandait qu’à apprendre ?
Je souris soudain sans joie, me rendant compte que c’était cette curiosité qui avait bien failli me tenter.
Je ne valais pas mieux, je n’étais rien, en effet. Piégée, moi aussi, dans ma nature d’humaine.






IV



Lorsque j’arrivai chez moi, il me sembla que le silence était trop lourd, l’obscurité trop profonde.
Une pesante angoisse me pressait la poitrine, et ma respiration se fit plus rapide.
J’allumai hâtivement la lumière et insérai rapidement un cd au hasard dans le lecteur. Je voulais que ce calme oppressant cesse, que la musique et la lumière me mentent.
Lorsque la mélodie commença, je me détendis enfin. J’entrai dans la cuisine et me préparai un thé, essayant de me persuader que j’avais rêvé.
Il fallait juste que je fasse le vide et que je me calme, où je n’allais pas encore dormir de la nuit.
Et je savais que le manque de sommeil était un état qui ne me réussissait absolument pas, m’entraînant dans des cercles vicieux de dépressions et de fatigue impossibles à contenter.
Je m’installai sur le canapé, recroquevillée sur moi-même pour mieux me rassurer.
Un long moment s’écoula, mon esprit errait de songes en réalités, je me demandais un instant si je ne perdais pas l’esprit. Ironiquement, cela m’apaisa un peu.
Sentant que je m’assoupissais, je partis me coucher et m’endormis d’un sommeil sans rêve.
Je m’éveillai brusquement. Je ne comprenais pas, la pièce baignait dans une lumière chaude et opaque alors que je savais avoir tout éteint.
Ma tête me tourna, je n’arrivais pas à fixer mon regard sur un objet.
Un grattement léger me fit brusquement pivoter la tête dans sa direction.
J’entendis une voix sifflante, inhumaine qui s’approcha de moi, mais je ne pouvais bouger, inexplicablement paralysée.
Tout se passa soudain très rapidement, quelque chose se jeta sur moi en hurlant
- « je suis là ! » d’une voix incroyablement aiguë.
La petite créature pesa de tout son poids sur moi, les genoux sur ma cage thoracique, enserrant mon cou de ses petits doigts osseux et fins, tentant de m’étrangler.
Plus j’étouffais et plus la chose squelettique et malsaine s’acharnait ardemment.
Mon impuissance et ma peur me terrifièrent. La pensée que je faisais un nouveau cauchemar me traversa l’esprit mais ces mains, cette voix qui me chuchotait des mots dans une langue inconnue étaient si réelles.
Je me mis instinctivement à prier, récitant un Ave Marie confus et pitoyable, m’accrochant désespérément à ces quelques mots qui prirent soudain un sens que je n’avais jamais perçu jusqu’à cet instant.
Je sentis mes doigts s’engourdir et je commençais à défaillir, la chose avait collée son immonde bouche sur mon cou et je le sentis me mordre de ses dents aiguës.
Mon esprit hurlait toujours la sainte litanie, refusant la résignation.
Subitement, l’air revint dans mes poumons et la chose disparut, me laissant épuisée, au bord de la folie.
Je sautai au bas du lit et courus dans le salon. Tout était à nouveau éteint dans la maison et le matin commençait à poindre.
Mon cœur battait si rapidement que mes jambes se dérobaient à demi sous moi.
J’allumai toutes les lumières et m’assis sur le canapé. Les yeux rivés vers la porte de ma chambre, j’attendis que le jour se fut entièrement levé, purifiant de sa lumière salutaire la présence de ce démon.
Je pris conscience qu’un filet de sang avait coulé de mon cou, imbibant mon t-shirt.
Il avait pénétré chez moi, souillant mon appartement de son obscène intrusion, il avait sali mon sanctuaire, mon asile.
Je sentis une rage sombre et abyssale me submerger. Une haine d’une puissance presque insupportable m’emplit d’une volonté que je n’avais jamais connue.
Je me mis à hurler, et mon cri emplit le silence de cette nouvelle aurore.









Merci à Vae pour ces corrections qui m'aident énormément, une fois de plus. :wink:


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