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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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MessagePosté: Ven Oct 01, 2004 10:34 pm 
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Il parait que c'est le patron...
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Je vous préviens, c'est écrit à la va-vite et je n'ai pas poussé mes capacités. Vous classerez peut-être cela dans le fantastique, quand j'aurais fini cette petite histoire, à vous de voir. Je poste ici le tout début que je réviserais par la suite (n'ayez pas peur). J'attend impatiemment les diverses corrections que vous pourrez apporter à ce premier jet...

Citation:
Quand Manoro rentrait chez lui en passant par la grande avenue, son regard était toujours attiré vers une immense bâtisse délabrée qui semblait trôner au milieu de son parcours. Il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter devant, mi-fasciné, mi-terrorisé par l’aspect lugubre de l’édifice. Les volets étaient fermés, et aucune lumière ne s’allumait jamais dans ce manoir qu’il savait abandonné. Et pourtant, il lui arrivait parfois d’entendre, grâce à son oreille entraînée, d’étranges sons en provenance de l’intérieur des pièces closes... C’était à ce moment-là, le plus souvent, qu’il se rendait compte qu’il rêvait : des oreilles entraînées à écouter des sons inexistants à cinquante mètres à la ronde ? Qu’était-ce donc cette drôle d’idée ! Néanmoins, les impressions étaient fortes, et c’était pour cela qu’il stoppait son bonhomme de chemin toujours à ce point précis. A chaque fois, il pouvait ouïr quelques bruits anodins suivis de sons graves et beaucoup plus étranges. Les autres gens ou les autres lycéens qui empruntaient la même route n’accordaient même pas un regard au bâtiment et, s’ils entendaient quelques bruits s’en échappant, ils ne le laissaient pas filtrer derrière leurs apparences stéréotypées d’ados. Mais Manoro, lui, était différent. Il accordait beaucoup plus d’importance à son imagination qu’à mille téléphones portables. En y repensant bien, il concluait souvent que ce qu’il croyait entendre n’était que le produit de son imagination débordante mais un jour, un évènement différent arriva qui allait lui imposer de nouvelles hypothèses.
Le cours de physique s’était achevé par un brouhaha que le professeur, Madame Verspels, n’avait pu faire cesser, même au prix d’incroyables efforts. Quelle idée aussi, pensaient les élèves infortunés, d’avoir placé en dernière heure du vendredi soir le cours qu’ils haïssaient le plus ! La sexagénaire ne put rien faire et nombreux furent, assurément, ceux qui n’entendirent pas qu’ils auraient un devoir sur table au coefficient quatre le cours suivant. Ils partirent dans un chaos de cris, de sonneries de téléphones portables déjà rallumés, de pas désordonnés ; en bref, dans un chaos des plus complets comme à leur habitude. Manoro, quant à lui, avait tout calmement rangé ses affaires et était parti quelques instants plus tard, après avoir fermé les fenêtres de la salle de classe. Madame Verspels l’en remercia.
« Seront-ils toujours autant agités ? » Se demanda-elle quand Manoro sortit, le seul qui lui avait dit au revoir. Il n’aimait guère lui-même la matière qu’enseignait ce professeur bien qu’il était curieux de tout et ne pouvait s’empêcher d’avoir de bonnes notes. Quant au professeur lui-même, il était neutre à son sujet, mais la politesse primait. Il n’allait pas partir sans rien dire après que le professeur eût reçu, en remerciements de l’effort qu’il avait fait pour instruire la classe, à peine quelques sonores satisfactions de partir !
Le petit lycée Émile Zola se situait à un environ un kilomètre et demi de sa maison et il prenait une dizaine de minutes pour parcourir cette distance. Bien sûr, à son habitude, il flânait un peu, se plaisant à observer les gens et à imaginer leurs vies, leurs problèmes, leurs joies. Ce soir-là, mû par quelque instinct dont il ne prit pas conscience, il s’arrêta plus longuement devant le bel et antique portail qui interdisait l’accès à la demeure.
Manoro se doutait bien que les gens du quartier trouvaient bizarre que, à peu près à la même heure chaque jour, après les cours, un adolescent de quinze ans s’arrête devant une résidence délabrée pendant une à trois minutes pour l’observer d’un air émerveillé. Il inventait toutes sortes d’arguments imaginaires, comme il se plaisait à les nommer, qui lui permettait d’éviter les « soupçons » de la foule anonyme qui avait sans doute assez d’idées préconçues pour, en un coup d’oeil, le placer dans la catégorie des jeunes hommes louches.
Cette fois-ci il dépassa le portail puis revint pour refaire ses lacets qui venaient, quelques secondes auparavant, de se défaire, poussés sous doute par une aide de la physique envers le destin du jeune homme. Car cela permit à Manoro de venir exactement à la seconde près devant le portail et de voir, par les interstices entre les ouvertures du vieux matériau, une vieille dame passer un balai pour chasser des feuilles d’une petite terrasse vers le parc intérieur.


à suivre donc... :oops:

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