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Le grimoire d'Ulfer

La culture au sens large
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MessagePosté: Mar Mar 29, 2005 7:20 pm 
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Monsieur mal embouché
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
La-Lu-Li-Le-Lo

C'est un pauvre corbeau sur un pauvre poteau
Son oeil vitreux, reflet de toute la débilité
Que de séculaires générations de bâtards
Ont rendu inévitable et totale...
Il scrute, avide de mouvements aussi brefs qu'ineptes,
La nécropole du perspicace qui se déroule à ses pattes
Tapis rouge délavé, troué, de ce monde
Où les bonnes gens de jadis
Sont les connes gens auréolées d'aujourd'hui
Et ce triple emplumé de corbac
Qui nous rejoue l'éculé refrain
De l'optimisme, de l'Ô p'tit miss meuh
Lascar des cerveaux peu originaux
Lumière de la vie évidée de clairvoyance
Lividité criarde d'un rougeoiement passé
Leurre abandonné au piteux bistrot de la gare
Locomotive du convoi Death and Nothingness
La-Lu-Li-Le-Lo
L'optimisme Ah ! l'optimisme
D'un vieux corbac au regard patibulaire
Qu'il est beau votre machin chose
La vie est égale à elle-même,
Affreuse !
Les bonheurs et autres frêles joyeusetés
Ne sont que ses superbes antithèses
Soyez sympathique avec mon esprit fêlé,
Tirez la tronche avec joie !

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MessagePosté: Mer Mar 30, 2005 2:44 pm 
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Monsieur mal embouché
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Ça cause chez les moineaux

Y'a des moineaux mégalos
Qui ont plus trop de plumage
Ça chante, ça piaille, ça bavasse
De ces caquètements aux doux accents
De cynisme et d'ironie
Ils ont, parfois, un talent caché
Loué par quelques compatissants
Hantant des cathédrales effondrées,
Des dédales de noir d'obscur,
Tombeaux de leur sourire décédé,
Ils s'époumonent de leur voix éraillée,
Contant leurs pierreuses vicissitudes,
Et s'arrêtent quand le disque se raye

Parmi ces drôles de moineaux
Il n'y a pas que des noirauds,
Les autres ne sont pas mieux,
Ils ne font même pas pire,
C'est dire...

Bref, y'en a qui chantent la joie
Qui connaissent toutes les heureuses ramifications
De ces concepts illuminant de leur verdure
Cet ectoplasme fuyant, nommé "monde"
Ils mettent du bleu, sur leur oriflamme,
Sur la grise coupole du vivant...
Quand ils volent au-dessus des cendres
Ils pensent voir, déjà, refleurir la beauté
Dans cette malingre nivéole d'été
Doués ceux-là qui de leurs chansonnettes
Apaisent, un temps, les autres,
Les piafs aux augures peu fameux

Et leur rôle dans cette enflure de société ?
Divertir et donner du plaisir ?
Foutaises ! C'est le métier des putains !
Les moineaux à la verve envolée
Deviennent les avocats des diables,
Et les vertueux rédempteurs des causes paumées
Mais ils s'en tapent, ils aiment trop les nobles fins

Le duel orgiaque entre joies et multiples spleens
Trouve son issue dans l'oxymore vérité
Que les modestes oiseaux prophétisent
Sous de plus ou moins joyeux auspices
D'un passé, d'un présent, et d'un avenir !
De leur pluralité, ils habillent tendrement
L'existentialisme de milles fleurs
Qu'elles soient frêles et laides
Ou grandiloquentes d'arrogance
Ils cherchent, sombre ou lumineuse, la vie,
Quête inlassable, tantôt convaincue tantôt désoeuvrée,
De la vie magnifiée par l'art,
L'art de la manière de vivre...
L'ultime paradoxe, L'oxymore vérité !

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MessagePosté: Ven Avr 01, 2005 5:04 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Nécrose de photons

Biscornu, il est le seul, l'unique,
Le...tout-seul-au-monde...
Satan, ex-Lucifer, Belzébuth, le démoniaque Diable !
Avatar du mal incarné, funeste poète,
Il va constellé de corbeaux
Et parfois, quand la flammèche ardente de son regard,
Pour un périssable instant, se veut mélancolique,
On entrevoit quelques frêles moineaux à ses côtés...
Sa peau croûtée, laissée nue faute de divine pitié,
N'est que l'indicible témoignage de sombres tourments
Et de souffrances éparses dans sa fibreuse nécropole
Qui lui sert de toile dictatrice, lieu impropice,
Où les altérés neurones, nécrophages,
Règnent en tyrans de dissidence et de vice
Cette lugubre cage grotesque de blessures
N'est autre que son rebutant cerveau,
Eclaté, risible, ombre d'un éclat obscur,
Esprit fantomatique où la malignité se meurent
...
Cet être si repoussant de désespoir et de mutilation,
Insulte à la fermeture éclair de notre compassion,
Pour se venger du blanc barbu, blanc bec divin
N'a d'autre choix que la voie escarpée
De précipices acérés, de potences vermeilles de sang,
De la damnation d'âmes vicieuses, hurlantes d'atrophie
Suivant son courroux inextinguible de fureur
Il trouve son terrible exutoire, son dictame au rabais,
Dans le mimétisme de la défection
Perpétrant les sévices qu'il dut subir jadis

Mais la vérité admise de sa malveillance, est-elle justifiée ?
N'est-il pas l'enfant battu qui, devenu adulte,
Bat ses enfants, poussé par quelques traumatismes abjects ?
Le serpent, animal de circonstance, se mord la queue,
Boucle infernale de la violence et de la vengeance...

L'espoir, pourtant, existe dans le fétide rougeoiement
Quand son oeil torve laisse glisser, Ô malheur !,
Une brûlante larme, sanglots intérieurs,
Sur son visage défait de cendres étouffantes...

Le Diable c'est Dieu incompris,
Déchu pour que le despote dans sa superbe
Ne soit que plus auréolé de gloire

Quel salaud ce type à la barbe,
Blanche comme l'impure neige du lendemain;
Fondue dans les profondeurs glauques,
Son coeur n'est plus que noirâtre boue...
Assurément l'administration adorée cafouilla en une bourde
Qui fit que les rôles s'inversèrent sans communiqué officiel
A l'aube il était Diable, aujourd'hui il est Dieu...

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MessagePosté: Sam Avr 02, 2005 8:09 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Amour rédempteur

La papauté, d'un ultime vent, s'en est allée
Le préservatif toujours au placard,
Le nichon blanc scotché sur le crâne,
Blême et livide comme les morts...
Prêtre antédiluvien réduit au silence par grâce divine
Il n'a pas viré d'archange, mais, plein d'allégories,
Nous a gratifié d'une brillante représentation
De l'ancestrale pièce "Priante Déchéance"
Illustrant de ses babillages,
Monocordes de confusion,
L'état las et perverti du coeur ecclésiastique,
Hiérarchique, apostolique, mécanique, hérétique !

Les papes, vêtus de vertu,
Ça n'aime pas,
Ça ne baise pas,
Ça ne blague pas,
Ça se fait chier...

Pourtant leur prophétique type,
Il provoquait à la Révolution
Et, plein de sagesse, à l'Amour
Jésus se fit l'artisan génial,
Du haut de ses 33 berges,
Du libre arbitre et du refus
Dans ce monde de violence militaire
C'était sans doute un anarchiste,
Un Jésus Anarchrist ?
Les saints-pères sous leur blanche toque,
S'abandonneraient alors dans l'anathème,
Dégénérescence d'une longue stagnation...

Le prophète, dans ces bizarreries,
Serait le plus grand des blagueurs,
Créant un canular millénaire,
Un truc de pro-fête, à tous les coups

Il aurait, dans sa parole calculée,
Enoncé de multiples paradoxes,
Oxymores bibliques,
Apocalypse pour absolus,
Quête de quelle poétique chimère ?
Mon esprit, tout en athéisme,
Dirait la libre réflexion métaphysique
Une religion qui se contredit,
Dans ses vertus et fondements,
Est un terrain fertile au sain débat
Et par extension, révolte et refus,
A la philosophie

Les institutions pastorales sont sclérosées
Alors que les concepts sont mouvements
Equilibre bancal, l'esprit s'envolant,
Agitant ses propres ailes de rébellion,
De la pensée libérée de ses entraves...
Vieille utopie, sans laideur aucune,
Rejoignant celle de l'amour pacifique,
De l'éclair scintillant de perspicacité
Flanquée de rêves pour aimer
Car en ce jour assourdissant de veules prières,
L'on ne sait plus que le "mais si" adoré
S'est pris des clous entre le radius et le cubitus,
S'est étouffé sous le poids de sa thoracique cage,
Pour que vous pensiez !
Bande d'abrutis !

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MessagePosté: Sam Avr 02, 2005 8:13 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Incurable maladie

Beauté, terrible de machiavélisme,
Elle attrape votre coeur en fête
Et vous l'arrache de ses petites mains
Les éclats de sang acérés, limpides,
Déchirent votre chair et votre raison
De part et d'autre en hémorragies internes
Votre système immunitaire est décédé,
Désolé, nous avons fait tout notre possible,
Mais vos blessures étaient trop graves,
Il n'y a plus d'espoir, je suis désolé,
Vous êtes amoureux

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MessagePosté: Sam Avr 02, 2005 8:35 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
un hic chez les artistes

Il va miséreux, constellé d'idées
Dans son port d'attachement
On voit de ces sombres fleurs,
Amours perdus, caillots de spleen
Qui compresse son torse, las
Ô, toi, l'artiste, triste sire !
Que tu sembles piteux de sentiments
Tu vis dans un autre monde
Qu'on insulte et dénigre
Avec une vindicte mordante, cassante !
Mais tu le vois rampant et disgracieux
Ce "on" dont tu te fous éperdument
Comme de la marque du préservatif
Du pape Pie égale trois quatorze
Traîne tes guêtres de loin en loin
Accroche des p'tites étoiles de sanglots
Sur ces lieux miteux et livides
Où ton art expie...

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Dernière édition par Fearon le Lun Avr 04, 2005 8:49 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Lun Avr 04, 2005 8:47 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Bazar bizarre

Les dunes rougeoyantes de verdure
Me crèvent le coeur de joie
Perdue dans un fatras de spleen
Il y a aussi les saules bleus
Et leurs sanglots feuillus
Ceux-là je les perds en songes
Sous leurs tombantes ramifications
Je revois son sourire empereur
Et les cheveux ondulant sous les rires
Royaume paumé dans une piteuse âme
Ici s'apaisent, rêvant de leur dulcinée,
Les chevaleresques romantiques
Le panorama est stupéfiant de simplicité,
Tout en courbes calmes mais angoissantes
Voilà ma contrée fantôme du morose
Tableau bafoué, écrasé sous les injures,
Qui se trouve exposé dans la fibreuse galerie
De la neurologique dictature, éclatée, vide
Qui porte le nom douteux de cerveau...

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MessagePosté: Mer Avr 06, 2005 12:38 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
L'Amer fuyant

Quand j'allais l'âme sur le coeur
Posée là par dépit sans oeuvre
Des soirs promis de glace
Amours des paumés aimés

Le givre timbré me suçait le sang
Le froid vampire qui blanc de noir
M'estropiait l'esprit de ses grouillants
Cafards noir de gris ,figures luisantes
Géométrisant le dégoût surranné
Au triangle de ma pensée
S'y crucifait en gerbes limpides
Les volatiles haïs riant
De mes douceâtres oriflammes

Ô toi qui les jours d'illusions
Dans leurs drôles d'atours
M'ennivrait la raison
Comme la sourde rumeur
Qui va avec les ailes cassées
Des coeurs perdus, usés,
Dans les baisers enfuis
Sous le cercle parodie
Qui accompagne sa lune

Je te cherche longtemps
L'amer qui m'harasse
De ses couteaux épars
Ton sourire je perds
En ce jour de peine
Théorème de nos parallèles
Qui s'éloignent lasses
Je te cherche encore
Sous la brume Lucifer
pour que sous les frimats
Mon âme retrouve douce
Ta bergère lumière

Les étoiles pétasses
Dans les miroirs biaisés
S'animaient sans lyre
Je n'y pus rien de mon néant
Mon coeur stratifiant le spleen
Explorait les dunes lyriques
Où la caravelle mutine
S'échoua de la proue

Je vais longtemps toujours
Parmi les temps figés
La solitude figurante
De mes nuits eclopées
S'accoutume à l'éclatée vérité
Qui parsème crevant la grève
Anarchique tournure
De mon amour qui s'en ira
Sorti des rocs estafilés
Pour t'aimer...

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MessagePosté: Mer Avr 06, 2005 7:49 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
For intérieur bordélique

L'icone de la pensée éraillée
Divague en errements, syndrome fou,
De synapse moribond en synapse outrée
L'idée se morfond dans la fibre solitude

L'électron libre, ivre de choix,
Déambule dans le néant
Interneurologique,
Parmi les cohortes veules
Qui sont légions perdues

Les flibustières cellules,
Corolles de libertés
Chantent les mélopées
Contre les abrasifs
Des oligarchiques slogans

Le nerf, chatouillé, par tout ça
Se gratouille la panse rebondie
Et puis ce qui pend dans son entre-chose

Les figuratifs globules, en touristes,
Passent ici, ébaubis, dans leurs maniaques
Ulcérées, avides, folies de l'ordre

La révolte gronde ici, là-bas,
Dans les neurologiques tréfonds
La lumière passe insatiable
Comme une pensée-lumière instantanée
Dans les flots rebelles, séquelles vives
De l'assassine amertume

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MessagePosté: Jeu Avr 07, 2005 5:29 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Sourire

Le mélancolique sourit
A son alter ego de miroir
Qui se tient fier cerné
Dans ce reflet mortifié
Qui conjecture en supputations
Morbides suite à l'assassinat
Qui vit périr l'espoir
En éclats blancs et rouges
Dans ce bar piteux où il se noya...

Sa bouée de sauvetage du pauvre,
Mince car parfois volage
Réside, simple de complexité,
Dans un p'tit sourire féminin
Je suis sûr que vous voyez
Quel sourire, mignon de subtilité
Qui naquit aux commissures
Pour s'endormir rêveusement
Au coin de l'oeil pétillant,
Lui-même allangui sur un visage,
Figure lascive posée tendrement
Sur une amoureuse épaule,
Dictame suprême en ce jour gris



------------

Délire suite à la lecture de cette phrase, certes un peu banale, qui me fit pourtant rire : "Première partie d'un triptyque réalisée avec une peinture acrylique irisée sur feuille de soie marouflée et tissu peint, pour un aspect tout en relief."

La phrase qui tue

Avariée partition
D'une sémantique
Laissée dans la morsure
Mécanique irisée
Qui surveille
De foi, mare soufflée
Tes us de rien
Pour inspecter
Tout en grief

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MessagePosté: Jeu Avr 07, 2005 8:28 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Un poète sous les mots

Clope au bec, il s'arrache
Ses clics et ses claques
Sous le bras dépité
De la trop longue attente
Ecartelée de sanglots

Il va par creux, pleins surtout déliés,
Se ruinant les poumons tout sourire
Il me semble qu'il vous emmerde cordialement
Son esprit peuplé de cheveux longs
D'étoiles obscures et de fariboles inconnues
Se commotionne à longueur de seconde

Sa clope n'étant plus que mégot
Le cendrier s'en taille une bavette

Il crée de ses mains les maux de ses pensées
Et c'est ainsi qu'il sait ce qu'il ignore
Et qu'il ignore à s'en foutre martel en tête
Ce qu'il sait dans son fibreux réseau

Il s'en repart fumant son art
Sous le dôme infini crevant le temps
Aveuglant horizon où il s'aliène,
Mer cassée de verdure
Désert louvoyant, haletant,
De vagues crêtées de brume

Il va rompant
Le conformisme de l'anticonformisme
Proclamateur du refus exaltant
Il va pleurant son spleen
Dans l'écume livide
Qui lèche mordante
Son âme verte...

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MessagePosté: Sam Avr 09, 2005 11:51 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Sang et feu de jais

Un aveugle, un vagabond
Poètes de ses nuits trahies
Errait seul et sans éclat
Son antique bure, sale d'être,
Claquait sous le déchaîné

Le soleil rouge de honte
Epiait avec force d'horreur
Ses fils bipèdes de bêtise

Guidé par l'impérieuse cécité
Notre prophète, gueux désoeuvré,
Peinais dans les gravats, éparpillés,
Qui étoilaient la rue fracassée
Grouillante d'hères ahuris

La lune gisait là haut
Dans le gris sphérique
Catafalque nécrophage
Où s'avilissait sa ruine

Et alors que le tambour
Résonna sourd et vibrant
Elle devint sang
L'astre fut ténèbres
Les grouillants s'affolèrent
Les crissements rocailleux
Aggravait le sombre grondement
La terre fut désarçonée

La cécité s'agita
Et proféra, accablée,
Dans un souffle tonitruant
"Et vidi cum aperuisset
Sigillum sextum et terraemotus
Factus est magnus
Et sol factus est niger
Tamquam saccus cilicinus
Et luna tota facta
Est sicut sanguis !"

Les hautes tours basaltiques
Nécropoles de verre
Chutèrent dans la terre
Le feu en lames éparses
S'irisa dans les méandres urbains
Ramifications obscures et rongées
Et les étoiles s'écartelèrent
En autant d'averses de sang
Rongeant la chair et l'os
Que de terribles complaintes
Alors que les hordes
Affreuses d'inhumanité
Priaient leur sanctifié
La terre affamée
S'ouvrit sous leurs âmes
Et ils tombèrent

Les déchaînements continuaient
Le vent enrageait au creux de la faille
La ville atroce de superbe
Devenue cendre et pierre
S'écroulait sur ses agneaux

Les vampires de leurs ailes de jais
Tournoyaient dans l'embrasure
Du dôme céleste frappé, extatique,
Ils se posaient dans les décombres
Et faisaient perler le vermeil
Du cou inerte de leur victime
A leurs délicieuses lèvres délicates

Le vagabond arrêtant sa prophétie
Souleva un macchabée agonisant
Et lui enfonça brutalement
Ses crocs aiguisés, livides de jaune
Arrachant les tissus encore chauds
Puis il but longuement
A la source jaillissante
De ce presque mort

Dans le ciel occulté
Une rouge figure
D'un tonnerre crevant
Apparut, nue et limpide,
Ses cornes aussi noires
Que ses ailes déplumées
Décharnées d'humanité

Arrogant, il posa sabots
Dans la rue aux murs effondrés
Où s'abreuvait l'aveugle

Celui-ci, repus et serein,
S'avança, avec la droiture
Et le soin méticuleux
Des fanatiques étriqués
Il mit son genoux noueux
Sur le sol jonché
De cadavres fumants
Devant son Diable
Et finit par éructer
Prophétique litanie,
Son ultime verset
Son ultime félonie
"Quoniam venit
Dies magnus
Irae ipsorum
Et quis poterit
Stare !"

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MessagePosté: Lun Avr 11, 2005 9:53 am 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Inspiration

J'errais dans les dunes
D'ocre négative
Je m'enfonçais veule
Recouvert de sable chaud
Ma volonté somnolait
Comme somnolent ces chiens
Vieux et gros à l'oeil bas
Soudain elle se réveilla
Le regard terne désoeuvré
Prenant toute son envergure
Elle creva la grève
Et plongeant enfin
Dans cette mer
Apesanteur océane
Ballottée, écumante
Ella s'apaisa douce
Et alla s'allonger
Sur la plage verte
Vive et claire
Pour créer...




Artiste

A provoque souriant
A l'amour anarchie

R martèle, tendre,
Rêves et songes

T fanfare ici ou là
Tréfonds écartelés

I idyllique sonne
Idéal utopique

S apostrophe
Spleen paumé

T prime délire
Transe oubliée

E se crucifie pour elle,
Elle éternelle...

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MessagePosté: Mar Avr 12, 2005 6:39 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Les Celtes

Hordes et tribus aux longs cheveux
Des braies pour falsard
Et des dred' pour heaume
Les Celtes

Ils vont, des moustaches dans les yeux
Parmi le vert pluvieux de leurs terres,
De mon Armorique la rocailleuse
Ou Galiza la basse, l'isolée
Les Celtes

Leurs lames en épées
Leur rage en cri
Ils combattent
Fiers et honorables
Le bleu sur le corps
Et dans le coeur
Le front puissant
Comme un sanglier
Sagesse du savant
Les Celtes

La main sur la garde, l'oeil inquiet,
Offrant le cuir de leur peau nue
Aux lances ennemies pour sauver
Leurs bambins et leurs épouses fières
Autant qu'un régiment de leurs maris
Les Celtes

les cornes crasseuses débordantes
De vin et de cervoise
Qu'on vous sert avec la joie
Dégoulinante d'un rire gras
Qui sort de leur torse immense
Les Celtes

Leurs druides écolos
Batifolent dans les fleurs
Et tiennent un colloque
Sous l'ombre des pierres
Sirotant une verveine
Aux abords d'une branche
De gui, et des triades
Triskels en pagaille
Dans leurs divins débats
Les Celtes

Leur musique est celle de la mer
Et de l'averse qui tangue
Sous les roulis qui composent
Les mélopées de leurs poétesses
La flûte qui danse sa gigue
Et l'ivre biniou d'ici ou là
Frappant du poing sur la table
Encornée, ornements de festin
Pour une cervoise pardi !
Les Celtes

Derrière la paille de leur bicoque
On voit la pierre drue qui cause
Avec l'herbe, verte averse,
Et l'écume, parure crânienne
De vagues qui se fracasse
En sérénades pour macchabées
Déridant les yeux tristes,
de ces cousins germains,
D'étoiles mères d'inanité
Les Celtes

Ils vont de capes et de braies
Leurs favoris sous le joug du vent
Le regard gris de ceux qui connaissent
Le froid et puis la morsure morbide
De l'exil pour oriflamme rougie
Et par Taranis ! Ils en crèvent
De ce ciel, ce putain de ciel
Bas comme la marée qui fugue
Narguant de ses noires fumées
Et sonnant le carnyx du large
Les Celtes

Ils s'en vont dérivant et bariolés
Loyauté dessus fraternité dessous
L'éclat vivifiant de l'iode
Au coin de l'oeil lointain
Et encore aux commissures
Qui se retroussent laissant perler
Les rires lumières de brume
Et c'est pour ça qu'ils sont là
Encore, toujours, longtemps,
Des braies plein la tête
Des biniou koz ou braz
Plein les rêves
Les Celtes

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MessagePosté: Mer Avr 13, 2005 12:35 pm 
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Localisation: Dans un syndrome psychotique refoulé.
Quand le rien s'écrie

Vagabonds dérivants dans quelque rue
Coursives des révoltes et de la mort
Nuées de poètes bizarres
Types qui s'entreversifient

BAM ! BAM !

C'est la troupe en vers
Qui serre les poings contre le mur oublié,
La porte d'airain de ce tribunal
Des consciences et puis de l'infini
Pour qu'enfin on jette le fric
Par l'écoutille de la navette sidérale
Nommée "Spleen et Idéal"

Ils frappent avec désespoir et fracas
Le mordant embrumé dans le verbe
Et le combat dans les tripes
Criant l'acerbe justice

Gnnniiii....

Cette fois c'est le portique rouillé
De la sagesse assassine qui s'entrouvre
Et se referme net et cassant
Laissant l'hère las
Blanc comme un soleil
Aux rayons ébahissements
Fou de rien pour rien

L'année lumière dans ma seconde
Des mots dans ma sacoche
Des gibbosités anarchiques
Pour synapses et neurones
Des oriflammes flammèches
Plein les yeux de l'âme
J'ai l'air de rien
Et c'est déjà bien
Poète, prends ton rien !
Et fous-lui tes rêves
Dans sa tronche de rien !

_________________
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