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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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MessagePosté: Jeu Sep 22, 2005 7:29 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
La tartine

Onctueuse liqueur déposée
Eclatée de noisettes
Chocolatée de délicieuses
Déposée par la cuiller
En dunes et creux polis
Simplicité exquise

Grille et trime
Tartine roussissant
Bientôt s'y dépose
Ce met qui envoûte
Craque et croque
Grésille sous la dent

Encore, le tout se répandant
Enfin dans le gosier
Fermer les yeux de quiétude
Sans pisser sa bière

Mais en devenant fou
De rage et d'ire
A la vue de la vacuité
Du pot...

De nutella !

_________________
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MessagePosté: Mar Oct 11, 2005 8:31 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Petit poème décousu

Je ne sais pas si tu sais
Mais...

Les carrefours de leurres
M'ont happé
Dans les souvenirs d'erreurs
Le regret est l'amer
De celui qui se souvient

Dans le vide
On peut voir
Des figures sans nom

Et le poète se signe
Et saigne

Sans raison
Pour les autres
Observateurs

L'ennui qui le guette
L'idéal qu'il arrête

Il n' rien d'autre
A foutre de ses lunes
Que de se faire chier

Pâlir des mots
Avec ou pour
Un être cher
...
Un désert

Je voyais bien
Que j'étais ailleurs.

_________________
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Dernière édition par Fearon le Mar Oct 11, 2005 10:06 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Mar Oct 11, 2005 8:45 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Trucs qui brillent

Lampes de coupole, émissaires de ponctualité
Etoiles, quelle lyre dans votre regard
Qui distribue sur ces grinçantes mélopées
Les souvenirs flétris d'un idéal bavard
D'un idéal bafoué, déconstruit, échec
Les âmes de l'espoir n'étaient qu'avaries
Mais déjà je cherchais d'autres cercles
Et de l'infini me parvenait une autre nostalgie

Et des ignominies s'affublent une même artificialité
Que d'éphémères dans vos rares spiritualités
Etoiles voilées, rues éclairées, stars auréolées
La mélancolie se mire dans les couloirs du néant
Qui peuplent ses cosmopolites barbecues
Où s'entreposent milles viandes échaudées
Qui ne laissent à la vue qu'un ciel sanguinolant
Epaves de symbole, terres de sévérité

Blancheur cristallisera dans mes grises
Quand viendra l'heure de passer infini
Et que ne vivra que mon passé
Qui baptisera ses troglodytes élans
L'avenue se brisera dans ce désert absolu
Et il ira par dessous la divinité
Chasser les ires de mes amies
Etoiles de ma mémoire éprise

_________________
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MessagePosté: Mar Oct 25, 2005 9:22 pm 
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Le condamné

Je m’enfonce.
J’ai mal.
Je souffre.
Aïe.

Plus noir que la nuit
Plus triste que la mort

Le gouffre je le touche.
Ecrasé comme mouche.

Que d’espoir occis
Que de lunes pâlies

J’aimais la disparition
Sous souci : la paix
On sort par ici du couloir
On dit j’t’aime…

Nann ! Mais pourquoi ?
Cela recommence.
Inlassable.
Je retombe.
Je tombe.
Et je m’engouffre.
Encore toujours sans fin.

Accalmie…

Argh cela reprend
C’est foutu.
J’ai péri.

Non, dirait-on, aucun mal, ‘suis sauf.
Euh…

Crevé, je le souhaite
Car encore cela se réitère
Jamais de paix dans ma vie
Je souffre plus qu’autre
Je mérite la libération
Achève-moi !

Moi, qui suis le e de ton clavier…

_________________
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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:49 pm 
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Après ces joyeuses n'expériences et tartines dans la face, il est temps de rattrapper Pépère et ses 61 posts. Niark niark.
Donc on aborde une nouvelle période.


Bleu froid


01 - L'Ambassadeur

C'était un homme
En pleine contemplation
Cul vissé sur chaise
Regard trahi sur désert de cendrier

Zoom in
C'est une larme
Zoom out

Odeur forte de fumée
Conséquence : yeux irrités
L'Ambassadeur ne pleure pas
Il a mal aux yeux
A force de voir
De voir croire

Voir croire le bien, le mal, le bonheur, le malheur
Tous édictés.

L'Ambassadeur connait quelque chose
Il a appris ce qu'était le bonheur
Fumer sans avoir mal aux yeux
Pour lui, c'est impossible
Mais le rêve est sensible

Et quand le temps cesse sa bruine régulière
La mémoire se galvanise en un gouffre soyeux
D'où sort un noir d'apéro mal pissé

La nostalgie de l'Ambassadeur
Mal fagotée elle est élégante

_________________
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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:49 pm 
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02 - Lui

Lui, brouteur de bulles d'air
Il n'est pas méchant
Assez neutre, il vit un peu comme tout le monde
Un peu, ou presque, pas tout à fait
Les moutons ont tous une laine différente
Ce qui les caractérise c'est ce qu'ils broutent
De l'air, brassé et mâché

C'est qui Lui ?
Quelqu'un.
Il pourrait être intéressant.
Il est intéressant.
Encore faudrait-il qu'il s'en rende compte.

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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:50 pm 
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03 -Au carrefour

Sous les cordes tombantes
Des pas partout
A l'odeur du bitume trempé
Quelqu'un marche

Je le vois
Un des quelques milliers de types
Que j'ai croisés sans jamais revoir
Des carrefours enklaxonés
Des visages inconnus
Et un certain quelque chose troublant
Qui reste entetant
De mes pas battant la pluie
Croisant pupilles d'autres
Qui me quelconquierent

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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:51 pm 
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Le voyage de Lui

• 01 - Au commencement

Un automne sur la route
Lumière bleu acier
Les voitures en bouchon
Un Lui qui avance
A pieds
A côté

Où va-t-il ce clodo ?

Question en échos
Dans tête de chauffeurs
Assis dans petite auto

Sans attaches au présent
Lui pas après pas
Sans impatience
Trime vers un commencement

Sortir de sa bagnole
Quand elle ne peut plus
Mener quoi que soit
Quelque part

Devenir un claque-portière

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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:53 pm 
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• 02 - Persévérance

Tout miséreux à souhait
Sous la brume, encore la brume
Rapiécé du bulbe

Malheur à celui qui l'approche !
Lui qu'on n'ose entendre, jamais il ne parlera !

Le manteau et la capuche,
Lui marche comme on marche
Cherche, voit, pleure, merde, trouve
Regarde sa gueule, regarde sa gueule
Que voir, que regarder
Merde ! ah ! Que crois-tu ?
Que veux-tu ?

Ville, Lui et Lui, d'autres Lui, d'autres...
Oui les autres, la reconnaissance !
L'existence, peut-être, au cas où...
Continuer pourtant sans quoi ni rien

Il y a non loin
L'autoroute y conduit
Les gens s'y convergent
Une vile, grande, pleine.

Ecoute juste, voit presque, oui... c'est ça, entends les mecs qui partout dans ces rues passent comme qui comme Lui,un but. Des paluches blessées in the pocket, il faut gagner la ville et là.

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MessagePosté: Sam Jan 07, 2006 7:54 pm 
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• 03 - La ville

Majesté
Mot vieux et pouilleux
L'urbaine majesté,
Comme du vent partout poussiéreux

Il Lui Voir,
Illusoire,
Il y voit

Des choses qui sont, des circuits banalisés où manoeuvrent les manèges automobiles, drôles ces gens.

Buildings, faiseurs d'ombres
Les monolithes de pierre
Gisent depuis toujours
Ils s'élèvent et c'est joli

C'est gris
C'est pluie
C'est ici

Ici, centre de la ville mégalopolesque qui s'étend, s'étend...
C'est grand, c'est imposant.
C'est anonyme. Et tant de solitudes mêlées.
Lui se sent doucement mélancolique, comme enjoué.

Et puis aussi, Lui le savait, des Lui en pagaille, partout des Lui.
Ces Lui pas tout à fait dans le manège, pas tout à fait à côté.
Ils tournent presque en rond, presque,
Avec de la vitesse, ils pourront s'envoler.

Lui, satisfait.
Autosatisfait.

Tous les Lui, ici n'étaient qu'une bande de brouteurs qui masticaientt longuement largement toute leur autosatisfaction. Stoppés sur un passé superficialisé et un futur déjà balisé, sans présent.

Lui était triste
Lui n'était rien
Lui n'était personne
Lui n'était même pas présent

Tous les hommes sont ego. Lui n'est rien. Personne ne le sait. Tout le monde s'en fout.

Lui qui croyait grandir,
Qui pensait construire.
Lui est triste.

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MessagePosté: Sam Fév 25, 2006 6:13 pm 
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• 04 - La rencontre

C'est étrange.


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MessagePosté: Sam Fév 25, 2006 6:14 pm 
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• 01 - Ce matin, le désert brûle

La sueur
La sueur nécrophile
Et l'attente
L'attente de merde

Celle qui est danger
Qui strangule
Sous la chaleur
La chaleur aveuglante

Du désert et des peurs
Des hommes et des armes

C'est le conflit qui s'enfuit
Le combat qui s'en va

Et les blessures restent
Angoisses, injures
Que faire
Quelle merde

Attendre, l'attente, attendre...
Plisser le front
Mettre sa paluche en visière
Et essayer de voir

De voir ceux qui ne veulent pas être vus
Les emmerdes

Ça vous déboule dans la gueule
C'est fou, ça fuse
De partout

Ça bouge, et soit on en sort amer mais fier, soit on s'en sort avec un bout en moins.
- Ou même totalement mort. -
Rien que le mot est un glas qui résonne le silence.
C'est un peu vide la pensée quand c'est comme ça. Comme un gouffre.
On oublie, on accepte, on cherche pas à gamberger. On gamberge quand même.
On oublie d'oser. On oublie de l'ouvrir grande et de se casser.

Et se ravale le crachat.
Et s'ouvre la brèche.

Il y a toujours le patriotisme pour tromper l'ego.

Les ordres se suivent.
Les rouages rouent de coup.
Ainsi s'abbaissent échines.

Et la colère, angoisse, peur, traumatisme, stress, ennui, doute, désoeuvrement, solitude, déséquilibre, tristesse, mélancolie, rire nerveux, nostalgie, alcoolisme, dépendance, hystérie, insécurité, détriment, faille, indépendance, maladresse, incompréhension, surprise, horreur, torpeur, haine, vengeance, amalgame, inconnu, hurlement, étranger, politesse, colère.
Te pousseront à tout claquer dans la gueule d'un pauvre mec. Violence. Le pauvre mec étant comme toi.

Les pauvres mecs se balancent des prunes dans la gueule entre eux.
Et entre eux c'est nous.

Nous sommes traîtres et nous savons que les autres le sont.
Si seulement nous avions pu trahir la masse plutôt que Lui.
Je, Lui, je ne sais pas qui je suis, c'est Lui, je le reconnais.

And he said "Welcome in Occident", awful me.


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MessagePosté: Sam Fév 25, 2006 6:15 pm 
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• 02 - Supermarché

Lumières...acides
Crues et nues
Pour tuer l'ombre
Pour bannir le contraste

Sans nuance

Et les roues crissent et tressautent en passant les sillons d'un carrelage blanc cassé.
Et le sol est lisse sous les pas comme le plastique du cadis qui transpire.

Les lumières et pas d'ombre. Si peu.

Les courgettes racontent des salades.
Les bouquins lessivent des jeans au rabais.
Le pinard harangue la piquette, et le coca s'en va.

C'est tout étiqueté.
C'est tout empilé.
C'est tout enfermé.

Y'a qu'à lever le pif
Des conduits d'aérations
Des barres métalliques
Des hauts parleurs
- promotions pour des ronds,
chansons pour des cons -
C'est tout peinturluré
En blanc cassé

Sans nuance

Et le regard vide, errant
De rayon en rayon
Nouvel Omo, chocapic, evian
Au-revoir citoyen,
Au-revoir Lui,
Bonjour On.

On est tous des cons.

C'est tout vu. Sans nuance.
Ne jamais essayer de penser au supermarché.
Jamais, il n'y a que haine et mépris.
On y met le prix pour ça.

Les autres n'y sont plus, l'ego pour survivre se fond totalement dans l'inconscient et commence l'hibernation. Là bas, il n'y a pas de Je. On ne joue plus.

Les gens s'y dissolvent
Les gens s'y soldent
Ils fusionnent totalement
Dans ce but de consumérisme
De la nécessité, de la survie
Et de la dépendance.

Dès lors, il ne reste d'eux que des fragments abrutis.
La lumière acide et le sol lisse accompagnent.
Les cadis se chargent et s'acheminent
Les mines se tirent et les pensées stagnent.

La métamorphose.

Eux est On.
On consomme goulument.
Eux n'est plus.
On nous a trahis.

Les prix s'affichent, les tickets s'alignent.
Les cartes pénètrent, les chèques se signent.
L'argent, le fric, l'oseille tourne,
Tourne dans son grand manège...

Libéré, On disparait, ils s'en vont avec Eux.


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MessagePosté: Sam Fév 25, 2006 6:16 pm 
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• 03 - Le meurtre

Tout finit.
Et tout commence .
Ailleurs ou par là.
A l'heure où s'empantouflent les gens.
Et ces gens là,
C'est tout comme On.

Sans rien pour animer,
Pour peut-être contracter,
La masse informe de ces corps lâchés. Le canapé imitant. Comme un homme-statue pas drôle. C'est la liquéfaction perpétuelle de l'inactivité passive.

La télé s'allume.
La télé gueule.
Et les gueules à la télé sont décomposées.

Attentat à Bagdad, un noyé à Cherbourg, un regard de chien battu pour un africain de moins dix piges qui rammassent son ak après la photo, les jeux vidéos sont violents, et les mecs à l'assemblée sont des gamins pas foutus capables d'avouer leur addiction démagogique.
Et le Meurtre.

PPDA en a la salive qui se ravale.
Un mort un seul, comme un troupeau.
Une quelconque pseudo-personnalité.
Y'a plus que ça maintenant, des pseudos-trucs-muches.

Bouhou. C'est triste. Ouin.

Ducon, réveille-toi, il s'est chopé 15 bastos dans sa gueule de camé et toi tu chiales comme un con en refilant ton fric à tous les tueurs du monde.

Ce matin un lapin a tué un chasseur, et t'avale ça depuis des plombes.
T'avale tout, l'image, et t'y connais que dalle en cadrage.
De toute façon t'as tes pantoufles alors t'es con.

Les nouvelles tombent en tranchant les têtes.
Et les têtes trahissent un sentiment surpris.
L'information est une censure de l'esprit.
Les corps comme le canapé, inertes.

Ils sont tous morts. Totalement brisés par l'entierté du nombre.

La pression médiatique, c'est la peur qu'un jour peut-être tu puisses être un seul.
Réveille-toi. Individu. La liberté ça te cause ? Si oui, réveille-toi.

Sinon va balancer ta seizième balle dans la mère société.
Et n'en parlons plus.

La pieuvre informationnelle raconte des conneries.
Tous le savent. Tous le crient.
Mais au fond, ça leur convient.

Et ils, c'est les autres, et les autres c'est moi.
Le mirroir s'est brisé devant moi.
C'est quand la balle a traversé mon crâne.
Elle a fini sa course dans le mirroir.
Mais j'avais déjà le crâne explosé.
Et ma mémoire s'est brisée.
Et mon passé s'est brisé.

L'individu qui se cachait derrière la panneau "Moi" est décédé.
Pas crevé, on peut pas le dire.

Les médias balancent "Omar m'a tuer".
Si facile l'ennemi, si facile le mépris.

Ma mère société m'a tué.

La société c'est les autres, c'est moi.
Je me suis tué.
Sans émoi.
Evincé.
Trahi.
Occi.
Tué.
Vu.
...


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MessagePosté: Sam Fév 25, 2006 6:17 pm 
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• 04 - Trust no one

Les hommes chaque jour
Sont là dans les couloirs,
Les couloirs de building.
Et de main en main
Passent les nations.

D'imper et de noir
Ils se croisent et se décroisent
Au dernier étage
En suivant l'escalier ouest

Les gorges se serrent.
- Il fait sombre
C'est l'ombre -
La tension est froide.
La sueur est triste.

Et les gants s'accrochent aux flingues
Et les flingues s'accrochent aux gains

Il y a du sang.
Il y a du froid.

Dehors il pleut presque.
Dehors il y a la ville,
Les rectangles noirs des fenêtres,
Et les bandes blanches des routes.

Et de main en main
Passent les nations.

Il est vieux, il est complot
Son être est banale
Il est juste... là
Son briquet s'allume.

Sa clope transperce une flamme sans hargne, une flamme comme la larme que jamais il n'abandonnera, jamais se dit-il, et toujours se

repète-t-il...

Mais déjà, la ronde opère et le spectacle reprend.
Dans ces immeubles sans prix couve la pute,
Une décrépitude de corruption, de trahison.

Il n'y a pas de fumée sans feu,
Il n'y a pas de guerre sans argent.

On t'achète des têtes nucléaires.
On te vend un accord de paix.
Un attentat ? kamikaze ou voiture piégée ?
Un coup d'état pour la 2.

Les petits mecs en noir et blanc dans le poste
Agitent les paluches, sourient et se disent ami.
Et soudain, du fric. Et ça tourne au vinaigre.

Des missiles à cuba,
Kennedy bouge-toi.

Les nations sont des banques
Et les banques sont légions
Pour régir les nations...

Ce jour là, c'était à Dallas,
Il est jeune et bientôt riche
Il n'aime pas son boulot
Mais pour l'argent, après tout...

Il fait froid, c'est novembre.

Le fusil est chargé, tout est prêt.
Une dernière prière,
Pour se donner du courage...

Et c'est parti.

Partie, la balle, les balles.
Elles sifflent dans l'air.
Les coups résonnent.

Et un président s'affaisse, définitivement mort.
Il dit bonjour à la mémoire collective.
Et inspire les paranos du complot.



L'homme sort une cigarette.
L'allume de son briquet.
Son briquet métallique.
Où l'On peut lire :
"Trust no one".


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