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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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 Sujet du message: Les pensées Vulthesiennes
MessagePosté: Sam Mar 12, 2005 6:46 pm 
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Futur roi machiavélique
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Inscription: Sam Mar 12, 2005 2:56 pm
Messages: 54
Localisation: Lyon
voilà je poste ce petit texte écrit hier matin que vous pourrez retrouver dans mon module pour morrowind (roi de morrowind)

je posterai d'autres textes

j'ai lu les règles mais si jamais je manquais à quelques obligations, n'hésitez pas à supprimer mon topic et m'expliquer pourquoi (je pense que les plus jeunes lecteurs ne devraient pas être choqués)

bref, une toute petite annonce pour encourager les personnes avides d'écriture à venir rejoindre l'équipe du roi de morrowind qui est en quête de talentueux amateurs de plumes


La Bête du bois de Syun :

Sous la pâle clarté de la lune, nous longions le bois de Syun. A cet instant, nul ne pressentait le danger tapis parmi les ombres. Je me souviens qu’une fraction de seconde plus tard, j’entendis l’odieux bruit que font les os en se brisant et les cris horrifiés des vétérans de l’arrière-garde lorsqu’ils s’aperçurent que Marcus et Sylvio avaient disparu. Seule une flaque noire demeurait à l’endroit où ils se tenaient un instant plus tôt. Il n’y avait aucune trace de leur cadavre ni de leur agresseur.
La panique gagna rapidement l’ensemble de mon escouade. Je tentais tant bien que mal de ramener un semblant de calme afin que la colonne adopte une formation défensive quand le sinistre bruit de brisure d’os se reproduit à quelques pas derrière moi là où j’eus été quelques secondes auparavant. Nous étions encerclés et le chaos régnait dans la troupe, nous n’avions point été victime de l’attaque isolée d’une bête sauvage affamée par l’hiver approchant, nous étions la proie de créatures sournoises, nous étions pris en embuscade.
Tout s’accéléra, mes hommes tombaient les uns après les autres tels les blés que l’on fauche au temps des moissons. Ma troupe ne comportait déjà plus que le dixième de son effectif, tout était allé si vite. Pris au dépourvu, j’avais laissé périr tant d’amis et de frères, compagnons d’armes depuis longtemps. J’ordonnais à mes hommes survivants de battre en retraite sans trop savoir comment fuir un ennemi invisible. Nous partîmes aussi vite que nous le pûmes vers l’ouest en direction des collines d’Aryon. Ce bruit infâme que j’avais déjà entendu à tant de reprises, j’étais certain de ne jamais l’oublier bien que je doutais fort d’être toujours vivant quand le soleil baignerai de nouveau le monde de ses rayons apaisants.
Je courus, je courus ne sachant plus où se trouvait mes hommes. Je courus, je courus ne pensant plus qu’à aligner un pied devant l’autre et m’efforçant d’oublier les battements de mon cœur qui transperçaient ma poitrine si violemment. Haletant, je finis par me retourner pour contempler que j’étais seul, seul et perdu, mais vivant ; toutefois je ne savais guère si je devais m’en réjouir ou regretter jusqu’à la fin de mes jours d’avoir réchappé de cette nuit tragique en y abandonnant tous mes compagnons.
Seul, je ne l’étais plus : le temps d’une pensée et deux yeux orangés et brillants avaient percé le voile des ténèbres. Mon prédateur m’avait rattrapé, j’étais exténué et paralysé par l’effroi. Ses yeux me fixaient et je ne parvenaient à détourner mon regard, à tourner les talons pour tenter de fuir. Ma cause était perdue, jamais plus je ne retrouverais ma femme et mon enfant qui avait du naître peu de temps après mon départ, jamais plus je ne reverrais mon village ni m’allongerais à l’ombre des saules bordant la rivière Sya.
La créature avança dans ma direction et m’apparut aux lueurs de la lune. Les sabres qui ornaient sa gueule luisaient dans la pénombre, se détachant de sa masse noire. La bête était haute de dix pieds bien qu’elle fut courbée, son pelage sombre était maculé du sang de mes frères. Le monstre qui n’avait cessé de me détailler de son regard insondable s’approcha une fois de plus et se pencha vers moi, je parvins à me retourner mais je fus happé à la gorge. Une douleur indescriptible m’envahit, irradiant tout mon corps. Je perdis connaissance.
Je fus réveillé je ne sais combien de temps plus tard par des corbeaux qui m’avais pris pour mort. Voilà bien des années que tout cela s’est produit et je ne saurais te dire ce que me fit cette bête que je ne puis nommer. Je sens cependant qu’aujourd’hui encore elle sommeille au fond de moi attendant je ne sais quoi. Ces derniers temps, son influence se fait plus vive, c’est pourquoi je t’ai conté ce triste épisode qui aura à jamais changé mon existence afin que tu accordes à ton vieux père une dernière faveur. Permets-moi de rejoindre ta mère frappée par la fièvre l’hiver dernier et mes compagnons tombés au bois de Syun il y a plus de trente ans.
Mon fils, je t’en prie, prends ma vie avant que je ne prenne les votres.

_________________
Tout le monde tient le beau pour le beau, c'est en cela que réside sa laideur.
Tout le monde tient le bien pour le bien, c'est en cela que réside son mal.

Lao Tseu

Roi de Morrowind, le site


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