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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
Nous sommes le Mar Mai 22, 2018 10:49 am

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MessagePosté: Mer Nov 01, 2006 3:43 pm 
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Homo sapions sapions

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Et une petite minute plus tard, ils étaient enlacés bras dessus bras dessous, une bouteille dans chaque main, en s'esbaudissant avec force dans les couloirs du palais.
- AH ah, ah mon ami mon pote mon frère, c'est la meilleure coïncidence qui me soit arrivé ! Te v'la donc grand seigneur de cette planète ? Pas mal...
-Ouais, belle ascension sociale hein ?
Ils étaient arrivés dans le grand bureau de Barthelemius, et prononcer ces paroles en ayant toute la vile en contre plongée derrière la baie vitrée en spectacle, ça vous donnait un petit cachet scénique assez extraordinaire.
- Ah mais crénon de Parbleu, mais comment ? Je te le demande, comment ?
- Oh, tu sais après cet attaque qui avait mal tournée, contre le..
- Le Rat vengeur, oui. sacré plan, sacré plan...maugréa le prince avec ressentiment. C'est à partir de ce moment que nous nous sommes perdus de vue...
- Oui ; j'avais réussi à atteindre le poste de comandement du Rat quand ce vieux fou de Galorn Thanche-et-Cogne...
-Shhhhhhh ! fit le prince, tu es sûr qu'on risque à rien à prononcer ce nom ici ? Pas de micros ?
-Mais enfin bien sûr que non ! Les miros c'est moi qui les place ! Bon, pour reprendre, il avait fait sauter la partie intermédiaire et le sas reliant notre sloop au vaisseau. Il aurait tout détruit si il n'avait pas été si mauvais artificier...
- Quoi ! c'est lui qui à fait tout rater ! Ce putain de pirate nous a fait rater l'abordage du siècle ! Le fils de communiste ! Mais pourquoi, pouquoi ?!
- Dingue. Il était devenu complètement barge ; il suffisait de regarder ses yeux pour s'en rendre compte. A force de regarder tous ces films violents à l'holovision, ça devait finir par arriver. On aurait dû...l'éliminer depuis longtemps. Mais personne...
- Persone n'avait eu le cran...
"Equipage de lâches." pensa le prince, en oubliant qu'il en faisait partie.
Un lourd silence sépara le temps en deux tranches. Le prince pensa avec rage à ce qu'il serait devenu si Tranche-et-Cogne n'avait pas pété les plombs à ce moment. Surement pas un seigneur en manque de propriété, ça non. Et ce enfoiré de Bart qui lui avait réussi au delà de tout ce que lui aurait souhaité...Tiens d'ailleurs, il y avait un petit détail qui l'intriguait dans l'histoire. Un minuscule détail horrible.
-Mais...toi...tu n'as pas à t'en plaindre...
- Bien sûr que non. Je me suis du coup retrouvé seul dans le compartiment avec tout le trésor.
- Gnnnnnnnnnn
Le visage du prince devint verdâtre, puis blanc, avant de terminer modestement par un petit mauve cynique.
L'autre continua, le regard perdu dans sa biographie.
- Je dois en avoir dépensé seulement un petit quart depuis ces dix ans. J'ai débarqué ici, j'ai pris la place du gouverneur incompétent, j'ai loué des mercenaires histoire de m'établir un petit poste de tyran local peinard, et voilà ! Evidemment, l'ambition m'a peut être manqué, mais je suis heureux ici. Un coin paumé, je te l'accorde, mais le bohneur est tout de même là...
Il claqua des doigts et un domestique sortit de derrière une tapisserie lui remplir sa bouteille.
"Hum, bohneur matérialiste, tu parles !" pensa l'autre. Puis il ouvrit de grands yeux et se retourna avec effroi pour voir qui avait pensé une chose pareille. Il se fit reservir un peu de liquide bassement terrestre histoire de se remettre. Il tournait mal.
Et puis la rage s'installa tranquillement.
" Les trésors, dans les caves du palais..facile...Poignard...Pleine Lune....Agrnn muhaha...extincteur....
C'est alors que Bart fit sans doute une des plus grandes erreurs de sa vie. Il avait demandé...
-Et toi ?
Un barrage lâcha dans l'esprit du Prince. Et sur les restes de la retenue d'honnête camaraderie se dressait un petit bohnomme à l'allure étrange qui faisait signe de la main. Sur son tee-shirt, on pouvait lire distinctement en lettres capitales rouges : MACHIAVEL.

Oui, il pouvait bluffer encore une fois, lui parler des survivants de l'équipage qui réclamaient leur part, prêt à prendre la planète si il ne partageait rien. Hum, oui...Il serait là pour lui demander leur part, et il garderait évidemment tout le reste du magot...Emporter ça avec un de ses propres vaisseaux, genre gros cargo surarmé...

Hélas, il n'eut pas même le temps de se concoter son petit plan. Une rumeur incroyable s'élevait dehors, des gens sortaient des rues, et par la baie vitrée, ils aperçurent une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans, de potiers et autres Capilliculteurs déboulant de l'artère principale, brandissant faux, lames, briques et mitrailleuses automatiques non autorisées .52 Thunderkill. Et la foule grossissait. Et elle venait par ici. Trop de "et" dans cette affaire pour que tout se finisse correctement.

Bart se précipita devant la fenêtre, saisit l'holophone et contacta son armée personelle et sa flotte.
-Sonnez l'bran'lbas, pas de quartiers, sabordez moi ces racailles de fils de trous noirs !
Le prince se demanda comment Bart avait fait pour dissimuler ses origines de flibustier à son entourage.
Ceci fait, Bart rigola en vidant une autre bouteille d'un trait. Après avoir toussé un petit moment, il se remir à rigoler.
- Ces pouilleux qui se révoltent ! Non mais je rêve, qu'est-ce qu'ils peuvent bien espérer ? Pff...
Il prit néanmoins ses jumelles pour évaluer l'ampleur de la révolte.
- Tiens c'est marrant, fit-il, y'a un mec devant qui hurle en agitant un petit rectangle brillant.
- Quoi !! hurla le prince en sautant de son fauteuil.

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« Mais alors si ce n’est pas ici, où est-ce l’enfer ? »
Et une petite voix ricanante répondit à cette interrogation depuis les tréfonds de sa conscience :
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MessagePosté: Sam Nov 11, 2006 5:01 pm 
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- Mais que font ces gens ?
Observant la masse populaire en mouvement à l'abri dans une ruelle attenante, le capitaine, en l'absence de réponse, se retourna vers le professeur. Celui-ci bourrait amouresement une bonne pipe en bois. Après un étrange manège qui lui permit de l'allumer malgré le vent, il en tira une bouffée, puis sa mine devient pensive.
- Je ne sais pas mon vieux Francis. Je crois qu'ils ignorent qu'ils sont dans un cadavre exquis.
- Vous croyez qu'il faut les prévenir ? s'inquiéta Blaque.
Le professeur Timermor regarda la foule hurlante, les hommes dépenaillés agitant diverses armes de fortune, les femmes et les enfants pareillement équipés, le nuage de poussière et de protestation qui envahissait l'avenue, et les petites dames de la CGT qui tenaient fièrement leur bannière. Cette dernière vision finit de le convaincre :
- Je crois qu'ils ne sont pas en mesure de nous écouter. Attendons qu'il se calme...

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MessagePosté: Sam Nov 18, 2006 5:14 pm 
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"Chaaargezzz" hurla l'Harmonica avec force. La foule s'élança en hurlant sur la ligne de gardes disposés devant la porte par un officier mal rasé. Ce fut un massacre. Les trois premières linges d'assaillant furent fauchées par des balles gros calibres, emportant bras, jambes et gauffres encore fumants de chez Jock, pour qui les affaires marchaient bien.
Il y eut un petit frémissement d'appréhénsion chez les révoltés. un début de panique en fait. L'harmonica sentit la situation lui échapper.
-REChaaaargez ! cria-t-il avec fièvre en se lançant en avant de la colonne en brandissant ce qu'il croyait être un sabre.
- REChaaaargez ! commanda l'oficier qui pria pour que l'effet de la première salve ne disparaisse pas avant que ses hommes eussent remis des cartouches dans leurs fusils mitrailleurs.
- Capitaine, regardez !
Un petit homme mal résé s'élançait vers eux, suivit d'une dizaine de braves, armés jusqu'aux dents et prêt à en découdre.
- C'est un gauffre que tient leur chef non ? fit l'un des francs-tireurs avec effroi.
A peine avait-il annoncé cette terrible nouvelle qu'ils furent tous broyés, hachés et éventrés sauvagement.
- La porte est à nous ! En avant !"
La foule avait repris du poil de la bête. L'assaut allait être terrible...

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MessagePosté: Sam Nov 18, 2006 7:04 pm 
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-"Branle-bas le combat !"

L'agitation était à son comble au centre de commandement. Barthelemus n'avait jamais été si furieux, ce qui n'était rien à dire. Il fulminait, battant à grand pas le sol de la pièce surpeuplée qui ressemblait à un tas d'électron en plein accélérateur de particule.


"Souquez les artibues, hissez les rétrofusées !"

Les pages porteurs de missives couraient dans tous les sens et semblaient passer la moitié de leur temps à se rentrer dedans. Ralala, comme si l'on avait le temps de s'amuser, songea le Prince.
La situation n'était pas desespérée. Sans doute le vieux briscard avait-il gardé une carte maîtresse dans sa manche, une flèche dans son carquois ou tout simplement une armada conséquente dans son salon, mais c'était une occasion à ne pas laisser filer pour asseoir une nouvelle base de pouvoir.

Le plus dignement possible au milieu de ce capharnaüm, c'est-à-dire en gardant la trajectoire la plus droite possible entre le grouillement des sulbalternes afin de montrer sa détermination, il se dirigea vers un grand balcon attenant qui donné en plongée directe sur la grande cour du Palais. Là, par le seul fait d'écarter les mains comme s'il voulait indiquer la taille du poisson qu'il avait pêché, sa voix s'en trouva affermie d'une façon surnaturelle, couvrant même le vacarme des armes et des gauffres qui se rapprochaient rapidement.

-Je vous ai compris !

Sa voix avait porté dans l'ensemble bâtiment, et aussitôt les troupes sentirent la chaleur jouissive de l'amour patriotique, du courage et du goût pronconé pour le sang sous forme d'éclaboussure déferler dans leur veine. Chacun, homme, femme ou cuisinier se saisit du premier ustentile plus ou moins contondant venu, et couru prêter allégence à ce champion de la Liberté qui avait su se dresser quand le pouvoir traditionnel chancelait. Le choc était prochain et inévitable, mais ils étaient prêts. Le Prince, prit au dépourvu alors que sa phrase ne s'adressait au départ qu'à un coursier fatiguant qui lui avait pompé l'air en lui répétant qu'il lui avait marché sur les pieds, toussa un grand coups puis lâcha :

"J'arrive, je combattrais à vos côtés !"

Puis il se détourna d'une foule en délire en s'engagea dans un couloir sans un regard pour le centre commandement qui n'avait pas senti l'étrange changement qui s'était effectué. Il enfila la coursive, tourna à gauche, puis à droite, encore à droite, prit un escalier de marbre, sauta par dessus un canapé vert, tourna à nouveau à droite, traversa les cuisines, puis de nouveaux couloirs, puis de nouvelles cuisines à moins que ce ne fussent les mêmes, puis une piscine et enfin une forêt vierge. En arrivant éreinté dans un nouveau tunnel, il se demanda où en était les combats dehors... il n'avait pas croisé âme qui vive de toute son odyssé.

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MessagePosté: Sam Déc 16, 2006 11:06 am 
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Assis sur une pile de caisses mi-détruites, mi-pulvérisées, derniers vestiges de la résistance de la garde, l'Harmonica distribuait les rôles à chacun. Le rez-de-chaussé et le premier étage étaient sous contrôle ; il restait une grosse poche de résistance dans les trois derniers étages ; plusieurs portes blindées s'étaient abbatues pour en protéger l'accès, et l'armurerie était au troisème étage. L'harmonica, qui arborait maintenant la casquette récupérée sur feu le colonel Sponz, avait disposé ses troupes à chaque entrée, tandis qu'une part de ses hommes avaient trouvé des blindés et cernaient tout le bâtiment. Il avait la situation plusqu'en main, évidemment, mais il fallait agir avec célérité. L'armée régulière devait déjà être en état d'alerte...Sauf si évidemment ils avaient également tourné casaque.
- J'attends vos ordres sir.
- Sir...Tu ne pourrais pas m'appeler "oh mon élu, toi, sauveur des maux de cette terre" comme tout le monde ? Qu'y-a-t-il ?
- Pardon Sir. Nous avons pris les dispositions nécessaires ; à chaque porte principale reliée au bastion des réstants nous avons associé une batterie de deux mitrailleuses standard, et distribué un gauffre à chaque artilleur ; nous avons récupérés pas mal de munitions sur les corps, mais en cas de confrontation et de battle indoor, j'ai peur que nous n'ayons le dessous. Je sais qu'ils ont des gaz et le manque de sympathie nécessaire pour en user sans remord.
- Bien, merci Rodrick.
Ah, ce Rodrick, en voilà un qui ne s'embarassait pas de morale quand il s'agissait de trahir...Brave homme.
- Si vous permettez... reprit-il.
- Mmh ?
- Ce palais possède plus d'étages en sous sol qu'à l'air libre, et je sais que certains ascenseurs ne s'arrêtent jamais aux deux étages que nous occupons. Si j'étais l'ennemi, je m'enfuirai par les souterrain pour rejoindre ce qui reste de l'armée régulière, quitte à faire descendre un croiseur de son orbite...Et nous serions alors en facheuse poture
"Et comme tu n'as averti personne que tu trahissais, si notre affaire se mettait à tourner mal, tu ne te gèneras pas hein ?". L'harmonica, persuadé du bon sens de Rodrick, regroupa une petite troupe de soldats d'élite de sa rébellion pour investir les sous terrain. Ils seraient quinze, avec le plus de matériel possible...et parmi eux se trouveraient Kored, le poisonnier, ainsi que Snurf, l'apprenti forgeron du comté.
Une fois formée, nulle armée ne pouvait manifestement égalée cette vigoureuse cohorte. Rodrick en tête, ils prirent chacun une torche électrique et pénètrèrent dans un passage dérobée par la grande cuisine, descendant en silence un escalier vertigineux, rongé par le temps et la mort.

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Dernière édition par Julianos le Jeu Aoû 30, 2007 2:09 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Sam Déc 16, 2006 1:20 pm 
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Les marches de pierres en étaient usées, rôdée par l'eau de ruissellement qui perlait depuis les hauteurs le long des parois minérales. L'atmosphère était lourde et humide. Le groupe progressa quelques minutes. Il arriva à un palier qui donnait sur une petite porte de métal.
- On s'arrête là, demanda l'Harmonica ?
- Non, fit remarquer le vieillard aux genoux tremblants de la troupe d'élite, regardez le souterrain continue plus bas.
- Dans ce cas suivons-le, acquiesça le meneur.
Le grand escalier séculaire, étroit et tortueux, était somme toute assez casse-geule. Les commandos retinrent à plusieurs reprises leur hilarité devant la démarche titubante de leur champion. Il devait maintenant être à plus de 500 mètres du niveau du sol, mais une brise saline courait de l'avant.
-Ca sent le poisson de Kored, fit remarquer Snurf en tête.
- Qu'est-ce qu'il a mon poisson ? répliqua le sus-nommé.
- Il est pas frais ton poisson !
Le poissonnier, qui portait toujours sur lui quelques échantillons, asséna un grand coup de merlot à son coéquipier qui se retourna vivement et lui écrasa une enclume -lui aussi avait la même habitude- sur la tête. Les autres, devant un Harmonica d'abord surpris puis désemparé avant de finir complètement à l'ouest, se jetèrent dans mêlée.


Quelques mètres au-dessus d'eux, une porte grinça, et une tête princière se glissa précautioneusement dans l'interstice qui laissait se glisser un rai lumineux dans cet étrange goulot de ténèbre. Quel était donc ce bruit de chamaillerie en aval ? Arrivait-il enfin au champs de bataille ?

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