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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Lun Aoû 20, 2018 1:58 am

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MessagePosté: Dim Fév 27, 2005 5:37 pm 
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Irish Fest

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La gigue faisait voler les jupons, les hommes prenaient la danse et c'était la fête au village. La pluie gouttait sur les visages souriants des danseurs, les enfants applaudissaient dans un bonheur communicatif ; les musiciens battaient la cadence en même temps que le choc des gouttes sur les instruments...

La pluie continuait de tomber, "elle ne quittera jamais c’pays", pensait-on. La gigue ralentissait et une nouvelle commençait sur les notes encore fumantes de la précédente. La bière coulait à flot. Les danseurs aussi. Les visages étaient rouges. Rougit par l’alcool, certes, mais aussi par l’excitation. L’excitation de la danse, du contact de ces corps chauds dans un même mouvement, mais aussi de ce qui allait terminer leur nuit de fête. Comme à chaque fois, un homme, choisi parmi les habitants de village aller conter une légende.
Cette fois, c’était le doyen qui parlerait. Peut-être aurait-on droit à la légende. Celle du village. Celle des origines.

Il fit signe aux musiciens, qui s’arrêtèrent de jouer. Tout le monde se disposa en cercle autour du feu. Le vieil homme s’assit près de celui-ci. Deux musiciens le suivirent et s’assirent à ses cotés. L’un jouait du bodhràn. L’autre de la flûte.

Un rythme, lent, entraînant commença à s’élever dans la nuit fraîche. L’homme ferma les yeux, lui-même pénétré du tempo qu’il jouait. L’assemblée retient son souffle, se balançant légèrement, suivant du regard l’autre homme, celui à la flûte. Il commença un air, un réel, suivant la cadence du bodhràn. La foule ferma les yeux, entra en transe à l’écoute de la musique. Spirituelle. Sacrée. Eternelle. On ne sait combien de temps dura cette introduction, la notion du temps été perdue. Tout le monde écoutait la musique. La pluie tombait toujours. Accompagnant la transe, elle-même musique, elle-même légende.

Le vieux parla. Ou chanta. La distinction était si faible. Sa voix grave, ne faisait qu’amplifier le rythme, il le portait plus loin, au fond des cœurs, des souvenirs. Il contait la tribu, le clan, le village, et tout le monde écoutait. Tout le monde était en transe.

Il parla, il parla beaucoup, sa voix était comme celle d’un rêve, impalpable, irréelle. Le rythme ne faiblissait pas, toujours constant, toujours lent, toujours présent, comme les battements d’un cœur.
Les origines, la vie, les contes, les mythes, tout y passait. Jusqu'à ce que les battements de ce cœur cessent. Mais il ne cessera jamais. On contait l’origine, jamais la fin. Il n’y a pas de fin. La légende grandit toujours, le mythe ne s’éteint pas. Le peuple le sait. Il sait qu’il est dans la légende. Que la nuit ne faisait que commencer, cette longue nuit, cette nuit éternelle. Il sait qu’il n’est pas réel. Du moins pas totalement. Il ne vit que par ce rythme que l’on entend des fois, près de la forêt, la nuit. Le cœur d’une civilisation. Qui survit. Comme tant d’autres.


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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 2:38 pm 
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Texte sans queue ni tête #1

Le soir venait de tomber. La petite journée de ce début de printemps à laquelle il succéda fut d’une rare intensité pour Romuald. Il avait enfin osé l’inviter à dîner chez lui…
Cette femme dégageait un charme si particulier, mais pourtant si naturel… et elle était d’une extraordinaire beauté, et le tout était gratifié d’une grande intelligence. On pourrait même la qualifier de parfaite, si l’on ne savait que ce terme accolé au nom de "femme" n’est que pure utopie.
Il avait sorti son grand jeu culinaire pour aiguiser ses papilles. Les plats se succédaient, tous plus raffinés que les précédents. La demoiselle semblait entièrement sous le charme de Romuald, qui avait, certes, été aidé par "Cuisine de Chef", le traiteur à domicile. Mais qu’importe, la demoiselle ne le savait pas.
Une fois le repas fini, et après que Romuald ait discrètement payé et remercié le traiteur, les deux tourtereaux allèrent se reposer sur le canapé du salon, près duquel le jeune homme avait allumé un romantique feu de bois…
Ils s’assirent l’un à coté de l’autre. Leur timidité semblait freiner leur désir mutuel, les regards se fuyaient. Surmontant sa peur, Romuald, rouge comme le feu de la cheminée, saisit la main de la demoiselle, qui soupira légèrement de satisfaction en sentant pour la première fois de la soirée le contact chaud de la chair du jeune homme.
Elle pivota légèrement la tête vers Romuald et approcha la bouche de la sienne. Leur baisé sentait la sensualité… la soirée ne fait que commencer… Doucement le jeune homme la fit se coucher sur le canapé et…
Laissons ces deux jeunes gens à leur occupation, nous ne sommes pas voyeurs… quittons la pièce… fermons la porte… et écoutons discrètement.
Le bruit des vêtements que l’on enlève se fit entendre, accompagné de quelques soupirs fort peu discrets. Soudain, la voix aigue, sans être agressive, de la jeune femme se leva :
- Mais, mais, que fais-tu ?
- Laisse moi faire, répondit le jeune homme
- Attend, qu’est-ce qu… ouiii… mhmm…
On n’entend plus que les soupirs de satisfactions et de plaisir de la jeune femme… Il faut dire que Romuald possède une habileté toute particulière, et il le sait, mais s’il sait rester modeste sur ce point.
- Alors, tu aimes ça ?
- Oh… oui… mhmm… plus fort… mhmm… répondit, en haletant la jeune femme.
Les soupirs se firent de plus en plus fort, jusqu'à atteindre l’apothéose tant attendue…
- Romuald, tu… tu es un dieu…
En voila encore un fait de nouveau avéré par une jeune femme… Romuald savait masser les pieds comme personne.


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MessagePosté: Mar Mai 09, 2006 6:38 pm 
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Projet avorté de Sebalsvatur #1 : Le fléau du dormeur

Mon rêve ? Je ne l'avais jamais raconté à personne. Pourquoi ? Peut-être à cause de la peur que le récit risquait de reveiller, ou de perdre ma position au sein de la Sorbonne. Là-bas, personne ne m'aurai cru. Mais maintenant, je n'ai plus rien à perdre. Le poids du souvenir est trop lourd, je ne peux plus le supporter.

C'était un soir d'octobre. Après un cours de biologie, dont j'étais le professeur, je rentrais chez moi. La nuit tombait et les premières étoiles apparurent. Comme d'habitude, je traversais plusieurs rues, maintenant recouvertes de feuilles mortes, pour rejoindre mon domicile. Un vent froid soufflait et me glaçait le sang. Je pressais le pas.

J'arrivai enfin à mon immeuble : une tour des années 80 maintenant vétuste. L'ascenseur ne marchait pas et j'empruntais l'escalier. Arrivé à mon étage, le quatrième, je tournai la clef dans la serrure et ouvris ma porte. Je ne voyais pas l'intérieur de mon appartement, mais cela ne m'inquiètat pas pour autant. J'entrai et refermai la porte. Ensuite, je fus assommé et tombai à terre.

Lorsque je m'eveillai à nouveau, je me trouvais dans un autre endroit, différent de mon appartement parisien où je devais normalement être. Je ne vis d'abord rien mais fus pris de violentes nausées. L'atmosphère lourde était chargée d'odeurs de cadavres en putréfaction. Tout en essayant de me calmer pour ne pas vomir, je scrutai les lieux pour savoir où j'étais.

Mes yeux s'habituaient petit à petit à l'obscurité de ce qui devait être une grotte, bien que je ne vis jamais son plafond. Je ne distinguais pas non plus mes pieds dans la pénombre. Il semblait que j'étais seul au milieu d'une vaste zone vide. Au loin, je vis d'étranges lumières vertes et décidai de m'en approcher le plus prudement possible.

Mon pas était lourd et le bruit que je produisais m'inquiétais ; il était semblable à celui que l'on fait en marchant dans de la boue mais, ici, il n'y avait aucune trace d'humidité.

J'arrivai enfin à ma destination qui devait être ,à première vue, une ancienne ville déchue et abandonnée . Je traversai ce qui devait être la rue principale qui débouchait sur une place. Son atmosphère était angoissante et dominée par la seule lumière verte lugubre, éclairant les édifices en ruines.L'odeur était toujours présente, et même plus intense. Malgré une peur viscérale, je décidais de commencer l'exploration de la cité...

Sur ma droite s'élevait une statue fort abimée dont il manquait la tête, mais rien qu'en examinant les parties restantes du corps, je pus aisément deviner le caractère inquietant et reptilien de cette idole païenne. A ses pieds griffus, une stèle portant des caractères singuliers attira mon attention. Malgré la peur que j'éprouvais, je parvins étrangement à déchifrer ces symboles pourtant inconnus dans tous les mondes civilisés de la planète. Leur traduction ne me rassura pas...

Pleiw tzergotroth zehik. Gallael lomaloth.
Ici repose le dormeur. Soit-il enfermé à jamais.

Une multitude de questions se pressaient dans ma tête déjà migraineuse...Qui pouvait bien être ce dormeur ? Pourquoi arrivais-je à traduire cette écriture ? Et surtout, pourquoi étais-je ici ?
Je fus pris d'un subit mouvement de recul et m'éloignai le plus vite possible de cette statue maudite. Je voulais partir, quitter ce rêve, revenir à ma réalité, mais j'étais prisonnier de cette grotte et je ne voyais aucun moyen d'en sortir, du moins, pour le moment.

Poussé par la curiosité, toujours présente malgré l'atmosphère du lieu, je m'approchais prudement d'un édifice encore en bon état qui me paraissait au premier abord circulaire mais qui se trouvait être une des figures géométriques des plus complexes que j'ai jamais vu. Les murs était plats mais aussi courbe à la fois. Comment cela était-il possible ? Je n'en ai pas la moindre idée. En face de moi, deux immenses rochers noirs, sculptés à la forme du dieu sans tête et couverts de gravure, ouvraient un passage obscur dans le bâtiment. Toujours poussé par la curiosité, qui me contrôlait entièrement et éliminait ma peur, je passai sous l'imposant porche...

Projet avorté #2 : Annales de Nif

Le soleil venait à peine de se lever sur la campagne du Mnerdagar, aux pieds de Niflex, la capitale impériale. La brume matinale enveloppait encore de son manteau blanc les champs maintenant couleur or. Un léger vent venu de Vilvalex, à l’Est, se leva et ôta à la Nature son cocon d'ivoire.
Il traversa rapidement la distance qui le séparait de Niflex et entra dans la cité d'Ivoire, comme aiment l'appeler ses habitants, par la porte de Synter, puis il remonta l’avenue de Halldem, principale artère commerciale de la ville. C’est ici que l’on trouve toutes les échoppes des plus riches marchands de l’Empire qui proposent, entre autres, de l’encens venu du comté sylvestre de Visokii, des tapis richement ornés provenant du désert de Gromhell ou bien de superbes fourrures d’animaux sauvages tués près de la Colonie de Glace loin, très loin dans le nord. Ensuite, il enjamba l’Ex, le fleuve qui irrigue la Cité, par le pont de l’Empereur Nif Ier, puis il suivit l’Allée des Rois, haut lieu scientifique et culturel de la ville où philosophes et grands scientifiques débattent sur des thèmes très divers. L’Allée des Rois forme un cercle concentrique au palais de l’Empereur et est bordé des maisons des plus riches familles nobles et bourgeoises de Niflex qui souhaitent, pour la plupart, vivre le plus près possible de l’Empereur. Enfin, le vent venu de l’Est, au contact des riches effleuves de Niflex, mêlant les odeurs d’épices et de parfums, se transforma en légère bise qui traversa la Grande Rue, et alla finalement mourir aux pieds de la muraille d’Ivoire du palais Impérial de Niflex.

Celui-ci forme une ville dans la ville. Il est totalement indépendant car possédant ses propres réserves de nourriture, ainsi que ses propres élevages de bétail en sous-sol qui lui fournissent lait et viande fraîche. Les citernes sont alimentées par une des sources secrètes et sacrées de l’Ex qui coule sous lui. Il possède également trois systèmes de muraille en ivoire pur visant à protéger le plus possible l’Empereur des ennemis potentiels ayant réussi à atteindre la cité d’Ivoire. La dernière muraille abrite les jardins privés Impériaux où l’on trouve les plantes et fleurs les plus rares et magnifiques de tout l’Empire, ainsi que diverses races d’oiseaux aussi rares que les plantes qu’ils côtoient.

Les jardins privés de l’Empereur donnent directement accès à ses appartements, où le luxe trône sans partage. Au centre d’une des immenses pièces les formant, se trouve un gigantesque lit à baldaquin dont les rideaux de dentelle rouge sont cousus au fil d’or tout comme sont rouge et or les coussins et traversins qui le garnissent. Le sol de marbre blanc immaculé est recouvert de riches tapis aux couleurs chatoyantes du désert de Gromhell tissés à la main par les nomades Groom.
Dans la pièce attenante, entourée de colonnes, des calices d’or et d’argent remplis de vin venu du Mnerdagar reposent sur une table d’ébène issue d’une seule pièce de bois provenant d’un arbre du comté sylvestre de Visokii et dont les pieds sont sculptés à la forme d’héros des temps anciens, de la période pré impériale.

Avant l’avènement de l’Empire, ce qui compose actuellement l’Empire Intérieur des Hommes était composé de divers comtés, baronnies et duchés appliquant tous un système féodal strict. Seul le comté de Nif, le plus puissant de tous, laissait une certaine liberté à ses citoyens (et non pas serfs comme dans les autres comtés). Cette différence de politique attira nombre de marchands et bourgeois venus des comtés voisins recherchant plus de liberté pour accomplir leurs affaires. Cette migration ne fit qu’augmenter la population de la Cité tout en lui apportant des richesses qu’aucun autre comté n’arrivera jamais à égaler. Le premier roi de Nif (car le comté est devenu royaume), Tymaldor Nif Ier, assoiffé de conquête et de puissance monta une grande armée et partit en campagne contre les provinces avoisinantes. Le premier à abdiquer fut celle du Mnerdagar, principalement agricole qui dès lors joua le rôle de principal fournisseur de nourriture pour Niflex. Puis l’expansion devint continue. Certains comtés s’allièrent à Nif, les autres furent battus et annexés au Royaume devenu Empire.
Cette époque faite de guerre entre les Hommes de l’Intérieur et maintenant terminée. L’autocratie des comtes, puis rois, puis empereur de Nif s’est transformée en une sorte de démocratie fédérale où les comtes dirigeant les différents comtés légèrement indépendants se réunissent tous les trois mois pour débattre sur plusieurs points, plus différents les uns des autres. Cette assemblée, appelée le Comténat, se réunit dans l’enceinte même du palais où un hémicycle fut construit pour accueillir les réunions.

Un homme, vêtu d’un costume vert olive était en train de parler lorsque l’Empereur entra. Tous les comtes se levèrent et se raidirent. L’Empereur se dirigea vers le siège fait d’or massif et d’argent recouvert de velours rouge sur lequel l’insigne impérial était brodé qui dominait l’Assemblée. Il s’assit et, d’un signe de sa main, couverte de bagues, fit reprendre le débat en cours.

-Merci monseigneur.

Il s’inclina respectueusement.

-Comme je le disais avant l’arrivée de Sa Majesté, les frontières de l'Est sont menacées. Nous devons réagir rapidement sinon l'ennemi rentrera sans peine dans le comté de Jyrez et marchera sur la Capitale ! Mettons en route nos armées et écrasons rapidement les troupes ennemies !

Cette annonce fut suivie de plusieurs chuchotements dans l'hémicycle. Un homme corpulent et tout habillé de bleu se leva :

-Messieurs les comtes ! S'il vous plait du calme... du calme ! Monsieur le Comte de Fréator, ne surestimez-vous point le danger qui nous guètte ? D'après mes sources, l'armée ennemie ne compterait que mille hommes. Une broutille ! Même une troupe du comte de Wyrter arriverait à les battre.

Cette déclaration fut suivie de plusieurs sourires, seul un homme vêtu d'orange parut indigné. Il est vrai que le comte de Wyrter ne possédait vraiment pas une armée digne des plus grands comtes. D'ailleurs, c'est la médiocrité de son armée qui fit sa réputation.

-Pas besoin d'envoyer l'armée impériale en campagne pour si peu, et par la même occasion, cela nous évitera une panique de la part du peuple.

-Bien... Merci monsieur le comte. Nous allons maintenant voter. Que ceux qui sont pour envoyer l'armée impériale lèvent la main.

Une seule main se leva, celle du comte de Fréator.

-Bien... Que ceux qui sont contre lèvent la main.

Tout les comtes présents levèrent la main, sauf Fréator et bien sûr Jyrez, préférant se tenir aux frontières de son comté pour le défendre qu'aller voter à Niflex.

-Bien... C'est donc le « non » qui l'emporte. Nous allons maintenant débattre sur la nourriture de la cantine du palais...

Ainsi le peuple restera encore longtemps sans nouvelles de la Guerre qui gronde à l’Est...

_________________
Président du CGO


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